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 Le problème avec le temps c’est qu’il finit toujours par s’écouler.

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Vladislas D. Mikhaïlov
SORCIER.► en cavale.

► MESSAGES : 124
Lun 16 Jan - 21:03



Les pas de Mikhas s'éloignaient dans une musique parfaitement orchestrée alors que son ombre se faisait absorber par l'obscurité de la nuit et, en quelques instants, Vladislas se retrouva seule devant son ancienne maison londonienne, qu'il n'avait habité que quelques années. Et pourtant, beaucoup de souvenirs se précipitaient dans sa tête, de son arrivée à son départ précipité de Londres. Il avait survécu à vingt ans d'un enfer sans nom, et maintenant il hésitait à franchir le pas de sa propre porte, ses muscles encore engourdis par le froid sibérien qui ne l'avait pas quitté. Il avait préféré affronter sa plus grande peur que de revenir affronter sa fiancée et s'effondrer dans ses bras comme un gamin. La serrer dans ses bras, c'était tout ce qu'il voulait, la dernière fois qu'il était venu la voir devait bien remonter à l'année dernière, et pourtant, il avait encore l'impression de sentir son odeur sur sa peau. Il avait peur de ce qu'il pouvait trouver à l'intérieur. Non pas l'apparence de Charly, non, il l'aimerait toujours même s'il elle se serait fait brûler au quarantième dégrée par un dragon ou si la moitié de son visage avait été défiguré par un hippogriffe et l'autre emporté on ne sait où. Il s'en foutait de ça, ce qui lui faisait peur, c'était de la trouver avec qui. Ses enfants – qu'il n'avait été voir que dans leur sommeil, tout bon père qu'il était – n'était pas là, puisqu'ils étudiaient encore. Mais si Mikhas lui avait menti pour ne pas le blesser ? Et si elle avait quelqu'un maintenant ? Si il rentrait et qu'il là surprenait dans les bras d'un autre ? Il serrait ses poings, ses muscles se réchauffant peu à peu dans le brouillard doux de Londres. La rage montait en lui, il fallait qu'il prenne une décision, et vite. Un pas claqua le sol. Puis un deuxième, et un troisième. Il se dirigea vers la porte de sa maison, avant d'y frapper trois coups sec et de respirer un grand coup. C'était son moment. Il ouvrit la porte dans un grincement, et sa carrure imposante d'homme passa pour la première fois depuis vingt ans l'entrée, lui qu'il l'avait quittée encore comme un enfant, maigre et frêle. Doucement, il se dirigea vers la source de lumière, le salon. Tout en avançant, réservant ses pas d'appréhension, il touchait le mur de ses doigts, jetant un coup d'œil furtif à l'ancienne photographie ensorcelée qui représentait tous les membres de sa famille. Il n'en restait à peine vingt, les traits tirés et fatigués, tous éloignés les uns des autres, sans se jeter un regard. Il se reconnaissait, lui et ses yeux bleus perçant, mais il ne s'attarda pas sur la photo, il avait bien d'autre chose à penser. Reprenant son souffle une dernière fois, il entra dans le salon d'un pas, emplissant la pièce de sa présence. « Je suis rentré » dit-il d'une voix grave et profonde, la voix d'homme qu'il avait toujours eut. C'était la seule chose qui n'avait pas changé, et cette fois sa voix servait mieux son physique. Il fouilla la pièce des yeux. Non, rien n'avait changé. Puis il croisa les yeux de Charly.

Elle n'avait pas changé, ses cheveux dorées toujours aussi chaleureux, ses yeux toujours aussi expressif. Elle était belle, ses traits fins toujours aussi féminin, ses courbes parfaites et son air naïf qui lui allait à ravir. Alors que lui, lui son nez était devenu grossier à cause d'un mauvais sort qu'on lui avait lancé, ses yeux bleus étaient fatigués, ses cheveux grisonnants, des rides creusés venait abimer son visage et son air de chien battu face à la jeune femme n'arrangeait rien. Il la regarda encore une fois, profondément, avec toute la tristesse qui l'habitait, la tristesse d'avoir perdu sa mère, ses frères et sœurs, sa famille, sa fiancée et de ne pas avoir connu ses enfants. La tristesse d'avoir été chassé et pourchassé de toutes les villes où il mettait un pied. La tristesse de s'être battu contre lui même avec tant d'acharnement qu'il s'était perdu. La tristesse de toute l'humanité dans ses yeux seuls, un trop gros fardeau pour lui. Alors, doucement, il écarta les mains, paumes vers le ciel, tel un christ fautif, les larmes qui s'étaient mises à couler sur ses joues allant s'écraser au sol, et, comme un gamin, la voix tremblante comme une chèvre, répéta encore « je suis rentré », espérant sûrement que ses simples mots allaient l'absoudre de tous ses pêchés et faire oublier ces vingt dernières années de souffrance.






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Charly R. Nicholls
SORCIERE.
► vendeuse en pâtisserie.

► MESSAGES : 184
Mer 18 Jan - 5:28


    J’étais épuisée. Comment être aussi épuisée chaque jour ? J’avais promis à mes fils pour leur nouvelle année d’études de ne pas être triste. Promesse que je ne tiendrais certainement pas. Quand j’avais vu mon petit dernier partir, mes larmes se sont mises à couler le long de mes pâles joues. J’étais une faible mère qui s’était battu tout au long de sa vie. Je n’avais que mes fils pour me rendre un semblant de sourire. Mes fils étaient tout ce que je possédais qui étaient vraiment important à mes yeux. Bien que je désirais garder un toit sur ma tête, ce n’était pas dans le même genre de possession qui m’importait le plus. Mes fils, je les aimais. J’étais tellement fière d’eux. Ils pouvaient bien être ce qu’ils désiraient vraiment, moi, j’étais incapable de leurs interdire ce qu’ils désirent réellement. Mes fils n’étaient pas gâtés. Je n’ai jamais eu les moyens de leurs offrir les jouets de leur rêve, mais je donnais ce qu’il m’était possible de leur offrir. Je les aime. Je les aimerai toujours quoiqu’il arrive. Ils étaient des étudiants à Ealdwic et à poudlard. Mes fils avaient deux ans de différence. J’étais tellement fière d’eux. Il n’y avait aucune limite à ma fierté. Pourtant, j’étais encore triste de leur départ. Cela faisait tant d’années qu’ils avaient débuté leur étude. Je devais bien m’y habituer ? Hélas, non ! J’avais besoin de mes fils. Bientôt ils quitteront le nid familial, je serai bel et bien seule. Toute ma vie, je l’avais passé seule. J’avais perdu celui en qui j’avais cru. Il m’avait pourtant promis de ne jamais m’abandonner. Je me souviens de ce jour où il avait pris ma défense face à cet homme ivre qui m’avait littéralement manqué de respect. Je me souviens de cette soirée où je l’ai embrassé pour la toute première fois. Quand j’y pense, les larmes me montent aux yeux. Ma gorge se noue. Il me manque. Il me manque tellement que je rejette tout l’amour que j’aurais voulu lui donner sur mes fils sans dépasser la limite de l’acceptable. J’étais épuisée d’avoir mal. Épuisée de penser à lui. J’avais le cœur en miette. Vingt-deux sans lui à me remémorer nos jours heureux et les faits cocasses. Je l’avais même pris pour une femme un jour. J’en ris encore, mais je finis par verser quelques larmes. Vladislas avait promis de m’aimer toute la vie. J’ai vécu un deuil, parce que je l’ai cru mort. J’ai préféré le croire mort par moment. Je suis une femme déchue depuis bien longtemps. Je le pleure encore aujourd’hui. M’a-t-il vraiment mérité ? n’aies-je pas eu le droit à des paroles en l’air ? Des promesses d’ivrogne ! Qu’aies-je fais à cette foutu vie pour qu’elle m’en veuille autant ? Je suis une horrible sorcière. Je n’ai jamais été la princesse que Vladislas a jadis aperçue. Je n’étais pas une princesse. Je ne vivrai jamais mon compte de fée à moi.

    Ce fut dans cette atmosphère morne que je m’installai sur le canapé du salon. Je fixais le vide en essayant de me consoler dans ma détresse…. Dans ma solitude. Cette solitude qui tenait mon cœur depuis si longtemps. Je souffrais depuis trop longtemps. J’étais constamment triste. Il fallait que je change. J’avais besoin d’ami, même si je n’en ai jamais vraiment eu. Il faut que j’arrête de croire que je suis mieux seule. Mes fils me manquent. Mon fiancé me manque. Je n’ai pratiquement personne vers qui me trouver. Il y a peut-être Maëlan, mais il avait mieux à faire que d’entendre une femme comme moi faire mention de ses états d’âmes plus que sombres, mornes… j’étais si pessismiste. La porte s’ouvrit. Je bougeai la tête en direction du hall d’entrée de l’appartement. Peut-être que mon fils aîné avait quitté Ealdwic pour venir me voir. Il sait bien que j’ai du mal avec leur départ. Départ utile soit en passant, mes fils veulent s’instruire. Si j’en avais eu la chance, je l’aurais fait. J’entendis une voix grave. Un frisson parcouru mon dos. Je reconnaîtrais cette voix entre mille. « Je suis rentré » Ma gorge était tellement nouée. J’étais incapable de sortir un sons. Il était bien présent. Mon bel amour. Il n’y avait aucune émotion dans mon regard. J’étais décidément morte en le revoyant figé dans le temps. J’étais en colère tout en étant excité de le revoir. J’avais une envie forte de le frapper tout autant celle de le serrer si fort dans mes bras… même le mordre pour m’assurer que c’était bien lui. Vladislas fit quelques pas dans le salon. C’était sa demeure après tout que j’avais élu domicile… je ne pouvais pas le chasser peu importe la colère que je ressentais. Cette rancœur d’avoir souffert, d’avoir vécu seule des expériences qu’on vit à deux et de m’avoir laissé quelques jours après avoir demandé ma main. Il semblait avoir autant mal que je pouvais avoir mal, mais je n’exprimais aucune émotion. Je passais déjà par une gamme d’émotion difficile à exprimer sans que je ne le blesse. Je ne voulais pas qu’il disparaisse à nouveau. J’avais déjà bien assez souffert pendant vingt-deux années. J’avais besoin de lui. « je suis rentré » J’avais les larmes aux yeux. Bordel ! je me haïssais d’être aussi faible. Pourquoi étais-je aussi faible ? Pourquoi les larmes quand je pouvais lui hurler toute les idioties du monde ? Il le méritait bien, je jugeais qu’il le méritait. Il m’avait profondément blessée. Il n’était pas parti quelques temps, il était parti durant deux décennies. Ce n’est pas rien. C’est long. Je l’ai patiemment attendu. Je suis encore à ma fenêtre attendant que mon fiancé rentre à la maison saint et sauve. Je voulais fêter leur victoire avec lui. Je me voyais encore passer cette nuit blanche à fixer l’horizon… malheureusement, il n’est jamais venu. « Je t’en veux… tu… tu m’avais promis tant de choses, Vladislas. Pourquoi ? Pourquoi es-tu parti sans rien me dire ? Tu as obtenu ce que tu voulais de moi ? Tu savais que j’avais des problèmes… » j’éclatai littéralement. Je me renfermai sur moi-même. J’avais l’air d’une adolescente. J’avais créé un petit cocon. Mes jambes étaient prêts de ma poitrine. Ma tête entre mes genoux. « Je t’ai attendu… tellement longtemps. Je n’ai jamais quitté le rebord de la fenêtre de l’appartement du véritaserum. Tu m’as abandonnée… que dis-je, tu nous as abandonné. J’ai créé une famille seule… J’ai tellement mal Vladislas. J’attendais ce moment, mais je ne réagis pas comme j’espèrais… Oui, je t’en veux pour m’avoir fait souffrir. Pour m’avoir détruit. Pour m’avoir fait croire en un petit conte de fée. J’étais tienne, tu étais mien… tu es parti avec tout ce que je possédais. Mon honneur et le peu de respect que j’avais pour moi-même. » Je pleurai, comme une enfant. Je ne savais plus, mais je l’aimais… c’était indéniable et je ne pouvais pas mentir.







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Vladislas D. Mikhaïlov
SORCIER.► en cavale.

► MESSAGES : 124
Jeu 26 Jan - 20:28


Elle était là, tranquillement assise sur le canapé. Elle avait les traits un peu tirés et le regard fatigué mais cela ne l'enlaidissait en rien, au contraire, Vladislas aurait pu rester des heurses à contempler ce visage qu'il s'était imaginer encore et encore alors qu'il errait de ville en ville sans vraiment savoir qui il était. Il avait honte, en ce moment même, de se tenir là, simplement, dans le salon de sa maison. Honte d'avoir abandonné sa famille naissante sans vraiment y réfléchir, bien que rester aurait pu les tuer. « Je t’en veux… tu… tu m’avais promis tant de choses, Vladislas. Pourquoi ? Pourquoi es-tu parti sans rien me dire ? Tu as obtenu ce que tu voulais de moi ? Tu savais que j’avais des problèmes… » Elle s'était recroquevillé comme une enfant, ses jambes ramenées contre sa poitrine, sa tête lové entre ses genoux, et elle pleurait. « Charly... » Il murmurait son prénom, tout en essuyant les larmes qui avait pu couler sur ses joues, il était un homme maintenant, il n'avait pas à pleurer. Mais, pourtant, il n'arrivait pas à avancer vers sa si chère fiancée, ses jambes plus lourdes que du béton. « Je t’ai attendu… tellement longtemps. Je n’ai jamais quitté le rebord de la fenêtre de l’appartement du véritaserum. Tu m’as abandonnée… que dis-je, tu nous as abandonné. J’ai créé une famille seule… J’ai tellement mal Vladislas. J’attendais ce moment, mais je ne réagis pas comme j’espèrais… Oui, je t’en veux pour m’avoir fait souffrir. Pour m’avoir détruit. Pour m’avoir fait croire en un petit conte de fée. J’étais tienne, tu étais mien… tu es parti avec tout ce que je possédais. Mon honneur et le peu de respect que j’avais pour moi-même. » Il se mordait la lèvre alors qu'elle pleurait toujours. Ça lui fendait le cœur, lui qui pensait qu'il n'en avait plus et, enfin, doucement, sans faire de bruit, il avança vers la jeune anglaise repliée sur elle-même. Il n'avait jamais voulu lui faire de mal, il aurait préféré qu'elle l'oubli, trouve quelqu'un d'autre, mieux que lui et fonde une vraie famille. Elle avait été bête de l'attendre, même lui ne se serait pas fait confiance, mais, pourtant, tout allait si bien à l'époque. Et puis c'était Charly, et c'était sûrement pour ça qu'il l'aimait toujours, parce que c'était une des seules personnes qui était prête à souffrir vingt deux ans avant de le voir revenir à la maison. Il s'accroupit près du canapé, posant une main sur sa jambe, l'autre dans son dos, embrassant doucement son épaule et humant son odeur durant plusieurs secondes. Il profitait de ce moment, appuyant son menton sur l'épaule de sa fiancé. « Je suis désolé Charly... Tellement désolé. » Sa voix grave et profonde ne laissait aucun doute, il était sincère, et plus sérieux que jamais. « Tu as raison de m'en vouloir, tu peux me frapper, me tuer, me brûler vif, c'est tout ce que je mérite. » Son accent russe était toujours aussi présent, mais sa voix n'était qu'un doux murmure que seul eux deux pouvait entendre, bien que la maison soit déserte. Doucement, la main du russe remonta dans le dos du Charly pour aller caresser ses cheveux dorés, alors que Vladislas eut un petit sourire. Elle était toujours aussi belle. « Tu es toujours à moi Charly, et je serais toujours à toi. J'ai essayé, vraiment, de toute mes forces... » Il ferma les yeux, des souvenirs pénibles lui revenant en mémoire. « Mais... » Il crispa son visage. Cette confession lui coutait tout son honneur, et, l'honneur, c'était tout ce qui lui restait. « Il n'y a plus rien Charly. Plus rien que toi, et maintenant tu es la seule chose que je vais protéger. Toi et les enfants. Tous ensemble. » C'était tout ce qui lui restait comme famille, et c'était tout ce qu'il voulait. Il était prêt à tuer encore et encore s'il le fallait, pour les protéger, parce que c'était tout ce qui lui restait. Il était parti à cause de son démon, mais il était resté en vie uniquement pour elle, pour ses beaux yeux et son corps à se damner. Charly ne s'était jamais aimé, et Vladislas l'aimait tellement qu'il ne savait pas comment lui dire. Il chercha son regard entre ses larmes incessantes. « Je ne t'ai jamais laissé tombé, j'étais toujours là pour veiller pour toi. » Il la serra contre lui, appuyant son front contre la joue de la sorcière. « Je t'aimerais toujours, tu le sais ? Toujours. » dit-il, tout en déposant un baiser sur sa joue. Elle pouvait le balancer par la fenêtre maintenant, c'était dit.






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Charly R. Nicholls
SORCIERE.
► vendeuse en pâtisserie.

► MESSAGES : 184
Lun 30 Jan - 2:48


    Je ne savais pas ce qui me prenait. Cela faisait vingt-deux ans que je l’attendais désespérément. Je me voyais toujours à cette fenêtre à attendre son arrivé, il y a avait presque deux décennies. Je me revoyais encore inquiète à l’attendre. Ma vie se résumait à attendre. Attendre après quoi ? Je ne pouvais pas croire que j’avais cru à un jour meilleur avec celui que j’aimais. J’avais cru en l’amour. J’avais eu tellement peur de me faire avoir. J’avais tellement douté de Vladislas. J’avais peut-être eu raison. J’avais été une pauvre conne qui avait eu encore la malchance de tomber sur un salopard. J’étais peut-être triste, mais j’étais en colère. Deux décennies ! C’était horrible d’attendre à cette fenêtre depuis aussi longtemps. J’avais souffert. J’en avais été malade. J’avais failli me suicider. Je pouvais remercier le ciel d’avoir eu une épaule qui m’avait aidée à passer à travers cette épreuve. J’avais eu un garçon merveilleux grâce à Maëlan qui avait su me remonter le moral. Il m’avait fait bien comprendre que j’étais une battante. Ce n’était pas un homme avec ses promesses bidons qu’il avait surement répété à d’autres femmes. J’étais toujours aussi faible. Les larmes avaient coulé tout au long de mes joues. J’étais en colère contre moi-même. Ma faiblesse était telle que je n’avais pas su être à la hauteur de le défier. Je ne faisais que parler et pleurer. Je devais agir. Je ne voulais toutefois pas devenir violente. Je l’étais autrefois, mais si je le frappais… je me briserais à la fois. Peut-être partira-t-il pour toujours ? Je ne voulais pas le voir disparaître à nouveau. J’avais besoin de lui. Mes enfants avaient besoin de leur père. Ils avaient besoin d’une présence paternelle. Je le savais, même s’ils étaient déjà âgés. Ne vaut-il mieux tard que jamais ? J’étais perdue autant qu’à son départ. J’avais l’impression d’être aussi jeune qu’à son départ. J’ai su attendre… mais qui voudrait d’une femme comme moi ? Je n’étais pas bien dans ma peau et je n’étais pas sure de moi, je n’étais pas ce genre de femme qui était nécessairement aimé. Je vivais depuis si longtemps la tristesse d’une perte de l’être aimé. Il m’avait fiancé peu de temps avant sa disparition. Je pleurais sur le grand divan comme une adolescente à sa première peine d’amour. J’avais cru avoir fait un deuil de lui, mais j’avais toujours su qu’il était vivant… je n’ai jamais réussi. Je ne l’ai jamais oublié. J’avais approché mes jambes de moi avec ma tête placée entre mes genoux. Je ne l’attendis pas s’approcher de moi. Il déposa sa main dans mon dos. « Je suis désolé Charly... Tellement désolé. Tu as raison de m'en vouloir, tu peux me frapper, me tuer, me brûler vif, c'est tout ce que je mérite. » Je levai un peu la tête pour croiser son regard. « Si tu savais comme je me retiens de ne pas te sauter au cou pour laisser sortir toute la violence, la colère et la peine que je retiens depuis un long moment, Vladislas. » J’avais bien du mal à savoir ce que j’avais envie en ce moment. C’était tellement dur de garder son calme dans cette situation qui me semblait si désastreuse. Ne l’avais-je pas désiré ? Oui. Je doutais bien que ce soit Mikhaïl qui avait fait dévoiler mes désirs à Vladislas. « Tu es toujours à moi Charly, et je serais toujours à toi. J'ai essayé, vraiment, de toute mes forces... Mais... Il n'y a plus rien Charly. Plus rien que toi, et maintenant tu es la seule chose que je vais protéger. Toi et les enfants. Tous ensemble. » Je sentis les mains de mon ancien amant se déplacer de mon dos à mes cheveux. Il était doux. Je ne savais pas. Je ne savais rien. Je ne voulais plus vivre ce que j’avais vécu en sachant que je pouvais encore le perdre. Il pouvait décider de partir à nouveau me laissant là à nouveau dans cette mer d’incompréhension. Il pouvait briser le cœur de nos fils qui avaient besoin d’un père présent ne les abandonnant pas quand cela lui plaira. Mes fils méritaient la stabilité, même si j’étais loin de l’être. « Je ne t'ai jamais laissé tombé, j'étais toujours là pour veiller pour toi. Je t'aimerais toujours, tu le sais ? Toujours. » Je continuais à pleurer comme une madeleine. Je sentais le visage de Vladislas contre ma joue. J’avais mal. Mon cœur souffrait toujours autant, car j’avais toujours aussi peur qu’il m’abandonne à nouveau. J’étais craintive. Parfois, j’avais un comportement primitif qui ne me faisait jamais changer… jamais. « Tu sais, Vladislas, que je considère que tu nous as abandonné ? Tu savais que j’étais enceinte et que j’étais mal. Tu m’as fiancée avant ta disparition… tu crois que je ne me suis pas souciée de toi. Je n’ai pas eu peur pendant que tu étais dans les batailles… » J’enlevai la bague qui était toujours à mon doigt. Je n’avais jamais réussi à m’en séparer. « Moi, je peux dire que tu étais toujours dans mon cœur. Regarde cette bague! Ne t’en souviens-tu pas de cette demande presque féérique où tu as déposé ton genou au sol ? Tu n’es pas partie deux ans… tu es partie deux décennies. Tu es venue me sauter sans… sans… » elle eut une autre crise de larmes. « C’est vulgaire. Tellement vulgaire. »






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Vladislas D. Mikhaïlov
SORCIER.► en cavale.

► MESSAGES : 124
Sam 4 Fév - 20:12


Son regard brouillé par les larmes finit par croisé celui du russe. « Si tu savais comme je me retiens de ne pas te sauter au cou pour laisser sortir toute la violence, la colère et la peine que je retiens depuis un long moment, Vladislas. » Il ne put soutenir son regard plus longtemps. Oui, il avait honte, après plus de vingt ans de fuites et combats acharnés, c'était une femme qui le faisait céder. Mais pas n'importe laquelle, c'était sa femme, ou, tout du moins, elle allait le devenir. Il profita de la chaleur dégagé par la sorcière en larmes, s'attardant sur les quelques détails de son corps : son menton tremblotant, ses épaules nues, sa peau si blanche... Mais ses yeux, ses yeux qui reflétaient son âme brisé, c'était trop pour lui, beaucoup trop. « Tu sais, Vladislas, que je considère que tu nous as abandonné ? » Encore une fois, il baissa la tête, l'air fautif. Il n'en était pas fier. « Tu savais que j’étais enceinte et que j’étais mal. Tu m’as fiancée avant ta disparition… tu crois que je ne me suis pas souciée de toi. Je n’ai pas eu peur pendant que tu étais dans les batailles… » Elle enleva sa bague de fiançailles, celle qu'il lui avait glissé au doigt vingt-deux ans plus tôt. Et cette vision fit frémir en lui un sentiment qu'il connaissait maintenant trop bien. Celui de la colère. « Moi, je peux dire que tu étais toujours dans mon cœur. Regarde cette bague! Ne t’en souviens-tu pas de cette demande presque féérique où tu as déposé ton genou au sol ? Tu n’es pas partie deux ans… tu es partie deux décennies. Tu es venue me sauter sans… sans… » elle eut une autre crise de larmes, comme si elle ne pouvait se décider à le dire « C’est vulgaire. Tellement vulgaire. » Il voulait bien qu'elle l'accable de tous les maux, mais il ne l'avait pas abandonné par plaisir et elle semblait l'avoir oublié. Elle n'avait pas été la seule à souffrir et il en avait marre d'être le bouc émissaire de tout le monde, sans même qu'on essaye de le laisser parler, se justifier, de le comprendre. C'était tout ce qu'il demandait, un peu d'attention, mais personne, non personne n'était là. Il pensait qu'avec elle se serait différent, mais non, il pensait qu'elle lui en voudrait oui, qu'elle lui mettrait une baffe, l'insulterais, mais surtout qu'elle demanderait pourquoi. Pourquoi. C'était tout ce qu'il voulait entendre, c'était la question qu'il voulait entendre parce que c'était la question qu'il se posait depuis tellement longtemps, et, bon dieu, qu'est-ce qu'il voulait y répondre, de toute ses forces, en hurlant, en criant, en pleurant même. « Tu ne comprends pas. » Il secoua la tête, frénétiquement, avant de se relever et s'éloigner d'elle de quelques pas. Il ne voulait pas lui faire du mal. « Tu ne comprends pas. Si je ne partais pas... » Il serra les poings, affrontant son regard. « Il vous aurait tué, tous les deux, sans pitié, et tout aurait été pire qu'avant. Dans ma tête... C'était l'enfer Charly, c'était tellement pire ! Je pensais que tu avais compris, je pensais que... » Il tapa du poing contre le mur. Bon dieu, cette colère, il pensait tellement s'en être débarrassé avec son démon. « Je me souviens de tout, absolument tout, de comment je t'ai aimé, de comment je t'ai aidé, de comment je t'ai sauvé de ce trou à rat ! Même quand je n'étais pas la ! Oui ! OUI ! Je suis parti, mais tu n'as pas pu penser une seconde, UNE SEULE SECONDE, que c'était pour toi ! » Sa voix grave tranchait l'air de son accent russe, il commençait à devenir rouge de couleur. Mais il se retenait de crier. « Je ne veux pas que tu me juges, parce que moi je ne t'ai jamais jugé, je t'ai toujours pris pour ce que tu étais, avec les haut et les bas, mais toi, tu ne fais toujours que te plaindre, te plaindre... Si je t'avais abandonné tu serais morte bon sang, MORTE AU FOND D'UN TROU SANS NOM, COMME LES AUTRES... comme tous les autres... » Il se tut. Il ne savait même pas pourquoi il avait dit tout ça, il se sentait horrible maintenant. Dégueulasse, le pire des salauds, il aurait pu se tuer en se lançant lui même un sort. Mais il avait déjà essayé ça il y a plusieurs années, mais ça n'avait pas marcher. Rien ne marchait de toute façon. Il se jeta à nouveau au pied du canapé agrippant Charly, essayant de la ramener à lui. « Tu ne comprends pas, tu ne comprends pas... » répéta-t-il plusieurs fois, comme s'il était fou. Jeune, Charly avait connu un jeune homme dérangé, mais, maintenant, il semblait carrément dément. « Je l'ai fait pour toi, je voulais pas qu'il te tue, j'avais peur pour toi... Je voulais pas qu'il me tue... » Il ferma les yeux quelques instants, se balançant d'avant en arrière sur ses genoux. La vérité était là, au bord de ses lèvres, mais il essayait de la retenir autant qu'il pouvait, même si s'était dur, trop dur pour lui. « Je ne voulais pas... te tuer. » Il la regarda, droit dans les yeux. « Il m'a fallu vingt deux ans Charly, vingt deux ans loin de toi, loin de mes enfants à voir toute ma famille mourir les uns après les autres... Je ne suis pas parti m'amuser, j'ai fini par ne plus avoir de maison, de patrie, d'identité, ne serais qu'un sourire amical durant ces dix dernières années... Mais j'ai toujours pensé à t'envoyer de l'argent à la fin du mois, en pensant à toi. Alors ne me dis pas que je t'ai abandonné. Je me suis accroché de toutes mes forces pour pouvoir revenir près de toi. » Il déposa encore une fois un baiser sur ses épaules. « Alors s'il te plait, ne me dis pas que tout est finit. Je sais que... Que ça va prendre du temps, mais ça a toujours prit du temps avec toi et je suis prêt à attendre. Mais ne me dis pas que j'ai fais tous ça pour rien. Remets ta bague... » Il la regarda, d'un air malheureux. A vrai dire, il était mal en point, il agonisait de l'intérieur et, si elle n'était pas prête à le reprendre, il était prêt à faire le pire. Son esprit brouillé par la colère le lui susurrait avidement; si elle n'est pas avec toi dans ce monde, elle se sera dans l'autre. « S'il te plait Charly, remets-la... »






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Charly R. Nicholls
SORCIERE.
► vendeuse en pâtisserie.

► MESSAGES : 184
Ven 10 Fév - 2:10


    J’avais peut-être été trop loin dans mes paroles. J’étais en colère. J’aimais tellement Vladislas, malgré ce qu’il m’avait fait. J’avais souffert. Pourtant, je savais qu’il avait pensé à moi. S’il ne m’avait plus aimé, il m’aurait laissé dans la rue sans argent. Il ne serait pas passé une nuit dans mon lit, même si c’était plutôt blessant de savoir qu’il ne m’avait donné aucune explication sur le pourquoi de la chose. Je n’avais pas été cinglée en pensant l’avoir aperçu tout comme mes fils, un homme au-dessus d’eux qui leur souhaitait de passer une belle nuit. Vladislas avait toujours été présent. Je l’avais tant attendu. Je brisais ce moment. Je brisais le retour de mon amant. Il méritait mieux, je le savais. J’avais une partie de moi qui voulait hurler dessus. J’étais égoïste dans un sens. J’avais toujours eu peur d’être brisée que j’oubliais ceux qui voulaient mon bien. J’avais tellement souffert dans mon passé que j’avais repoussé les tentatives de ce russe qui avait eu autrefois les cheveux aussi blonds que les miens où les traits de son visage était si féminin. Il s’était endurci. Je le voyais bien, mais il craquait toujours devant mon regard triste. Il avait du mal à m’affronter. J’étais son démon intérieur. Je faisais partie de ce monde difficile à oublier. Il savait très bien qu’il m’avait fait terriblement mal. Vladislas avait toujours été mon homme. Il m’appartenait. J’avais douté de lui. Croyez-moi que je n’étais pas fière, mais c’était dans ma nature de douter des gens. J’étais sauvage. J’avais peur. « tu ne comprends pas. » Je ne comprenais jamais rien de toute manière. Je n’arrivais pas à défaire de mon emprise égoïste. Mon emprise de colère où je voulais lui faire du mal autant qu’il m’en avait fait. J’étais toujours à cette foutue fenêtre de mon appartement à l’attendre après tout. « Tu ne comprends pas. Si je ne partais pas...  Il vous aurait tué, tous les deux, sans pitié, et tout aurait été pire qu'avant. Dans ma tête... C'était l'enfer Charly, c'était tellement pire ! Je pensais que tu avais compris, je pensais que... » Je voyais le regard de Vladislas remplie de colère. Je croyais plus que son retour fut une très bonne demande. Je le regardais frapper le mur à coup de poing. Je le voyais agir sous l’emprise de la colère, mais je ne bronchai pas. À quoi cela servirait de lui hurler dessus de faire attention à ma demeure ? Ce n’était pas la mienne de toute manière. C’était la sienne qu’il m’avait prêté. Il pouvait me chasser comme il le désirait de sa demeure. Je ne voulais pas. C’était le seul endroit qui me permettait d’avoir de beaux souvenirs. Mes fils avaient grandi ici. « Je me souviens de tout, absolument tout, de comment je t'ai aimé, de comment je t'ai aidé, de comment je t'ai sauvé de ce trou à rat ! Même quand je n'étais pas la ! Oui ! OUI ! Je suis parti, mais tu n'as pas pu penser une seconde, UNE SEULE SECONDE, que c'était pour toi ! Je ne veux pas que tu me juges, parce que moi je ne t'ai jamais jugé, je t'ai toujours pris pour ce que tu étais, avec les haut et les bas, mais toi, tu ne fais toujours que te plaindre, te plaindre... Si je t'avais abandonné tu serais morte bon sang, MORTE AU FOND D'UN TROU SANS NOM, COMME LES AUTRES... comme tous les autres... » Je le regardais. Il disait bien que je le jugeais comme les autres, mais ce qu’il venait de dire était bien plus que blessant. Il savait que je n’avais pas de famille. Personne ne viendrait me chercher à la morgue. J’aurais été mise dans une fausse commune comme une chienne, comme les putains dans les rues de Londres. J’étais une vermine comme tous ceux qui finissaient là. Il venait de me briser à nouveau avec ses paroles. C’était bas selon moi. Il savait que je n’avais personne… vraiment personne. Il sembla réalisé ses paroles blessantes, car il se jetta à mes pieds. « Tu ne comprends pas, tu ne comprends pas... Je l'ai fait pour toi, je voulais pas qu'il te tue, j'avais peur pour toi... Je voulais pas qu'il me tue... Je ne voulais pas... te tuer. Il m'a fallu vingt deux ans Charly, vingt deux ans loin de toi, loin de mes enfants à voir toute ma famille mourir les uns après les autres... Je ne suis pas parti m'amuser, j'ai fini par ne plus avoir de maison, de patrie, d'identité, ne serais qu'un sourire amical durant ces dix dernières années... Mais j'ai toujours pensé à t'envoyer de l'argent à la fin du mois, en pensant à toi. Alors ne me dis pas que je t'ai abandonné. Je me suis accroché de toutes mes forces pour pouvoir revenir près de toi. Alors s'il te plait, ne me dis pas que tout est finit. Je sais que... Que ça va prendre du temps, mais ça a toujours prit du temps avec toi et je suis prêt à attendre. Mais ne me dis pas que j'ai fais tous ça pour rien. Remets ta bague... » J’enlevai ma bague instinctivement. Je voulais lui la rendre. Je voulais que ce geste soit significatif. Il ne savait pas ce qui se tramait dans ma tête. Personne ne le savait. D’ailleurs, j’étais maître de ma tête tandis que mon amant était torturé par quelques choses dont je ne connaissais pas. « S'il te plait Charly, remets-la.. » Je le regardai en reniflant. J’avais ma petite idée que je devais partager avec ce dernier. Je ne le quittais pas. Il le saura sous peu. Je ne voulais pas lui faire peur. Je n’étais pas aussi méchant. Je crevais d’amour pour lui malgré ma rancœur. J’étais un cas comme lui. J’avais du mal à être quelqu’un d’équilibré dans mes choix. Rien ne laissait sous-entendre que j’étais équilibrée. Il fallait que je lui remette cette bague avec explications. « Je veux la remettre si tu me refais une demande. Une belle demande comme la première fois … Cela prendra certainement du temps avant que toute rancœur soit disparue… je me vois toujours à la fenêtre dans mon ancien appartement à t’attendre. Ça m’a fait terriblement mal de ne jamais te voir arriver. Je ressens cette colère que tu ne m’aies rien dit. Tu ne m’as pas donnée d’explication en vingt-deux ans. Le temps a été long et pénible… » Je n’avais abandonné l’amour de ma vie. J’avais besoin un peu de temps pour m’habituer à nouveau à sa présence, même si j’acceptais ses caresses. Il fallait qu’il me montre un fort désir de rester. Un désir de me ravoir dans sa vie. J’étais Charly la sauvage ou Charly la vieille femme. J’étais vieille et fragile. Je n’avais plus ce caractère fort qui tenait la tête à quiconque. J’étais épuisée de ma vie minable. J’aimais tellement mes fils que je ne les avais jamais abandonnés sous ma tristesse. Ils étaient ma vie. Ils le seront pour l’éternité. « Je… ne veux pas que nos fils soient blessés par une disparition après t’avoir connu. Je ne veux plus vivre ce que j’ai vécu durant ses vingt-deux dernières années. J’ai eu mal, Vlad… tes paroles m’ont blessées plus tôt sur le fait que j’aurais fini … morte seule. Tu sais bien que personne n’aurait récupéré ma dépouille. J’aurais voulu que tu sois là pour la naissance de nos enfants… que tu me tiennes la main dans ce moment de souffrance…. J’aurais aimé que tu vois nos fils faire leur premier pas, leur premier mot… Ohhhhh vlad, tu as manqué tant de choses… tu dois réparer mon cœur… mais aussi te rapprocher de tes fils… »










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Le problème avec le temps c’est qu’il finit toujours par s’écouler.

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