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 Our own Way - Nathaniel Matthew Hunter [Complete]

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Nathaniel M. Hunter
SERDAIGLE. ► septième année.

► MESSAGES : 280
Mar 6 Déc - 21:10







Au poker, ce qui compte, ce n'est pas le jeu que tu as en main mais le jeu que ton adversaire se figure que tu as. - Bernard Werber



Nathaniel Matthew HUNTER , 16 ans

NB : cette fiche est à lire de la manière suivante : Ici tout ce qui concerne Nathaniel, de ce côté de la barre / là tout ce qui concerne Matthew
explication du pourquoi du comment dans la deuxième partie de la fiche =D




NOM ▬ Hunter
PRÉNOMS ▬Nathaniel
ÂGE ▬16 ans
SEXE ▬Masculin
DATE & LIEU DE NAISSANCE ▬ 6 juin 2016
MÉTIER ▬ étudiant à Poudlard, 7ème année

SANG ▬ [.] pur [.] mêlé [X] né moldu
RACE ▬ n/a
MAGIE ▬ sorcier
DON ▬ métamorphomage
MALEDICTION ▬ n/a

ORIGINES ▬ moldues
PÈRE ▬ Steve Hunter, banquier
MÈRE ▬ Mary Hunter, infirmière
FATRIE ▬ n/a
ENFANT ▬ n/a
MEMBRE NOTABLE ▬ n/a
STATUT ▬ n/a

ACCENT ▬ aucun
SIGNE PART. ▬ n/a
YEUX ▬ bleu / marron
TAILLE ▬ 1m80 / 1m72

ORIENTATION SEXUELLE ▬ Hétéro
ORIENTATION POLITIQUE ▬ n/a
ORIENTATION RELIGIEUSE ▬n/a

PATRONUS ▬ Caméléon
EPOUVANTARD ▬ n/a
BAGUETTE ▬ 30 cm, bois de cyprès, ventricule de dragon
FAMILIER ▬ un chaton tigré aux grands yeux bleus du nom de Viswanathan en hommage au plus grand joueur d'échecs de la planète, mais pour des question pratique, le jeune homme l'appelle le plus souvent Vis'.

PARCOURS PROFESSIONNEL ▬
7ème année à Poudlard à Serdaigle


MEILLEURE QUALITÉ ▬ adorable / malin
PIRE DÉFAUT ▬ naïf / manipulateur
INDICE DE DANGEROSITÉ ▬ 2 sur 10 / 8 sur 10
INDICE DE MORALITÉ ▬ 9 sur 10 / 1 sur 10

CAMP ▬





[.] Ordre du Phoenix.
[.] Mangemorts.
[.] Galerie, Guilde, et autres "mafias"... précisez laquelle.
[x] Neutre.
[.] Opportuniste.









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Nathaniel M. Hunter
SERDAIGLE. ► septième année.

► MESSAGES : 280
Mar 6 Déc - 21:43





First Chapter
A crazy family to begin with my silly life




« On choisit pas ses parents ... »




De ma chambre à l'étage, j'entendis la clef tourner dans la serrure. Les pas des talons de ma mère qui rentrait de sa journée de travail à l'hopital. Elle était infirmière, et franchement, pas des commodes. Silence. Je tendais l'oreille à l'affût du moindre signe. Dans le calme de la grande maison londonienne, la sonnerie du téléphone résonna. Voilà, mon sort en était jeté. Je savais en fait très bien ce qui m'attendait. Et cela ne saurait tarder.
« Nathaniel, descends … TOUT DE SUITE »
Je pris mon air faussement désolé, coupable, affligé, innocent, tout en sachant très bien que ça n'aurait aucun résultat. Descendant calmement les escaliers pour ne par rajouter d'autres contrariétés à la rage de ma mère, je remettait de l'ordre dans mes cheveux blonds qui avait pour fâcheuse habitude d'être indomptables à son plus grand désarroi. Elle m'attendait en bas des marches, les mains sur les hanches, les joues d'un rouge cramoisi. Je rentrai la tête dans les épaules quand elle commença, sans que je n'eus le temps de rien dire, non pas que j'en ai eu l'envie, bien loin de là, ça n'aurait fait qu’aggraver mon cas, je l'avais déjà tenté, le coup du beau parleur et du haut de mes six ans, ça ne faisait pas vraiment bel effet, du moins, ça en jetait moins que dans ma tête.
« Nathaniel, je viens d'avoir ton institutrice au téléphone … tu peux m'expliquer ? » Silence. A partir du moment où ma mère avait ouvert la bouche, ma bulle s'était reconstruite autour de mon, m'isolant du reste du monde qui aurait pu s'effondrer sans que je n'en entende rien. Elle voulait quoi au juste, que je me mette à genou pour la supplier de ne pas me punir. Ridicule, je ne m'abaissais plus à ça devant elle. Que je m'excuse de pour une fois avoir agit comme un petit garçon de six ans que j'étais. Je n'en fis, rien, je regardais droit devant moi sans pourtant rien voir. Mon regard s'était fermé. Quelque chose de plutôt habituel chez moi. Avec une mère comme elle, il valait mieux. Ici, pas d'affection, mais que des punitions. Le temps ralentissait autour de moi alors que ma mère poursuivait sa litanie habituelle, bien loin d'enter dans mes considérations du moment …
« Isabel, la fille du patron de ton père, non mais tu pensais à quoi ? Et puis on ne te paye pas une école privée hors de prix pour que tu deviennes un artiste incompris. Tu ne feras pas la honte de notre famille ... » Et blablabla, en somme. Ce discours revenait sans cesse depuis que j'étais entré à l'école primaire et ne montrais aucun intérêt pour les matières « classiques » et me passionnais pour les arts. Si je les écoutais, je finirai médecin … non pas que ça m'aurait déplu, non loin de là, mais ce n'était pas ma priorité à 6 ans. Je savais bien que je n'avais rien en commun avec les petits garçon de mon âge. Mon innocence, il y avait bien longtemps qu'on me l'avait volée, mon enfance, on m'en a privé. C'est pourquoi j'étais là, toujours bien au chaud, isolé dans mon petit monde où le sermon de ma mère n'avait pas sa place, où quelque part encore, je pouvais être un petit garçon. Avant que je m'en aperçoive, j'étais dans la cave, la porte au dessus de ma tête laissait passer un maigre rayon de lumière. Je l'avais vu venir celle là … c'était prévisible.
Oui, ce n'était pas la première fois que j'allais faire un séjour de quelques jours à la cave, à l’abri des regards des autres où mes parents espéraient que je médites sur mes péchés. C'est ça, croyez-y et buvez de l'eau fraîche. J'en avais marre, mais dans le genre vraiment marre de leurs manies.
De votre regard extérieur, ça doit passer pour des mauvais traitement, du mien, ce n'est que ma vie, rien de plus. Et puis cette fois, j'étais heureux, j'avais évité la légendaire gifle de ma mère qui vous laissait une marque cuisante sur la joue pendant quelques jours. Oui, ce n'était pas idéal comme endroit où grandir, bien loin d'être épanouissant, je le savais déjà à ce moment là, pleurant toutes les larmes que mon petit corps pouvait contenir, en silence bien sur, cela lui aurait fait bien trop plaisir à la vieille là haut d'entendre mes sanglots. Ce que je ne savais pas encore c'est quel impact cela aurait sur ma vie. La seule décision que je pris ce jour là en était pourtant une grande preuve. Je me disais que je ne voulais plus jamais retourner dans ce trou à rat au sens propre du terme s'entend, c'était désormais hors de question. J'allais être parfait à leurs yeux sur tous les tableaux, et après derrière leur dos, je ferai ce que bon me semble. Et au pire, si ça tournait mal, il me resterait toujours ma bulle ...






Second Chapter
The first time I met myself




« Quand je serai grand, tout sera facile, enfin je saurais qui je suis, en attendant je me déguise ... »




Un éclair de lumière me réveilla en sursaut. Un coup d’œil au réveil m'appris qu'il était trois heure moins quatre. Voilà, ça faisait une minute que j'avais onze ans. Je détournai les yeux, espérant me rendormir quand j'aperçus dans un sursaut la source de la lumière qui m'avait réveillée. Un homme se tenait devant la grande cheminée ornementale de ma chambre. Je plaquai une main sur ma bouche pour étouffer un cri de surprise. Inutile de rameuter la cavalerie parentale. L'homme me regardait comme jamais on avait posé ses yeux sur moi, comme si j'avais une quelconque valeur à ses yeux, ce qui ne devait pourtant pas être le cas, comme je ne le connaissait ni d’Ève ni d'Adam. Voyant que je le fixais à mon tour, cet inconnu sortit de nul part, il s'avança en me tendant une main pâle que je serras plus par habitude que par politesse, et il se présenta, d'une voix forte :
« Bonjour jeune homme, je me présente, je suis Wilfried ... » Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que je posai un doigt sur ses lèvres, lui intimant le silence, où tout du moins de baisser d'un ton, voire de plusieurs. Si on m’attrapais là avec quelqu'un dans ma chambre, surtout à cette heure-ci, j'allais en prendre pour mon compte. Il sembla comprendre et hocha la tête, posant simplement une lettre sur le coin des draps de mon lit, d'une grande marque et d'une belle manufacture qui ne les empêchait cependant pas de gratter énormément. D'une main tremblante, ne sachant trop comment me conduire quand un étranger pénétrait dans votre chambre à trois heure du matin, je pris l'enveloppe qui m'était adressée. Elle était faite d'une matière particulière, proche du parchemin si ça n'en était pas, ressemblant aux pages jaunies des vieux livres. Je commençai à la lire, espérant en finir vite, comme je n'appréciait pas trop que ce Wilfried arpente ma chambre et l'inspecte dans ses moindres recoins. Mais dès les premières phrase, je changeai bien vite d'intention.
La lecture finie, ma main tremblait plus que jamais. Je reposai le papier sur le lit, fixant l'étranger sans oser dire un mot. Je ne pouvais tout simplement pas croire ce qui était écrit dans cette lettre. C'était du grand n'importe quoi, certainement une mauvaise blague de mes camarades d'écoles dont aucun ne m'appréciait, sous prétexte que j'étais trop bizarre, allez donc savoir sur quoi se basait cette critique. Une école de sorcellerie, moi, un sorcier ? Je mourais d'envie de dire à ce bon vieux Wilfried d'aller voir si la marmotte avait mis le chocolat dans le papier d'aluminium, mais à vrai dire, j'étais sur mes gardes, ce qu'il sembla bien voir puisqu'il s'assit à côté de moi et me murmura :
« Non, Nathaniel, ce n'est pas une blague, tu es un sorcier, tout comme moi. Je ne suis malheureusement pas autorisé à te faire une démonstration, mais je peux te dire quelque chose, si je suis venu te donner cette lettre en personne, contrairement aux autres élèves, c'est parce que tu es spécial, tu as déjà du t'en rendre compte, cela ne doit que t'expliquer tout ce que tu as du faire de bizarre ... » Une seule chose était possible ; ce gars sortait clairement d'un asile de fou. A mon air, il sembla deviner instantanément ce que je pensais puisqu'il ajouta :
« Non … tu n'as rien remarqué, personne de ton entourage n'a rien vu ? C'est impossible ... » L'homme semblait vraiment surpris, presque bouleversé. Sans que je ne pus lui répondre que je ne savais pas de quoi il parlait, qu'il délirait, il m’attrapa par les épaules d'une prise ferme mais douce et me plaça devant le miroir de ma chambre, me forçant à regarder mon reflet. Puis il me dit : « Ta mère est un être adorable, n'est ce pas ? Elle t'aime de tout son cœur, et tu le lui rends bien, c'est vraiment une femme formidable .. La bulle se referma autour de moi sans que je ne puisse lui dire quoi que ce soit,à savoir encore une fois, qu'il m'importunait vraiment avec ses bêtise. Il continua l'apologie de ma mère, et ça m'énervait … vraiment. Je me sentais bouillir au fond. Pour qui se prenait-il, sérieusement ? C'est alors que le miroir me renvoya une image incroyable. J'étais en train de changer. Physiquement s'entend. Je devenait plus petit, mes cheveux d'un blond doré prenaient une teinte châtain foncé, mes yeux d'un bleu océan viraient à une couleur noisette, mon visage changeait littéralement de forme, j'étais simplement une autre personne. Ma tête tournait, je sentais que j'allais tomber dans les pommes d'une seconde à l'autre. Ma vue était trouble, des étoiles passaient devant mes yeux … et je sombrai.
Quand je repris connaissance, Wilfried était toujours là, il me regardait et me tendit un verre d'eau. Je le remerciai d'un signe de tête et bu d'une traite l'eau fraîche qui acheva de me réveiller alors qu'il m'expliquait : « Nathaniel, tu n'es pas seulement sorcier, tu es un métamorphomage, cela veut dire que tu peux changer d'apparence quand tu veux … enfin, ça ça sera quand tu maîtrisera ce don, pour l'instant, ça fluctue avec des sentiments, et ce qu'on peut dire c'est que tu es plutôt impressionnant, peu de gens comme toi réussissent une métamorphose totale sans entraînement. C'est vraiment bizarre que personne ne l'ai jamais remarqué quand même ... » Ca expliquait l'éloge à ma mère … cependant, moi, je n'étais absolument pas surpris sur le dernier point qu'il avait soulevé. Personne ne faisait jamais attention à moi ni à ce que je ressentais, non, ça n'avait absolument rien d'étonnant. Je haussai donc les épaules pour lui exprimer ce sentiment.
« Bon et bien prépare tes affaires, je te sors de cet endroit effroyable, tu aller vivre à l'orphelinat du Chemin de Traverse quelques temps, jusqu'à la rentrée, tu y seras très bien, je passerai te voir de temps en temps. Allez fait des bagages … et tu sais, tu peux me parler, je mange pas. » C'est alors que je me rendis compte qu'effectivement, je ne lui avais pas adressé un mot depuis qu'il était là, je n'en avais pas ressenti l'utilité. Il fallait dire que je faisais une application plutôt stricte du « si tu n'as rien d'intelligent à dire alors tais toi ». Je me levai d'un bond de mon lit, chuchotant simplement :
« Merci ! »






Third Chapter
When playing has become an usual thing





« J'suis pas d'humeur à ce qu'on me saoule, DJ, y a de la foule donc j'vous mets un son d'fou, pourquoi tu fais genre, j'te vois venir avec tes belles jambes tu te crois tout permis mais baisse les yeux, trouve-toi un autre mec c'est mieux ... »





« Hey Mat' … oh,oh, c'est à toi, alors tu fais quoi, tu te couche ou bien ? » Je jetai un large regard sur la table. Tous les autres s'étaient couchés effectivement, il ne restait plus que moi et celui qui venait de parler. Un furtif coup d’œil sous ma main suffit à m'annoncer que je n'avais rien de bien bon dans cette main là, mais j'en profitai pour installer sur mes lèvres un regard satisfait comme si sous ma main j'avais de quoi faire une suite. Je fis tourner un jeton sur mes doigts d'un geste expert de ceux qui jouaient souvent et annonçai : « Je relance de 200, mon p'tit » Mon adversaire se renfrogna et me dit : « Oui, bon, c'est bon, je me couche, tu gagnes sur ce coup là, comme d'habitude, mon pote » La partie était finie. J'avais gagné comme d'habitude, effectivement. Le poker était un jeu auquel j'excellais sans aucun doute possible. Je n'avais pas mon pareil pour duper, manipuler et bluffer les gens qui jouaient avec moi. Je m'y étais mis depuis que j'avais intégré le monde magique, depuis que j'avais commencé à vivre en quelque sorte. Je passai une main dans mes cheveux bruns de l'instant puisque j'étais maintenant Matthew, joueur de poker hors normes, cancre renommé, dragueur de bas étage et coureur de jupons comme pas deux, gros fumeur, manipulateur et DJ à mes heures perdues. Oui, j'avais plusieurs identités, bien cloisonnées. Mes amis ne savaient pas que j'étais métamorphomage et c'était bien mieux ainsi, ça me permettait d'être Matthew quand je voulais, ce brun ténébreux qui n'était en fait qu'une facette de ma personnalité que certains auraient pu trouver incompatible avec celle qu'ils connaissaient de Nathaniel, le petit ange blond adorable. Je n'avais pas les mêmes amis sous les deux apparences, de toute façon, ça le prouvait bien.
Je tirai sur la cigarette que j'avais allumé quelques secondes auparavant, regardant entrer des demoiselles dans le cachot dans lequel nous nous cachions moi et mes ami pour nos petites séances de poker clandestines qui ne se jouaient pas toujours avec des jetons comme nous l'avions fait ce soir. J'étais déjà au moins sortit avec chacune d'entre elle une fois. Un soir. Certaines plusieurs fois, mais cela restait exceptionnel comme la jeune femme qui se dirigeait actuellement vers moi  en susurrant d'une voix haut perché et absolument insupportable: « Oh, Mat' tu peux mixer quelque chose, s'il te plaît, histoire de mettre un peu d’ambiance. » Ce n'était pas une chose qu'il fallait me demander deux fois. La musique était une de mes grandes passions aussi je me levai et d'un coup de baguette fis apparaître mon matériel. Mon casque sur les oreilles, je rentrai dans une sorte d'hypnose puissante, les corps se balançant en rythme devant moi y participaient également. Voilà, la soirée était lancée et une fois de plus, l'ambiance, c'était moi. Matthew Hunter.







Fourth Chapter
When one plus one makes one





« C'est encore nous, toujours nous […] Partout où on passe, il y a toujours la joie ... »





Je passais une main distraite dans mes cheveux blonds d'un geste machinal, signe d'une profonde réflexion. Assis dans un fauteuil de la salle commune des Serdaigles, un échiquier se tenait entre mon meilleur ami et moi. La partie disputée était comme d'habitude serrée, mais encore une fois comme d'habitude, je savais avoir encore quelques coups d'avance sur lui dans ma réflexion. D'un geste habile, je bougeai une pièce sur le plateau et annonçai : « Échec et mat » Il soupira avant de me sourire. Il fallait dire qu'il était vraiment bon joueur et il n'avait encore gagné aucune partie contre moi. Tous les deux, on s'entendait vraiment bien depuis le premier jour de notre première année, quand je m'étais assis à côté de lui dans la Grande Salle. Mais Matthew n'avait pas été de son goût d'ailleurs je ne comptais plus le nombre de fois où il soupirait en me racontant « ce que Matthew avait encore fait ». Autant dire que si il savait que Matthew et moi n'étions qu'une seule et même personne, il ferait une crise cardiaque. Et je ne lui en veux pas. C'est vrai que mes deux personnalités sont bien différentes, en quelque sortes. Je n'ai rien d'un schizophrène, non, pas du tout. Je fais juste face à l'étroitesse d'esprit de mes semblables. Oui, pour certains, un élève brillant comme je l'étais officiellement ne pouvait pas aimer draguer, sortir, fumer, faire la fête, bref être le parfait cancre. Aimer les soirées de lecture ou de parties d'échec au coin du feu n'était pas compatible avec les soirées clandestines de poker et fumette. Une histoire de réputation. Ma solution à moi était donc parfaite quand les deux vous attiraient. Aidant mon ami à réaligner les jolies pièces en bois dans leur boîte, il me dit : « Nate, je te battrai la prochaine fois, c'est sur ...».
Avant qu'il eut le temps de finir sa phrase, ce qui aurait certainement donné quelque chose comme « dans mes rêves », une jeune fille de la maison vint se poster derrière lui, me fixant sans détourner les yeux. Je détestais quand elles faisaient ça ...c'était vraiment soûlant quand j'étais sous l'apparence de Nathaniel, je ne m'intéressais pas aux filles, c'était bien mieux comme ça, j'en avait suffisamment sous la forme de Matthew , mais il fallait croire que certaines me trouvaient attirant sous cette apparence là aussi, ce que je ne comprenais pas. Moi, je détestais quelque part cette petite tête d'ange blond à sa maman … allez comprendre pourquoi, n'est-ce pas ? C'est pourquoi je décidai de l'ignorer royalement. Après quelques instants cependant, je la regardai à mon tour en m'éclaircissant la gorge, histoire de lui faire remarquer qu'elle dérangeait. Elle rougit soudainement et me demanda timidement : « Dis, tu peux chanter s'il te plait » Je lançai un regard noir à mon meilleur ami histoire de le remercier pour le coup qu'il m'avait joué. Le fait était qu'il m'avait surpris à chanter sous la douche et avait été raconter partout que je chantais super bien, ce n'était pas vraiment faux, j'avais toujours adoré la musique, mais je ne chantais que pour mon plaisir personnel, pour personne d'autre. Mais maintenant, du coup, on me demandait toujours de chanter. Ca leur faisait plaisir. Et comme Nathaniel était quelqu'un qui aimait faire plaisir aux gens, ou qui du moins ne voulait pas les décevoir … et bien je chantai quand on me le demandait … uniquement pour les bleus et bronze cependant.
Dans un soupir, je me levai donc de mon fauteuil douillet, faisant signe à la jeune fille de me suivre, je m'assis sur le bord de la grande cheminée de la tour, la laissant prendre place dans le fauteuil le plus proche et entonnai une chanson. Je chantai les chansons populaires du moment, mais celles qu'on me réclamait le plus était les chansons sentimentales. Je n'allais pas m'en plaindre, je les aimais aussi. Mais heureusement que mes deux vies étaient bien cloisonnées, sinon mes potes de poker et de soirées n'auraient pas fini de me charrier. Voilà, ça avait décidément plein d'avantages, la vie que j'avais choisi, non ? Un petit cercle s'était maintenant formé autour de moi, les premières années s’endormaient doucement sur les épaules de leurs aînés. J'avais sous les yeux une scène de douceur, dans un cadre presque familial, sans le presque en ce qui me concernait, c'était des moments comme ça qui m'avaient manqué et qu'ils m'apportaient tous autant qu'ils étaient. Des moments qu'ils n'auraient pas partagé avec Matthew … j'en mettais ma main à couper.






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Nathaniel M. Hunter
SERDAIGLE. ► septième année.

► MESSAGES : 280
Sam 17 Déc - 21:58


Voilà j'ai fini =D






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The Changelin'
PR. AZAEL VAN HELLSING
► Histoire de la Magie

► MESSAGES : 1431
Lun 19 Déc - 11:07


je valide si tu as terminé, fais moi penser à t'ajouter rang groupe etc. dès que j'ai le net à la maison :3

____________________

feat. Gabriel & Squire Socrates






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Joleene O'Sullivan
SORCIERE.
► criminelle.

► MESSAGES : 303
Lun 19 Déc - 11:17


Merciiii =D










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