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 you were happy with me once. (pv)

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Aaron O. Vanna Syl


► MESSAGES : 218
Sam 5 Nov - 1:31




Ce matin avait été un échec cuisant. Davantage peut-être que les autres, plus douloureux, Aaron l'ignorait. En revanche, il avait bien vu le dégoût dans les yeux de Gregory, et ça, il n'arrivait jamais à supporter. En général alors il se levait et allait se laver, sa main travaillait pour lui, puis il s'habillait et faisait comme si de rien était, comme si toute cette situation n'existait pas. Une, deux, trois semaines parfois, puis il venait doucement à aborder le sujet, à table, et il y avait toujours la même façon de clore le débat, un petit claquement de langue sur le palet, le ton qui monte, tantôt hystérique, tantôt paniqué.. tantôt juste douloureux. Mais le problème ne se réglait jamais. Faire des efforts, c'était ce que tous les deux s'étaient promis de faire, le temps de s'apprivoiser à nouveau, de se faire confiance, quand bien même lui n'en avait pas besoin. Tout ce qu'il désirait, c'était que Gregory le prenne dans ses bras et lui dise que tout irait bien, qu'il était son « mimi » et que bordel, il l'aimait. Comme avant. Que tout soit comme avant. Il en était parfois arrivé à le détester, et à chaque fois qu'il s'en rendait compte, ça le plonger un peu plus bas encore. Son morale s'effondrait comme un château de carte, mais il ne le relevait jamais. Pour quoi faire après tout ? Les journées s'effaçaient, toujours identiques, toujours pareilles. Elle commençait comme ça, se ponctuait de deux repas dans le silence ou les remontrances, puis se terminait parfois par un autre échec, parfois.. par rien, du tout. Parfois Aaron entrait dans le lit, restait de son côté, et en regardant le mur d'en face, il se demandait encore ce qui le retenait ici, dans cette maison, avec Gregory. Oh, il y avait bien l'amour, mais l'amour ça ne nourrissait pas un homme. Comment le garçon le plus facile de Poudlard avait-il fini par devenu totalement abstinent ? Il fallait encore demander aux yeux de Gregory, qui s'ils ne brillaient pas par l'alcool, brillaient pour cent mile autres choses.

Ce soir là n'échappait pas à la règle. Ils avaient dîné, en silence, avait échangé quelques mots, pour réveiller d'autres maux encore, puis Gregory avait juste claqué la porte après que Aaron ait claqué celle de la salle de bain. Et le silence était revenu dans la maison. Le serpentard avait fini au bar, échoué comme un pilier de bar, et Aaron avait fini par se regarder de longues minutes dans le miroir, à s'observer, se trouver bizarre, laid, pour finalement secouer la tête, l'air fatigué par tout ça. Il n'était ni laid ni étrange. Il avait juste oublier ce que c'était que d'être désiré, d'être aimé. Il se souvenait pourtant bien des baisers brûlants de son amant, et ça avait été si bon qu'à l'époque, il n'avait même pas la volonté de se délester de ce dernier, et il s'était tout entier abandonné. Il ravala sa salive. Combien de temps qu'il n'avait pas embrassé son propre petit-ami ? … un an. Plus encore, sans doute comme l'horloge était resté bloqué à la première année. Une longue année. Il soupira et jeta un œil à l'heure. La petite pendule indiquait trois heures. Et Gregory n'était toujours pas rentré. Aaron baissa les yeux, soupira doucement, et transplana.

Le pavé humide de la ruelle l'acceuillit. Il sentit le froid le saisir mais ne fit rien de plus. Il se racla la gorge et se mit à marcher dans la ruelle, jusqu'à une petite échoppe de fortune. Il poussa la porte, et comme à l'habitude, il n'y avait presque personne. Quatre personnes parlaient au bar, une dormait sur sa table, et au fond de la salle, assis sur une banquette, Gregory, un whisky à la main, les yeux déjà gonflés de fatigue et des pleurs de la journée. Il remit en place son pull et se rapprocha, doucement, de face. Il avait toujours été un gryffondor dans l'âme, un frontal. Il n'avait jamais fuit le problème, parce que c'était ça : il y avait un problème entre eux, et ça les pourrissait, de plus en plus. Il posa ses yeux sur l'homme qu'il avait aimé mais qui n'était plus, qui s'était effacé derrière une épave. Azkaban avait fait poussé sur ses joues une barbe plus longue, des cheveux plus négligés. Un air paumé. Il n'avait jamais retrouvé pieds. Aaron soupira doucement, comme il était encore celui qui courrait après leur amour. Il aurait aimé un instant que Gregory lui court après, juste pour le plaisir, mais rien. Il avait beau sortir de la maison, Gregory ne disait rien, pas un mot, figé. Comme si c'était mieux pour eux d'être loin l'un de l'autre.

Il se posa devant lui, sur la banquette d'en face, sans le toucher. Ni aux mains, ni au visage, alors qu'il mourrait juste d'envie de goûter à ses lèvres. Son sourire était calme, quand bien même ses yeux ne brillaient plus. Poudlard ne l'avait pas tué, il avait juste fallu que son aimé le fuit pour tuer ce petit quelque chose en lui. Ça avait été un coup de poignard improvisé mais douloureux. Aaron n'en disait rien, juste. Parce que ce n'était pas dans ses habitudes de se plaindre, voilà tout.

« Gregory... » Il chuchotait, un sourire toujours peiné sur la bouche. « Tu le sais que ça ne peut pas continuer comme ça, pas vrai ? Tu ne peux pas toujours fuir. Azkaban c'est fini. Maintenant tu as une vie, à côté, au delà de moi, tu as une carrière, tu as quelque chose Gregory... » Ses yeux le dévisageaient, sa rétine s'imprégnaient de ses traits, et il n'y retrouvait qu'un fade sosie de celui qu'il avait aimé à se damner. « Regarde-toi... Si tu continues comme ça, tu n'auras plus rien. »

Ses doigts s'étendirent sur la table, sans toucher Gregory. Ce n'était pas à lui de faire le premier pas. Ce n'était plus à lui en tout cas.






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Greg Kelso
MATRICULE. ► AZ-R-IV.

► MESSAGES : 69
Mer 9 Nov - 21:37


Un an ça pouvait paraître long. Quand on est à la dérive, un an ça n'est rien. Un an ça vous passe sous le nez sans que vous vous en rendiez compte. Au début il s'était juste ennuyé seul chez lui. Il s'était inquiété pour Aaron en entendant parler de ce qui se passait à Poudlard. Il avait voulu écrire mais pas de réponse et quand enfin une malheureuse lettre avait réussi à faire le chemin du retour, il s'était senti le plus heureux des hommes oubliant l'ombre des classes d'Azkaban. Oh elle était bien venue planer une fois ou deux quand il avait posé les yeux sur les cadres photos de la maison. Puis tout avait décliné, périclité. La chute avait été lente et sournoise. Il y avait d'abord eu la solitude, puis la dépression dans laquelle il s'était enlisé.
Quand Aaron était enfin revenu de Poudlard, il n'avait retrouvé qu'un immense bordel puant d'immondice et de fringues sales. Il avait donné son impulsion, remis les choses en ordre. Ils l'avaient fait ensemble mais quelque chose était d'ores et déjà cassé. Ce mouvement de recul que Kelso aurait si souvent par la suite avait brisé la fragile petite étincelle entre eux et le malaise s'était insinué comme un sale serpent vicieux.

Le temps avait passé emportant toutes les tentatives. Parfois lui aussi avait essayé parce que mine de rien tout en lui se mourrait de son amour malmené. Il aurait tant voulu le prendre dans ses bras. Rien que ça. Mais même ça... il ne pouvait pas. Le toucher simplement, c'était ce qu'il ne pouvait plus.

Alors, petit à petit, pour oublier, il avait donné à sa bouche le goût du mauvais whisky comme pour l'anesthésier de toute capacité gustative. Il avait laissé ses cheveux lui tomber un peu plus longs sur la nuque. Négligemment. Il était tombé bien plus bas que jamais et cette fois aucun chart ne l'avait rattrapé. La presse avait vite oublié son batteur favori et pour cause, il n'avait plus mis le pied sur un terrain depuis un an. Son terrain aujourd'hui c'était le bar. Un refuge en quelque sorte mais un refuge dans lequel il allait finir par dilapider le peu d'argent qu'il lui restait.

« Gregory... »

Kelso eut un sursaut engourdi. Pourquoi son fantôme venait-il le harceler jusqu'ici? Dans ce repère minable? Ce bouge qui sentait le glaviot, et le poivrot aviné?
Il détourna le regard, se sachant trop pathétique. Il n'aimait pas que Aaron le voit comme ça. Pourtant il ne faisait rien pour changer lui même, comme si tout était sans espoir. Un Serpentard, pas un courageux lion.

Il regarde les doigts d'Aaron, hésite longuement comme il sent qu'il va le perdre pour toujours et que ce sera de sa faute à lui.

« Regarde-toi... Si tu continues comme ça, tu n'auras plus rien. »
« J'ai plus rien Aaron... je suis plus rien. »

Rien qu'une loque, pense-t-il. Les bras croisés sur son torse, il ne sait plus comment échapper à cette conversation. Il l'aime pourtant plus que tout, c'est ce qui fait si mal. Un tel gâchis.

« Avant... avant je te rendais heureux... je faisais le con parfois mais... mais aujourd'hui... », il déglutit...« Je te tire par le fond avec moi. Je te tue, tu crois que je ne le vois pas, tu es l'ombre de toi. Moi dans le fond j'ai toujours été un minable sauf que ça se voyait pas mais toi... »






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Aaron O. Vanna Syl


► MESSAGES : 218
Jeu 10 Nov - 23:32






« Regarde-toi... Si tu continues comme ça, tu n'auras plus rien. »
« J'ai plus rien Aaron... je suis plus rien. »

Aaron le fixa, et il soupira doucement. Dans ces moments-là, il n'avait qu'une envie : le frapper fort et lui faire comprendre qu'il était plus riche que n'importe qui. Car il avait quelqu'un qui l'aimait, car il avait un toit, de quoi manger, qu'il savait lire et écrire, et qu'au-delà de ça, qu'il était encore en vie. Que des centaines de personne étaient mortes, que d'autres mourraient de faim, mais... lui il s'en tenait à son traumatisme, à avoir peur. Alors oui, peut-être que ce n'était pas facile, mais ça, ça... ce n'était pas toute leur vie quand même.

« Avant... avant je te rendais heureux... je faisais le con parfois mais... mais aujourd'hui... Je te tire par le fond avec moi. Je te tue, tu crois que je ne le vois pas, tu es l'ombre de toi. Moi dans le fond j'ai toujours été un minable sauf que ça se voyait pas mais toi... »

C'est peut-être les soubresauts de ce qu'il était, le beau Aaron, qui le fait se lever et frapper d'un poing brutal et violent sur la table, de ces poings de russe viril et dur à la fois. Il le fixe, le poing enfoncé dans le bois qui n'a pas bougé.
Lentement pourtant il se rassoit, il se tempère pour ne pas exploser en pleurs et lui casser la gueule. Il perds la tête, c'est vrai, mais il a encore une vie. Il dispute des matchs, il a une carrière à côté. Quelque part, le seul truc qui le maintient encore en arrière, c'est Gregory. C'est le fait qu'il ne veuille pas bouger, qu'il ne l'encourage plus, qu'il ne fasse rien. Quand il avait pour habitude de rester derrière, en retrait derrière son aîné, aujourd'hui il montait en flèche sur les podiums, avec ce souvenir amer de n'avoir plus personne à vaincre.
Où il était ce garçon qui se moquait de son revers quand il cassait des balais ? Où il était, son aimé ?

« T'as jamais été un minable, Gregory. Peut-être pas un battant, c'est sûr, mais sur le terrain, t'étais et tu n'as jamais été minable, d'accord ? Regarde moi quand j'te parle ! » il frappe à nouveau sur la table, de la paume cette fois-ci « Gregory... Réveille toi. Ta vie ne s'arrête pas à Azkaban. Y a des centaines de putain de personne qui ont souffert avec toi, et beaucoup en sont mortes. Mais toi t'es vivant, t'es en face de moi, là, et... et tu te laisses crever, voilà ce que tu fais. Ce que tu fais aujourd'hui, ça ne me tue pas moi. Ça te tue toi avant tout. Tu n'as pas à te soucier de moi, j'ai vaincu une armée à Poudlard, ce n'est pas ça qui va m'arrêter, mais... »

Un instant. Un long instant, pendant lequel le regard de Aaron caresse les courbes de ce visage qu'il a tant aimé, et il se demande si un jour, un jour seulement...

« Tu me regardes plus. Tu ne me dis même plus je t'aime. Tu ne me prends plus dans les bras. Je suis pas une fille, j'ai pas besoin que tu me tiennes la main tout le temps ou que tu sois à mes petits soins, j'ai juste besoin que tu... tu... » un autre instant, pendant lequel Aaron rougit et baisse les yeux « putain j'en ai marre d'avoir à me branler Gregory. Tu sais ce que t'as perdu ? T'as juste perdu ton amour pour moi. Si c'est ça, dis-le. Dis-le, c'est pas grave... »

Il le fixe, un instant, puis baisse les yeux, d'un air las.

« J'aurais dû coucher avec tous les garçons qui me l'ont proposé, tiens. Ça t'aurait peut-être réveillé. »

Il reste là, le regard fixé sur la table. Avant, il aurait fallu juste de citer un mec pour qu'ils se cherchent tous les deux, pour que ça finissent en partie de jambe en l'air. Aujourd'hui ? Ce qu'il en restait ?

Rien. C'était bien ça, le soucis.







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Greg Kelso
MATRICULE. ► AZ-R-IV.

► MESSAGES : 69
Ven 11 Nov - 0:00


Quand il tape du poing sur la table, Kelso le sait, c'est fini. A sa manière il procrastine encore un peu mais il sait bien comme ça va se passer. Il va lever le ton... voilà c'est fait. Ses jointures à lui craquent et de toute manière il n'écoute pas. Il a beaucoup trop la nausée pour ça.
Il ne veut pas l'entendre de toute manière. Il ne veut pas l'entendre dire que tout ça c'est rien. Qu'il veut qu'il le prenne dans ses bras, qu'il l'embrasse, qu'il l'appelle mimi comme avant. Il ne veut rien de tout ça parce que tout ça le rend malade et qu'à chaque fois c'est la même chose. Il se sent harcelé tout en sachant qu'il ne l'est pas, alors il fuit. Il fuit loin pour éviter de lever la main sur lui. Ca il ne se le pardonnerait pas.

« J'aurais dû coucher avec tous les garçons qui me l'ont proposé, tiens. Ça t'aurait peut-être réveillé. »
« Et ben qu'est-ce que t'attends merde?! Vas-y! Baise avec tous les mecs que tu voudras tiens, t'as l'embarras du choix.», et comme il est bien imbibé, il monte sur la table qui souffre sous son poids de géant et hèle à pleine voix dans le bar: « Star montante du Quidditch vachement bien gaulé messieurs! Des preneurs? »

Il repose un regard terrible sur Aaron, un regard d'homme ivre certes mais un regard d'homme qui pleure.

« Allez vas-y. Casse-toi. Casse-toi avec un ces connards moi je te traînerai jusqu'au fond avec moi. Je t'empêcherai de voler. Je te scierai les ailes. Casse-toi Aaron j'te dis. Avant qu'on dise que t'es la putain mal baisée de Greg Kelso... La Bête. »

Il a un rire cynique complètement blasé et, comme il saute à pied joint de son piédestal et attrape son blouson. Oui il se casse. C'est lui qui se casse. Parce qu'il ne veut pas entendre Aaron lui dire qu'il en a marre et qu'effectivement, il se casse. Parce qu'il ne veut pas savoir combien de mecs le chauffe, combien de fans il a, combien de chose lui, Kelso, il l'empêche de faire. Il ne veut plus de tout ça.

De l'intérieur on entend la bouteille de whisky se fracasser contre un poubelle et le rire d'un pauvre diable qui va - une chance sur deux - finir par se casser la gueule dans la tamise toute proche.
Il pleure ce géant de breloques. Ce géant de rien. Il pleure parce qu'il sait que quand il est ivre il n'est pas cohérent. Que quand il est ivre, il ne devrait pas avoir ce genre de conversation avec Aaron. Parce que ça fait plus mal que ça ne devrait. Parce qu'ils se font plus mal qu'il ne devrait.

Sa main vient couvrir son visage comme la brise fraîche qui remonte de la Tamise le dégrise un peu...

« Et pourtant tout ce que je t'aime Aaron... comme un fou. », sanglote-t-il pour le vide absolu et la nuit noire.











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