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 someone like you. ▬ néhémie&catharsis ▬ nc17 (s/v).

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The Changelin'
PR. AZAEL VAN HELLSING
► Histoire de la Magie

► MESSAGES : 1431
Dim 23 Oct - 20:57


« Il a l’alcool mauvais. Ce n’est pas après toi qu’il en a, mais après le monde entier ma douce Rosarjo.

Elle eut un petit rire amusé, à la fois pour ce surnom de douce et pour le reste.

- C’est que je souffre difficilement qu’on me retire son affection sans aucune raison et moins encore que l’on m’insulte. Je ne crois pas avoir été si mauvaise jusque là que je mérite tant de mépris, encore que je veuille toujours me montrer juste aussi orgueilleux que cela puisse paraître.
- M’accompagneras-tu jusqu’à Mihai ?
- J’ai a lui rendre compte de nos dernières campagnes de toute façon, répondit-elle au bout d’un sourire.»

Ils n’étaient pas même arrivé à la salle du d’audience que la voix d’Ezechkiel, tonitruante, trahissait déjà son état d’ébriété. Rosarjo adressa un regard navré à Néhémie. Fallait-il que leur Ezechkiel se ruine toujours de la sorte ? Elle prit sur elle pourtant, décidant qu’elle garderait le sage conseil de Néhémie de ne pas tenir rigueur de son comportement à l’ivrogne qui lui tenait lieu de cousin et qui malgré tout, gardait son affection. Elle serra les dents constatant qu’il ne faisait absolument aucun cas d’elle quand ils entrèrent. Eut-elle était la dernière crotte de bique sous le sabot de son cheval et non une reine, sa cousine qu’il aurait dû chérir comme une sœur au moins, qu’il n’aurait pas fait pire.

« Néhémie ! Te rends-tu compte que Père me dit que c’est bien moins de boire et de faire quelques amitiés avec les filles de Slatina que de faire la guerre qui n’en finit pas et ne sert à rien ? Valachie a plus besoin d’enfants que de sang, je crois bien. »

Rosarjo fronça les sourcils méchamment. Il fallait comprendre qu’elle avait déjà énormément de mal à obéir à sa décision de laisser couler alors qu’il n’avait encore rien dit de trop grave. Mais là il cumulait vilenie, parjure, manque de respect au seigneur Mihai, à sa terre qui l’avait nourri et enfanté et par extension, encore une fois, à elle. Pour bien moins elle en aurait envoyé un autre au pal sans possibilité de discuter.

Alors, tandis que Néhémie faisait sa demande, Rosarjo explosa.

« C’est assez Ezechkiel ! J’ai honte ! Honte et j’ai grand pitié de vous!, elle se rapprocha de lui, fichant ses yeux magnifiques mais tout encourroucés dans les siens , n’est-ce pas assez que vous empestiez la gueuse et le vin aigre ? que vous fassiez toutes les amitiés possibles avec les plus fieffées coquines de la ville vous qui êtes de noble naissance et qui pourriez avoir la décence, que dis-je, le bon sens, de vous apprêter toutes les dames et les mignons que vous voudriez ? au moins ne vous verrai-je pas mort avant la fin de l’an de toutes les vilaines maladies que l’on sait !! N’est-ce pas assez que vous ne me fassiez même pas l’amitié de votre présence quand je rentre de campagne ? A moi ?! votre propre cousine ? Votre enfante-reine qui devrait être la première dame dans votre coeur mais à qui vous préférez toutes ribaudes vérolées de la terre et que vous ne saluez même pas quand elle entre en votre présence !!! Faut-il encore que vous insultiez votre père mon oncle devant moi ?! Que vous crachiez sur notre Valachie que nous défendons si chèrement des porcs qui veulent l’éventrer ?!! La terre qui vous a vu naître ? La terre qui vous donna tout ce que vous avez, votre condition ? Votre Valachie à qui votre épée fait tant défaut pour sauver ses enfants ? Vous mériteriez le fouet et le pilori et ce serait toujours être clémente pour vous quand vous vous gâchez dans la vinasse et parjurer la main qui vous nourri et vous garde. Vous êtes comme tous les ivrognes dont la philosophie se dilue dans les spiritueux. Vous croyez tout savoir mieux que tout le monde mais vous ne voyez pas plus loin que le bord de votre choppe. Que vous aura-t-on dit ? Que vous étiez le meilleur amant et le plus joli cœur de la ville ? Vous le fûtes autrefois, quand vous aviez une vraie philosophie et les idées claires. Que devrai-je faire pour vous arrachez à ces infâmes habitudes que vous avez prises Diable sait-où ? Devrais-je vous rosser moi même puisque toute ma tendresse pour vous se voit toujours défaite devant votre insupportable et voulue médiocrité ? »

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feat. Gabriel & Squire Socrates






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Wolfgang S. Orlov
DANGER POTENTIEL
roi des lycanthropes.

► MESSAGES : 585
Dim 23 Oct - 20:58


«  C’est assez Ezechkiel ! J’ai honte ! Honte et j’ai grand pitié de vous!, elle se rapprocha de lui, fichant ses yeux magnifiques mais tout encourroucés dans les siens , n’est-ce pas assez que vous empestiez la gueuse et le vin aigre ? que vous fassiez toutes les amitiés possibles avec les plus fieffées coquines de la ville vous qui êtes de noble naissance et qui pourriez avoir la décence, que dis-je, le bon sens, de vous apprêter toutes les dames et les mignons que vous voudriez ? au moins ne vous verrai-je pas mort avant la fin de l’an de toutes les vilaines maladies que l’on sait !! N’est-ce pas assez que vous ne me fassiez même pas l’amitié de votre présence quand je rentre de campagne ? A moi ?! votre propre cousine ? Votre enfante-reine qui devrait être la première dame dans votre coeur mais à qui vous préférez toutes ribaudes vérolées de la terre et que vous ne saluez même pas quand elle entre en votre présence !!! Faut-il encore que vous insultiez votre père mon oncle devant moi ?! Que vous crachiez sur notre Valachie que nous défendons si chèrement des porcs qui veulent l’éventrer ?!! La terre qui vous a vu naître ? La terre qui vous donna tout ce que vous avez, votre condition ? Votre Valachie à qui votre épée fait tant défaut pour sauver ses enfants ? Vous mériteriez le fouet et le pilori et ce serait toujours être clémente pour vous quand vous vous gâchez dans la vinasse et parjurer la main qui vous nourri et vous garde. Vous êtes comme tous les ivrognes dont la philosophie se dilue dans les spiritueux. Vous croyez tout savoir mieux que tout le monde mais vous ne voyez pas plus loin que le bord de votre choppe. Que vous aura-t-on dit ? Que vous étiez le meilleur amant et le plus joli cœur de la ville ? Vous le fûtes autrefois, quand vous aviez une vraie philosophie et les idées claires. Que devrai-je faire pour vous arrachez à ces infâmes habitudes que vous avez prises Diable sait-où ? Devrais-je vous rosser moi même puisque toute ma tendresse pour vous se voit toujours défaite devant votre insupportable et voulue médiocrité ? »

Ezechkiel, ivre peut-être oui, mais toujours l’esprit aussi vif et méchant qu’à l’habitude, posa son regard bleu clair sur cette prétendue reine, qui ne l’était que parce qu’elle avait le sang de son père, et le titre qu’il avait bien voulu lui donner. Il eut un petit rire sarcastique et cynique, avec ce sourire un brin supérieur, comme il ne pouvait pas se laisser démonter par cette petite pimbêche sous prétexte qu’elle avait une tête couronnée, plus chère que la sienne ? Pitié. Pour un libre penseur comme lui, ça ne signifiait rien du tout, et son arrogance insupportable n’ajoutait rien de bien à la situation. Ezechkiel leva le visage, d’un air hautain.

« Et qu’a t-elle cette reine qu’une épée et aucun amour ? Vous souffrez que je ne vous aime pas ? Je devrais peut-être pleurer de vous voir si triste ? Cela devrait-il me soulever quelques peines ? Hélas, je n’en sens rien du tout, pas même de la joie. Vous vous excitez, haussez la voix, mais quand bien même vous hurlerez plus fort, ce que vous dîtes n’est toujours pas intéressant pour moi. S’il vous manque un amant, priez donc un peu Néhémie d’amour, peut-être qu’il vous en donnera, mais ne croyez pas que votre rang m’inspire une quelconque amitié, car de vous ou de mes putains, je préfère encore le bras doux, la petite graisse amoureuse de leur corps endoloris par le plaisir de nos ébats qui, s’ils furent maladifs, eurent au moins de bon qu’ils furent passionnés. Au sujet de mes possibles maladies, sachez qu’au regard de mon phallus, je me porte au mieux, et que si je dois mourir pour mes vingt ans égorgé comme un porc, j’aime bien me rouler dans la glaise, si seulement ça pouvait m’épargner la table d’une petite arrogante qui agite son épée pour peu de chose. Valachie est aujourd’hui, mais demain elle mourra. Ce monde est celui des mortels, et nous leur laisserons, parce que vous comme moi n’appartenons en rien à celui-ci. Si demain je meurs, ce monde continuera de vivre. Il m’importe bien peu que Oslava, Slatina ou même les frontières de l’est tombent. Les Hongrois à notre porte, les Ottomans aussi. Nous tomberons. C’est se voiler la face que de continuer à jouer à cela. Quand votre gorge sera coupée, nous cesserons tout ça, et ce jeu n’aura aucune valeur, et vous aurez perdu votre tendre adolescence à galoper sur Conquête, le sourire aux lèvre. Si votre vision de la vie c’est d’avoir le visage recouvert de sang, bien cela vous fasse. Mon plaisir est encore ailleurs. Et de nous deux je me demande bien lequel a tord. Mettez-moi au pilori ou au fouet, si cela vous plaît tant. Cela ne m’attirera pas de sentiments pour vous, petite reine. »

Mihai n’était pas intervenu parce que ce n’était, après tout, pas ses affaires. Ses yeux brillaient juste dans l’obscurité de voir les deux chérubins qui jeunes étaient si proches se faire face pour faire la guerre aujourd’hui. Quand bien même Ezechkiel restait de longues heures à vérifier par la fenêtre que sa cousine rentre, et qu’il finisse par ne plus pouvoir se satisfaire d’attendre, et aller à nouveau à Slatina avec cette rancœur qu’elle n’aille pas plus vite. Ridicule, disait Néhémie en souriant, mais Ezechkiel était comme ça. Un peu ridicule oui.






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The Changelin'
PR. AZAEL VAN HELLSING
► Histoire de la Magie

► MESSAGES : 1431
Dim 23 Oct - 20:58


De tout le long laïus enivré quoique inspiré d’Ezechkiel Rosarjo ne conçut à la vérité non pas de la colère mais un peu plus de peine à chaque mot. Comment pouvait-il avoir changé à ce point lui qui enfant était d’un tempérament si doux et rêveur, inspirant autant qu’inspiré. Aujourd’hui il lui crachait dessus et oser lui offrir d’aller se faire la femme de petite vertus de n’importe quel pécore pour soit disant se faire un caractère plus docile, plus aimable ?

Rosarjo était sans doute jeune, mais elle avait la droiture et la tête sur les épaules. Il était vrai qu’il lui arrivait d’envier la liberté d’Ezechkiel mais son sens moral lui interdisait d’abandonner un champs de bataille pour un champs de fleurs. Pourtant en elle, elle aurait bien voulu prendre le temps de lire quelques livres de poèmes pour le seul plaisir de le faire, ou encore, s’en allait sur le premier palefroi faire une balade dans les magnifiques forêts qui dominaient en amont de la forteresse.
Mais à sa porte il y avait un peuple qui criait au massacre, au viol, à l’assassinat. Un peuple qui criait famine et qui réclamait vengeance pour ses enfants perdus dans les vanités conquérantes d’un fourbe qui trônait à mille lieues de là. Alors non, elle ne pouvait pas mettre Talion au fourreau et aller se faire prier d’amour comme il disait.

Elle trembla de colère et quand son infâme bouche se referma sur la suprême offense petite reine, elle leva la main et le gratifia d’une gifle qui en aurait fait pleurer plus d’un :

« Peut-être suis-je une petite reine dont le verbiage vous ennuie mais encore suis-je Reine et aimée de mon peuple. A compter de ce jour je ne veux plus vous souffrir en ma présence, ni entendre le son de votre voix, ni ouïr dire quoique ce soit de votre personne. Vous avez foulé au pied l’amitié que j’avais pour vous, soit, vous êtes persona non grata, allez vous en donc rejoindre vos gueuses avant que je ne décide que je n’ai été trop clémente avec vous misérable ingrat. Désormais elles seront votre famille car vous n’êtes plus de la mienne. Hors de ma vue. »

Ces mots tombèrent comme un couperet et à l’instant où sa bouche se referma sur un baiser qu’elle ne donnerait jamais à aucun des audacieux qui le convoitaient, Ezechkiel passa hors de sa vue. Comme s’il n’existait pas. Elle lui tourna le dos, relevant le menton sans pouvoir retenir une larme amère que seul son oncle Mihai pouvait voir puisqu’il lui faisait face. La larme se sécha d’elle même sur la chaleur de sa peau avant qu’elle ne se pare d’un sourire plus de circonstances :

« Mon oncle, demanda-t-elle plus douce, quand vous pourrez m’accorder audience je vous ferais mon rapport ainsi que nous le faisons toujours. Je serais à la petite bibliothèque de la tour dans l’attente… »

Là dessus, elle embrassa et son oncle et son cousin avant de se retirer sans la moindre considération pour Ezechkiel sinon un invisible coup de poignard dans son cœur d’enfante-reine.

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Wolfgang S. Orlov
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roi des lycanthropes.

► MESSAGES : 585
Dim 23 Oct - 20:58


« Peut-être suis-je une petite reine dont le verbiage vous ennuie mais encore suis-je Reine et aimée de mon peuple. A compter de ce jour je ne veux plus vous souffrir en ma présence, ni entendre le son de votre voix, ni ouïr dire quoique ce soit de votre personne. Vous avez foulé au pied l’amitié que j’avais pour vous, soit, vous êtes persona non grata, allez vous en donc rejoindre vos gueuses avant que je ne décide que je n’ai été trop clémente avec vous misérable ingrat. Désormais elles seront votre famille car vous n’êtes plus de la mienne. Hors de ma vue. »

Ezechkiel la fixa, de cet air de petit ingrat peut-être, mais à l’intérieur, son cœur valsait contre sa poitrine. Il ne voulait juste pas en arriver là. Mais pas question de dire pardon, pas à une Reine qui se pensait aimée par quiconque. Son peuple lui suffisait ? Soit. Qu’elle tombe avec alors, puisque lui ne mourrait jamais que par son propre choix. Il tourna le dos, le visage dur de ses colères que seul Néhémie n’avait, et se retira dans le silence des pierres. Il sortit à l’écurie, prit Diskorde et se retira à Slatina, au bonheur des dames, au chaud dans l’étroitesse de leur amitié. Là-bas au moins, il y était apprécié et aimé. Là-bas, au moins, on entendait pas les champs de guerre ni ne voyait le sang des pauvres sur le sol.
Tout avait une fin.

A deux jours de cheval de là, sous un ciel s’assombrissant de minutes en minutes, Sinistre allait à toute allure, dans cette fière robe pâle et sale qu’il avait toujours quand bien même on le lavait le jour et la nuit. Comme une ombre de mort sur la plaine, Néhémie courrait, et derrière lui, perché sur un plus jeune coursier, agile quoi que plus faible et plus petit, l’abbé suivait.
Silence dans les plaines. Funérailles dormait, et ils n’avaient croisé personne. La nourriture dans leur sac leur suffirait pour quatre jours, quoi qu’ils n’auraient que deux jours de voyage. Après cela, Néhémie laisserait le moine à Dante, et fuirait le jour suivant aux frontières est, sur le front le plus décisif et le plus violent. Il courrait, un sourire sur ses belles lèvres, et comme il voyait au loin se dessiner la Demeure lugubre, son sourire s’agrandissait à l’idée de ravir Catharsis, ou de lui faire le plaisir de sa présence auprès de lui et de celle du moine.

Il s’arrêta aux portes, descendant de la belle monture, relâchant la bride pour que le bel étalon aille plus loin brouter. Personne n’irait le voler, puisqu’en plus d’être un cheval farouche, sa belle robe rappelait de trop la mort, et son armature renseignait sur son rang et son propriétaire.
Néhémie toqua trois fois à la porte, avant de murmurer à l’abbé :

« Dans cette maison, restez auprès de moi. Les couloirs ne sont pas hélas sûrs pour homme de foi. »

Un sourire calme. Il ne doutait pas de croiser Jadis, et ses perversions.






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The Changelin'
PR. AZAEL VAN HELLSING
► Histoire de la Magie

► MESSAGES : 1431
Dim 23 Oct - 20:58


Jadis intercepta un courrier qui ne lui était pas adressé. Bien sûr elle en fit la lecture et se garda bien d’en transmettre la nouvelle aux principaux intéressés. Aussi, lorsque le prince Néhémie vint frapper à la porte, son bon Catharsis qui ne l’attendait pas était reclus dans sa chambre suppliant le Seigneur de lui accorder cette faveur qui savait être pure folie. On ne relève pas les morts d’outre-tombe mais peut-être pourrait-il au moins avoir une preuve de sa survie ou de sa mort. Il ne pouvait vraiment se résoudre au trépas du prince Néhémie. Il jeûnait raisonnablement comme il disait, pour avoir plus de concentration dans ses prières. Dante le lui autorisait pour autant qu’il ne mette pas sa santé en danger.

La porte s’ouvrit d’elle même après de longues minutes. C’était le général Sloth qui, lassé de ne voir personne ouvrir et sachant très bien que Dante interdisait plus ou moins à son protégé de quitter sa chambre seul en pleine nuit, avait fait un geste… sa fainéantise le perdant, la porte béat sur un immense hall vide.
Finalement Enguerrand qui passait par là, anonyme, et visiblement repue à en juger par ses joues rougies, vint les accueillir… A la vue du prince, il s’inclina plus bas que terre.

« Prince nous n’attendions pas votre visite, entrez je vous en prie. »

Il glissa un regard noir à l’abbé qui, en tant qu’homme d’église lui faisait peur et il s’en tint autant éloigné que possible malgré un petit signe de tête cordial.

« Le maître s’est absenté pour… , le vampire s’éclaircit la voix puis passant outre les détails, il sera là d’ici peu. Si vous le cherchez Catharsis est à sa chambre, en prière. Je … veillerais sur votre invité., accorda le vampire à contre cœur. »

Enguerrand suivit le prince du regard comme il disparaissait dans le grand escalier puis, raide comme la justice, il jetait des coups d’œil anxieux au saint homme…
Catharsis quant à lui, tout à sa prière avait cru entendre le pas tant chéri d’un cheval mais il se dit d’abord que c’était une ruse du démon pour le détourner de ses prières. Pourtant trois coups frappèrent à sa porte et il dut s’interrompre pour aller ouvrir.

Quand la porte s’entrebâilla sur la longue silhouette du prince Néhémie, une expression de bonheur ineffable illumina le visage un peu émacié de l’adolescent. Oubliant les conventions, l’enfant tomba à genoux, embrassant la taille du Prince entre ses bras tandis que les larmes baignaient son visage :

« Dieu merci, merci. Pardonnez-moi, pardon. Je ne vous contrarierai plus jamais… quoique vous demandiez… Je ne veux plus jamais vous perdre. »

Bien sûr dans sa bouche ces mots là n’avaient absolument rien de lubrique. Ils étaient à prendre au pied de la lettre. Perdre le prince, non pas pour lui, mais le perdre vraiment et se savoir responsable de sa perte avait été une punition bien assez cruelle et là, sous le coup de l’émotion, Catharsis se plaisait à croire qu’il se damnerait si tel était le prix du salut de cet homme qu’il étreignait de toute sa force.


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Wolfgang S. Orlov
DANGER POTENTIEL
roi des lycanthropes.

► MESSAGES : 585
Dim 23 Oct - 21:00


En voyant le petit vampire traumatisé qu’était le fils de Dante, Néhémie eut un sourire. Au moins, ça lui évitait de monter en haut l’abbé et de garder les retrouvailles avec le petit angelot pour lui et lui seul. Un poil possessif ? Néhémie était de ses hommes sournois et pervers, qui le but les animant dans la vie aurait été de capturer et d’enfermer le petit ange dans une cage dorée où il n’aurait jamais rien vu que lui, et lui seul. Un petit oiseau au chant merveilleux qui n’aurait jamais chanté que pour lui seul. Il abandonna donc l’abbé au vampire et grimpa les marches, l’air calme.
A la porte, il toqua trois petits coups comme il avait l’habitude de faire, et s’il aurait pu grâce à son statut de prince faire autrement, conquérant entrait sans demander, il avait le sentiment assez fort pour mettre Catharsis au rang qu’il ne méritait pas par la naissance. Néhémie lui donnait en effet assez d’importance pour le vouvoyer, lui, un simple page.
C’est exactement le petit page de Dante qui ouvrit la porte et à la lueur qui traversa ses yeux, Néhémie se douta qu’il n’avait pas lu sa lettre, sans quoi il aurait été moins surpris de le voir vivant et ne se serait pas jeté à terre comme un manant l’aurait fait. Le prince eut pourtant un petit sourire adorable et attaché, se voûtant un peu comme Catharsis semblait ailleurs et le serrait bien fort.

«  Dieu merci, merci. Pardonnez-moi, pardon. Je ne vous contrarierai plus jamais… quoique vous demandiez… Je ne veux plus jamais vous perdre. »
« Sssch… Mon bel ange, vous me faîtes une bien vilaine grimace en pleurant quand je voulais un sourire de votre adorable petite bouche. Relevez-vous, ça me gêne… »

Néhémie, pour appuyer ses propos, posa sa main sur son épaule et doucement le tira debout, ses mains glissant le long de ses épaules et de sa nuque, jusqu’à épouser les arrêtes de son visage, le tenant un peu relevé vers lui, comme le prince était plus grand que l’enfant, d’une bonne tête sans doute. Il posa un doux baiser sur sa bouche, avec un sourire satisfait comme il ne demandait rien de plus qu’un baiser chaste – pourvu qu’il fut sincère et doux.
Il se détacha ensuite de sa bouche, restant pourtant proche, à lui tenir ce visage, si proche du sien :

« Vous avez ouvert cette lettre ? Je m’excuse d’avoir écrit tous ces mots. Le voyage du retour m’a pris un mois de plus comme j’ai fait route avec un compagnon de plus, et que ne sachant faire correctement du cheval, nous nous sommes pris dans le début de l’hiver et les premiers flocons ont rendu les Carpates trop dangereuses pour les chevaux. » Il posa un nouveau baiser sur sa bouche, ses longs doigts glissant sur ses cheveux, pour les caresser, de cette tendresse écœurante chez les autres, mais touchante dans cette scène « Je m’excuse de vous avoir causer autant de peine et de soucis, d’autant plus que je repartirais dès demain soir, mais… je suis vivant. Vous n’avez pas à pleurer. Ne pleurez jamais pour moi. Vos larmes sont les armes les plus cruelles à mon cœur, Catharsis… enfin, devrais-je dire Ansgar ? »

Un léger sourire se plaqua sur la face du prince, comme il fixait son magnifique petit ange.






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PR. AZAEL VAN HELLSING
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► MESSAGES : 1431
Dim 23 Oct - 21:00


« Sssch… Mon bel ange, vous me faîtes une bien vilaine grimace en pleurant quand je voulais un sourire de votre adorable petite bouche. Relevez-vous, ça me gêne… »

Le prince le releva posant un baiser chaste sur ses lèvres et Catharsis le lui donna du meilleur gré. Sur son visage un sourire s’imposa tandis qu’il essayait de se contenir pour ne pas tout de même quitter sa place de page. Ses yeux clairs parcoururent le visage de Néhémie comme de peur d’en avoir oublier un infime détail mais non , tout était bien là. Comme autrefois. Et cette tendresse qu’il croyait à jamais perdue était là elle aussi.

« Je m’excuse de vous avoir causer autant de peine et de soucis, d’autant plus que je repartirais dès demain soir, une petite expression de déception passa, fugace, dans les yeux du page mais il ne dit rien car c’était là les obligations d’un prince et qu’à sa place son rôle était de taire sa réticence à le voir s’éloigner, mais… je suis vivant. Vous n’avez pas à pleurer. Ne pleurez jamais pour moi. Vos larmes sont les armes les plus cruelles à mon cœur, Catharsis…
- Je tâcherai de n’en plus verser alors…
- … enfin, devrais-je dire Ansgar ? »

Le petit blondinet tiqua et baissa un bref instant les yeux…

« Je dois vous faire bien honte maintenant que vous savez d’où je viens et ce que je fis. Pourtant vous persistez à m’appeler votre ange quand je ne mérite pas tant d’éloges mon Prince. Vous le savez bien maintenant… »

Catharsis prit timidement la main de Néhémie dans la sienne, doux comme toujours. Il semblait attendre un jugement ou quelque chose de ce genre.

« C’est votre bon cœur qui me pardonne tout même le plus indicible et le plus vilain. »

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Wolfgang S. Orlov
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► MESSAGES : 585
Dim 23 Oct - 21:01


« Je dois vous faire bien honte maintenant que vous savez d’où je viens et ce que je fis. Pourtant vous persistez à m’appeler votre ange quand je ne mérite pas tant d’éloges mon Prince. Vous le savez bien maintenant… »

Néhémie le fixait et son regard se baissa. Il n’avait pas bien lu sa lettre alors, comme il avait toujours dit combien il lui importait peu que son ange soit un paysan ou bien un prince, puisqu’il n’avait l’allure que d’un ange, et un ange n’a ni patrie ni passé. Néhémie le laissa prendre sa main, son autre se levant pour effleurer sa douce petite joue.

«  C’est votre bon cœur qui me pardonne tout même le plus indicible et le plus vilain. »
« Il n’y avait rien de vilain en vous Catharsis. Mon cœur ne fait rien, c’est ma raison qui voit que cet homme a abusé de votre candeur d’enfant pour vous faire passer pour concupiscent, et vous étiez trop jeune pour comprendre ou vous défendre. Si vous saviez ce qu’il a fait dans les campagnes après vous, si vous saviez… C’était ses penchants qui salirent votre peau d’enfant. J’ai tellement honte Catharsis, honte d’avoir posé mes mains sur vous quand c’était tout ce que vous craigniez le plus… »

Comme il disait cela, il lui caressait la joue, se penchant pour poser sur son front un nouveau baiser, chaud et tendre comme la colère de Néhémie s’évaporait à chaque fois :

« Je suis assez bon pour dresser un champ de pal, mais pas assez Catharsis pour pardonner les infamies. » Il le serra tendrement contre lui, respirant l’odeur de ses cheveux et de sa nuque. Il se repaissait de toutes ses petites choses, cherchant pourtant à faire au plus doux, pour ne pas que le désir ne grimpe et ne l’aggrave. « J’ai quelque chose pour vous en bas, dans l’entrée Catharsis. »

Un petit sourire se dessina sur les lèvres du prince, sa main caressait toujours sa joue de son pouce, par habitude.






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PR. AZAEL VAN HELLSING
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► MESSAGES : 1431
Dim 23 Oct - 21:01


« Il n’y avait rien de vilain en vous Catharsis. Mon cœur ne fait rien, c’est ma raison qui voit que cet homme a abusé de votre candeur d’enfant pour vous faire passer pour concupiscent, et vous étiez trop jeune pour comprendre ou vous défendre. Si vous saviez ce qu’il a fait dans les campagnes après vous, si vous saviez… C’était ses penchants qui salirent votre peau d’enfant.
- Vous l’avez occis n’est-ce pas ? , demanda le jeune homme toujours peiné de voir le sang versé, toujours fidèle à l’idée que du plus vil gredin on peut acheter la rédemption…, alors je prierai pour que le mal ne perdure pas là où le démon est passé… , convint-il au plus justement pour ne surtout pas froisser Néhémie, mais pour ne pas non plus délaisser ce qu’il croyait être bon de faire. Il ne lui ferait pas l’insulte de prier pour l’homme que sa main de redresseur de tords, sans doute possible élue de Dieu, avait supprimé.

« J’ai tellement honte Catharsis, honte d’avoir posé mes mains sur vous quand c’était tout ce que vous craigniez le plus…
- Vous ne pouviez pas le savoir Prince Néhémie et j’aurais dû parler au lieu de m’emporter mais alors c’était comme si je n’avais plus d’empire sur moi même…, il se blottit dans les bras du prince, adorable à sa façon, pourtant comme je vous aime et que ne ferais-je pour vous ? Que je regrette ma faiblesse d’esprit et le peu d’ascendant que j’ai sur moi…»

Et à ses yeux c’était sans doute le pire car ce manque d’ascendant était la cause de tout. Son père avait beau le lui avoir expliqué mille fois, qu’un corps ne se domine jamais vraiment, qu’il est des caresses qui le soulève même contre l’esprit et la bonne foi et que mieux encore, c’était naturel. Normal. Loin d’être répréhensible…

Catharsis eut un sourire un peu désolé comme il n’y avait pas plus sincère que lui.

« J’ai quelque chose pour vous en bas, dans l’entrée Catharsis.
- Pour moi ?…»

Il lui offrit un regard plein de curiosité n’osant guère dire que la seule présence du prince et leur intimité suffisait à évincer tout autre souhait de sa part. Il n’avait pas vraiment besoin d’autre chose que de lui et de ce moment qu’ils partageaient.

« Et moi je n’ai rien pour vous…, fit-il remarqué un peu embarrassé.

Où avait-on vu qu’un prince faisait un cadeau à un page qui lui ne faisait rien pour lui en retour ?


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Wolfgang S. Orlov
DANGER POTENTIEL
roi des lycanthropes.

► MESSAGES : 585
Dim 23 Oct - 21:01


« Vous l’avez occis n’est-ce pas ? »
« De cette terre j’ai éliminé un chien d’une bien méchante façon, certes, mais pour le mieux. » Néhémie ne voulait surtout pas que Catharsis pense qu’il était un vilain homme qui tuait pour rien. Même s’il avait pris le goût du sang, il ne tuait pas gratuitement. Ce chien – car ça ne pouvait être un homme – avait mérité qu’on l’égorge.
« … alors je prierai pour que le mal ne perdure pas là où le démon est passé… »
« C’est sans doute la meilleure des choses pour vous. »

Néhémie eut un petit sourire, posant un nouveau baiser sur le visage du petit ange qu’il avait entre les mains. C’était bien peu de chose qu’un baiser, mais ceux qu’ils donnaient à Catharsis lui donnait l’impression de douceur et du velours. Ça lui suffisait, quelque part, parce qu’un baiser était une promesse selon Mihai, et la seule personne qu’il embrassait était encore Catharsis, son beau et fragile Catharsis.

« Vous ne pouviez pas le savoir Prince Néhémie et j’aurais dû parler au lieu de m’emporter mais alors c’était comme si je n’avais plus d’empire sur moi même… » Néhémie le serra dans ses bras comme il s’y blottissait, l’entourant de ses bras comme Catharsis, petit point blanc, disparaissait dans la noirceur des habits du prince, cette longue cape cachant l’enfant dans le sein du prince. Une cache noire de velours, voilà ce que Néhémie lui offrait. Une bien belle cage de satin. « …pourtant comme je vous aime et que ne ferais-je pour vous ? Que je regrette ma faiblesse d’esprit et le peu d’ascendant que j’ai sur moi…»
« Vous n’avez pas à vous en vouloir. L’on vous a fait tant de mal à un âge où vous auriez du tout ignorer de ces choses… » Néhémie posa un autre baiser encore, sur sa bouche cette fois-ci, pour le plaisir de ses lèvres contre les siennes, juste. « Je saurais me faire patient, Catharsis, je ne vous forcerais plus. Nous apprendrons ensemble… Je ferais taire mes colères, et je le jure, je ne vous ferais pas pleurer. Plus jamais. »

Le doux sourire du prince caressait éternellement Catharsis. Ses yeux clairs caressèrent le visage de son beau petit ange. Il pouvait juste se repaître de cette vision d’amour, car dès demain, sur le champ de guerre, il oublierait le temps et l’espace pour ne plus que donner la mort au peuple de tyran qui piétinait sur Valachie.

« J’ai quelque chose pour vous en bas, dans l’entrée Catharsis. »
« Pour moi ?…»
« Ce n’est pas ce que je viens de dire ? » sourit Néhémie, l’air amusé.
«  Et moi je n’ai rien pour vous… »
« Votre sourire me ravira… Enfin, j’espère que vous sourirez en voyant votre cadeau. »

Néhémie prit la petite main du page dans la sienne, comme il l’aurait fait à une dame, parce que pour lui c’était naturel. Il l’attira dans les escaliers et le fit descendre en sa compagnie, jusqu’à l’entrée où l’abbé attendait encore.






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« Votre sourire me ravira… Enfin, j’espère que vous sourirez en voyant votre cadeau. »

Catharsis leva un sourcil posant ses yeux sur le prince d’un air toujours curieux. Ce n’était pas dans les habitudes du prince de faire des mystères. Toutefois, comme il avait sa confiance, Catharsis le suivit sans faire de manière. Sa main dans la sienne il se laissa mener comme il était le plus jeune et que ça lui paraissait l’ordre naturel des choses. S’il avait su ce qu’il l’attendait en bas il n’aurait peut-être pas été si détendu mais il n’en aurait pas pour autant retirer sa main. Parce qu’il l’avait promise et donnée de bon gré.

Son cœur manqua un battement comme il avisait un vieil homme qui attendait près d’Enguerrand le Peureux comme on le surnommait. Le jeune homme déglutit, peu sûr d’être vraiment bien accueilli mais ce bon abbé Engelhardt, dont il portait le nom dans une autre vie, vint l’embrasser en guise d’accueil.
« Ah mon bon Ansgar qu’il est bon de te revoir en bonne santé.
- C’est un plaisir partagé monseigneur.
- Oh pas de ça entre nous Ansgar, allons allons. »

Les retrouvailles semblaient chaleureuses et très vite l’abbé demanda s’il pouvait espérer voir son protégé un instant seul, alors ils sortirent dans l’avant-cour, chaperonné par une ombre que l’abbé ne remarqua même pas mais qui faisait froid dans le dos à Catharsis.

C’est précisément ce moment que Dante choisit pour faire irruption au pied des escaliers de son propre manoir, allez donc savoir par où et par quelle sorcellerie il avait bien pur entrer sans se faire voir.

« Prince Néhémie vous ne devriez pas croire que les bons adages du genre, les amis de mes amis… se valent pour tous. Quel est donc ce cadeau empoisonné que vous avez largué devant ma porte ? Un abbé ? Et celui là en plus ? Vous voulez ma mort grand diable ?! Ou la sienne peut-être, du moins je ne doute pas que vous la voudrez très bientôt… »

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Les yeux métalliques de Néhémie suivirent les deux silhouettes qui s’éloignèrent et disparurent dans la cours. Le prince pinça les lèvres comme il imaginait déjà que Catharsis retomberait dans ses frasques chrétiennes et qu’il irait bon cœur à éviter son lit. Le prince fit la moue, mais ses yeux furent attirés par le Seigneur Dante. Un fin sourire de renard se plaqua sur ses lèvres, imaginant déjà comment il le prendrait.

« Prince Néhémie vous ne devriez pas croire que les bons adages du genre, les amis de mes amis… se valent pour tous. Quel est donc ce cadeau empoisonné que vous avez largué devant ma porte ? Un abbé ? Et celui là en plus ? Vous voulez ma mort grand diable ?! Ou la sienne peut-être, du moins je ne doute pas que vous la voudrez très bientôt… »
« Je la veux déjà Seigneur Dante. Ne soyons pas hypocrite, cet ami-là est de mauvais augure. » Les yeux clairs du prince se posèrent sur la porte, se pinçant les lèvres. « Mais si je l’avais tué sur le champ, ses amis auraient envoyé une lettre, et elle serait tôt ou tard venu aux mains de Catharsis. Je sais déjà qu’il me pardonne Reiner par amour, je pense hélas qu’il aurait eut bien plus de mal à m’aimer encore si je les avais tous tué. » Un instant passa, puis un sourire calme vint se poser sur sa bouche. « Et puis ne faîtes pas l’enfant Dante, nous savons tous que vous trouverez une solution qui passera pour naturelle, et le monde ira bien mieux. Il pleurera une petite semaine. Je jure de le réconforter si cela peut alléger la tâche… »

Le prince roula des yeux, amusé. Il ne portait de toute façon pas dans son cœur les hommes d’église. En tant qu’enfant de bâtard, né hors du mariage, et que fils du diable, il avait appris à s’en méfier comme de la peste.






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« Je la veux déjà Seigneur Dante. Ne soyons pas hypocrite, cet ami-là est de mauvais augure.
- Je ne vous le fais pas dire. Cet oiseau de mauvaise augure mettra moins de temps à détruire mes préceptes patiemment inculqué que Radu le Beau n’en mit pour donner son derrière à la Sublime Porte. Il me donne déjà de l’humeur tiens…., grommela le vampire en commençant déjà à élaborer plusieurs plans machiavéliques pour se débarrasser du gêneur. Il tendit la main et on lui apporta un verre … de vin… et un deuxième que l’on offrit à Néhémie.
- Mais si je l’avais tué sur le champ, ses amis auraient envoyé une lettre, et elle serait tôt ou tard venu aux mains de Catharsis.
- Je ne suis pas si bête pour avoir indiqué l’endroit de ma retraite à des moines prince Néhémie…, Dante roula des yeux comme il énonçait là l’évidence et dans le même temps la nécessité de se débarrasser plus ou moins définitivement du moine. Mais quelque chose le freiner dans son imagination pourtant débordante.
- Je sais déjà qu’il me pardonne Reiner par amour, je pense hélas qu’il aurait eut bien plus de mal à m’aimer encore si je les avais tous tué.
- Il vous aurait gardé cet insupportable amour de charité qu’il croit devoir dispenser au restant de l’humanité et surtout aux chiens galleux de l’espèce de Reiner. Allez donc lui faire comprendre que c’est justement parce qu’on ne peut pas aimer tout le monde qu’on a inventer ce genre d’imbécillités…, bien sûr quand il parlait à son fils, Dante avait beaucoup plus de tact, un autre homme, il fit signe à Néhémie d’approcher comme il se rendait à sa fenêtre pour épier les aller venues de Catharsis et de l’abbé, voyez ce bon abbé Engelhardt aura tôt fait de réduire à néant tout vos efforts et les miens. La peste des hommes de robe qui se croient la science infuse et qui voudraient vous faire avaler que ce n’est pas eux qui savent mais le Tout Puissant… »

Le général semblait rebrasser beaucoup de choses et son air tant malicieux que contrarié sur son minois d’adolescent lui donnait tout de suite quelque chose de purement diabolique.

« Et puis ne faîtes pas l’enfant Dante, nous savons tous que vous trouverez une solution qui passera pour naturelle, et le monde ira bien mieux. Il pleurera une petite semaine. Je jure de le réconforter si cela peut alléger la tâche…
- C’est là toute la difficulté. Je ne fais pas de mon fils l’objet de mes divertissements. Il nous faut donc nous débarrasser de ce pouacre par des voies plus légales… »

Il tapa dans ses mains et immédiatement toutes les cheminées de la maison s’éteignirent et le froid leur tomba sur les épaules tout d’un coup comme on vivait un hiver particulièrement rude.

« Nous ne voudrions pas que ce bon abbé Engelhardt nous accuse de vivre dans le luxe n’est-ce pas ? »

Sourire entendu… ces feux n’étaient là à la vérité que pour le confort de son fils. Ils avaient aussi le mérite de tenir à distance les vampires pourvu qu’ils soient un tant soit peu censés. Ce qui n’était de toute manière pas le cas de Dante.

Dehors l’abbé commençait à souffrir du froid bien qu’il tentait au mieux de s’en cacher.

« Oh rentrons avant que vous ne preniez froid. Mon père vous donnera le boire et le manger j’en suis sûr. De quoi vous réchauffer.
- Cela me donnera l’occasion de le remercier d’avoir tant pris soin de toi. Oh et… Ansgar… tu n’envisage plus les ordres n’est-ce pas ? Lettré comme tu es c’est si dommage…
- Non monseigneur hélas. Mais je vous promets d’appliquer les enseignements de la Bible pour autant que je le pourrais.
- Je n’en doute pas un instant. Nous en reparlerons après. »

L’abbé sourit et suivit le jeune homme à l’intérieur. Catharsis s’étonna de trouver toutes les cheminées éteintes.

« Mon seigneur vous êtes le même qu’il y a huit ans, c’en est même surprenant., s’étonna l’abbé en voyant Dante.
- Vil flatteur.
- Je n’oserai pas mon seigneur , c’en est même impressionnant. Je ne me rappelle pas même vous avoir demandé l’âge que vous aviez à l’époque.
- Ca n’a pas grande importance. Si nous dînions., lança Dante visiblement très enthousiaste.

Catharsis lui accorda un regard inquiet de savoir comment il allait se tirer de ce mauvais pas. Ils n’avaient jamais personne à dîner ici. Le jeune homme en était même venu à penser qu’on avait fait porter de la vaisselle dans ce manoir uniquement pour lui. Dante avait bien d’ailleurs engagé une domestique, une nurse en quelque sorte, pour s’occuper de lui la journée et pourvoir à la cuisine que personne ici n’aurait souhaité faire. Pourtant quand ils arrivèrent dans la salle à manger, le couvert s’ était dressé seul, en cachette eut-on dit. Et les assiettes exhalaient de délicieux fumets. Du moins délicieux pour Catharsis…

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Wolfgang S. Orlov
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« C’est là toute la difficulté. Je ne fais pas de mon fils l’objet de mes divertissements. Il nous faut donc nous débarrasser de ce pouacre par des voies plus légales… »

Néhémie eut haussa un sourcil. Une voie légale ? De tuer ? Pitié. C’était d’un ennuyeux… Le prince afficha une petite mine dépitée, imaginant un instant attendre la mort du vieil homme naturelle, et si elle viendrait vite, elle laisserait le temps à ce vieux fou de pervertir à nouveau Catharsis. Pas question de perdre ses bonnes faveurs. D’ailleurs, ce soir, il faudra lui demander de partager sa couche comme à leur premier soir. Il ne voulait surtout pas rater une occasion de dormir avec.

«  Nous ne voudrions pas que ce bon abbé Engelhardt nous accuse de vivre dans le luxe n’est-ce pas ? »
« Cela va de soit que nous sommes pénitents. »

Néhémie leva les yeux au ciel, comme quelques secondes avant il pensait déjà à pécher de chair, sans se soucier de trop de l’abbé. Il n’était pas un démon lui, pas un Reiner. Il n’abuserait pas de son petit ange, ni ne le ferait pleurer. Il saurait se montrer patient et lui faire désirer le péché, jusqu’à s’y perdre par amour – jamais par luxure. La luxure le pousserait à le tromper, et ça, il ne supporterait pas.

« Cela me donnera l’occasion de le remercier d’avoir tant pris soin de toi. Oh et… Ansgar… tu n’envisage plus les ordres n’est-ce pas ? Lettré comme tu es c’est si dommage… »
« Non monseigneur hélas…. »

Le regard métallique de Néhémie, qui lisait sur les lèvres – c’était Ezechkiel qui, curieux, lui avait appris à épier en silence les conversations de leur père et de leur oncle – fronça légèrement les sourcils. Les ordres ? Les ordres ?! Quel diable, oui, avait-il emmené dans la gueule du loup ? Il allait de toute façon vérifier ça dès le coucher, comme il n’allait pas partir avant le lendemain. Il allait bien pouvoir partager la chambre de Catharsis sans que l’abbé ne l’ouvre, non ? Si c’était non…. Non. Il sentait déjà la colère. Il soupira doucement, avant que Catharsis et l’abbé n’entrent.

« Je n’oserai pas mon seigneur , c’en est même impressionnant. Je ne me rappelle pas même vous avoir demandé l’âge que vous aviez à l’époque. »
« Ca n’a pas grande importance. Si nous dînions… »

Néhémie eut un sourire en coin, se rapprochant nettement de Catharsis comme tout le monde suivait Dante. Lui n’avait pas besoin de ça. S’il s’était juste écouté, il aurait collé le petit ange au mur et aurait reniflé ses cheveux, s’enivrant de son parfum pour le seul plaisir de le sentir à lui, pour lui, dévoué à lui. La dévotion, ça avait vraiment un goût divin en vérité.
Arrivé à la table il se mit à une place proche de Dante et de Catharsis. L’abbé n’avait jamais été que secondaire après tout. Devant son nez, un fumet. Néhémie posa son regard sur Dante, comme il imaginait très bien le dégoût que ça devait lui inspirer – puisque Mihai aussi avait cette fâcheuse habitude de venir à table avec eux quand bien même la viande saignante était une horreur pour son odorat. Lui-même, en tant que D2, s’il n’avait pas de dégoût, sentait au mieux le moindre ingrédient de ce plat. Il eut un sourire calme.






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Dim 23 Oct - 21:03


Le dîner se passa dans le plus grand silence. Evidemment s’entendre refuser le droit au bénédicité –que Dante laissait dire d’ordinaire à Catharsis pour lui faire plaisir – glaça immédiatement l’ambiance. Dante seul fit la conversation, exposant clairement qu’il tenait à inculquer à son fils des valeurs plus modernes quoiqu’il ne lui interdisait pas de suivre ses prières – exaspérantes prières – et ses lectures religieuses. L’abbé acquiesça ne sachant trop s’il devait en penser du bien ou du mal. Puis on quitta la table sans que Dante n’ait touché à son assiette mais l’abbé ne semblait pas avoir prêté attention à ce menu détail.

Catharsis n’osa pas même faire la requête de rallumer le feu quand bien même il avait froid et se doutait que l’abbé devait être glacé jusqu’à l’os. En lieu de cela il porta lui même toutes les couvertures de sa chambre dans celle de l’abbé, sauf une bien chaude tout de même. Klaus Engelhardt le retint une bonne demie heure puis il fut l’heure de dire ses prières avant le coucher. Catharsis se trouva donc libre, quoique le poids de la religion pesait sur ses épaules. Avisant le prince Néhémie dans le couloir. Il vint se planter près de lui, un petit sourire presque naïf finalement sur les lèvres. On sourire parce qu’il était content de l’avoir là avec lui.

« Vous devez être fatigué…, il posa un baiser sur ses lèvres, s’attendant à le voir rejoindre une autre chambre.


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Dim 23 Oct - 21:03


Néhémie ne parla pas une seule fois de tout le repas. Son esprit vaguait ailleurs, rêvassant tantôt de ce qu’il pourrait oser faire une fois dans le lit, tantôt de ce qu’il ferait quand le petit ange viendrait poser sa tête contre lui pour s’endormir et que finalement il ne ferait rien, car il avait déjà dit qu’il ferait des efforts. Logique. Il mangea son assiette et en laissa même, son estomac finalement n’avait plus été habitué à manger autant depuis son départ pour le Royaume de Germanie, car même la vieille, il avait mangé peu. Il se demanda si le vieil abbé allait lui subtiliser Catharsis dès ce soir, et ce fut le cas.
Derrière son masque froid, Néhémie ne pouvait toujours pas concevoir que pour une rare fois, il avait causé sa perte. Contrairement à Ezechkiel, il n’avait pas cette habitude fâcheuse et délicate de faire passer quiconque avant lui-même – si ce n’est peut-être Catharsis en réalité. Il resta quelques instants à discuter avec Dante, puis le vit s’en aller. Il s’appuya contre le mur, attendant le regard de l’enfant béni – parce qu’il n’avait toujours que quinze ans – et pensa au lendemain. Il devait regagner les frontières les plus difficiles. Les prochains mois s’annonçaient rudes pour lui qui avait choisi de ne pas se reposer.
Son esprit divagua, et il repensa à Ezechkiel et Rosarjo. Puis Lancelot. Il se doutait bien que ça allait se savoir. Il croisa les bras, en se disant qu’il faudrait que sa lame glisse de sa main un jour, pour la faire taire. Et aussi parce qu’il n’aimait pas laisser de trace derrière lui. C’était son côté maniaque, sans doute. Il posa sa main sur Funérailles alors que Catharsis débarquait dans le couloir, sortant de la chambre de l’abbé sans aucun doute. Néhémie eut un petit sourire tendre comme il se rapprochait de lui. Il eut un petit ronronnement doux comme Catharsis s’arrêtait juste à côté de lui.

« Vous devez être fatigué… » Un baiser sur sa bouche lui tira un sourire doux, fatigué oui, mais tellement plus heureux que peu avant. Le prince leva sa main, ses doigts frôlant sa joue toute douce.
« Vos lèvres viennent de lever le voile de fatigue qui s’était posé sur mes épaules, Catharsis… » Il posa ses lèvres sur sa bouche rose, un sourire calme : « M’inviteriez-vous dans votre lit ce soir, mon bel ange ? Je souffre de ne pas vous avoir eut contre moi ces dernières années. »

Un sourire sincère déformait les deux fines lèvres du prince. Sa main toujours caressait tendrement la joue du jeune garçon. Il n’en demandait pas davantage. Dormir juste, comme dans ses yeux se lisait la terrible fatigue de ces derniers mois qui s’abattait sur lui comme une épée de Damoclès bien aiguisée. L’instant fatidique devenait alors vaporeux dans les yeux du prince ; lui qui pensait posséder se voyait tant exténué que quand bien même Catharsis l’aurait voulu, il n’aurait rien pu faire que s’endormir sur lui.






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Dim 23 Oct - 21:03


« Vos lèvres viennent de lever le voile de fatigue qui s’était posé sur mes épaules, Catharsis… »

Le petit ange sourit comme il est sensible à la douceur du prince. Peut-il lui faire croire que ses baisers ont ce don là de lui donnait le repos qu’il n’a certainement pas eu depuis des mois ? Si c’est de la bouche de Néhémie alors Catharsis peut bien croire n’importe quoi, mais le plus saugrenu, pas parce qu’il y croit réellement, mais parce que c’est donné de la plus généreuse manière et de façon désintéressée.

« M’inviteriez-vous dans votre lit ce soir, mon bel ange ? Je souffre de ne pas vous avoir eut contre moi ces dernières années. »

L’adolescent rougit et comme l’on croit qu’il va s’offusquer ou s’indigner encore, il répond :

« Je n’aurais pas dû faire porter toutes mes couvertures à ce bon abbé. Mais c’est qu’il fait si froid ici… attendez-moi. Je serais bref. »

Catharsis ouvre la porte et lorsqu’il revient, c’est les bras chargés d’un édredon moelleux qu’il a trouvé dans une autre chambre inoccupée. Il sourit, content de sa trouvaille et comme il a fait le lit, il vient se blottir tout contre ce prince revenu d’entre les morts. Là, sous l’édredon il fait chaud et pourtant, il est bien trop heureux pour s’endormir. Il pose ses lèvres contre la tempe du prince, se réchauffe de son odeur et son petit cœur se met à battre la chamade.

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