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 Don't push me 'cause I'm close to the edge [Pv].

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Milo Della Gherardesca
GRYFFONDOR. ► sixième année.

► MESSAGES : 44
Sam 15 Oct - 17:10


    La porte de la chambre de Valente Visconti claqua derrière un Milo complètement secoué, émotionnellement parlant. Non, franchement, jamais il ne se serait attendu à un truc pareil de la part de Valente et, quand bien même il était visiblement trop défoncé pour se rendre compte de ce qu'il faisait, le Della Gherardesca ne le lui pardonnerait pas aussi facilement. Il le détestait encore plus qu'avant désormais, il le haïssait à un point qui n'était même plus imaginable et, puisque Fausta ne semblait pas décider à mettre un terme à la vie de son opposé, il se ferait un plaisir de lui rendre ce service. Mais pour l'instant, tout ce qu'il voulait c'était fuir, disparaître sous la terre et mourir de honte. Il n'avait jamais embrassé personne et il avait fallu que ce soit lui, cet infâme bâtard, ce traître qui n'avait pas eu de remords à le salir. Il se mit à courir, dévalant les escaliers de la tour de Serdaigle quatre à quatre, manquant de s'étaler de tout son long plusieurs fois au cours de sa descente effrénée et il ne s'arrêta, essoufflé et au bord de la crise d'asthme, que lorsque ses prunelles tombèrent sur la plaque vissée à une porte de bois et sur laquelle s'étalait en lettres majuscules le nom de son cousin. « Gabriele Della Gherardesca ». Il eut un mouvement de recul comme il constatait que, inconsciemment, ses pas l'avaient mené jusque chez Gab' alors qu'il s'estimait en détresse. Il savait bien qu'avec sa force physique dérisoire, son cousin était bien la dernière personne en mesure de le défendre contre qui que ce soit mais il n'y pouvait rien, c'était encore ici qu'il se sentirait le plus en sécurité. Gabriele n'aurait qu'à lui faire voir les couleurs et tout irait tout de suite mieux, il en était certain. Ou presque certain car, chaque fois qu'il fermait les yeux ne serait-ce que quelques secondes, c'était bel et bien le visage de Valente se penchant sur le sien pour l'embrasser, qu'il voyait. Il hésite l'espace d'un instant, parce qu'il ne veut pas le déranger et encore moins lui raconter ce qui l'amène mais tout cela est bien plus fort que lui. Gab' est un repère dans son existence et il a bien besoin d'un repère là tout de suite, sinon, pour sûr, il va se perdre.

    Ses doigts se posent sur la poignée de la porte et l'actionnent tandis qu'il entre dans la chambre du jeune homme, sans prendre la peine de toquer, pour la refermer aussitôt, ses mains dans le dos tenant toujours la clenche, le visage baissé vers ses pieds. Il ne dit rien, il ne fait qu'attendre la remontrance de Gabriele quant à l'intimité et à la politesse qui exigent qu'on frappe avant de s'introduire chez les gens, une remarque qui ne devrait pas tarder à venir. « Désolé. » Il s'excuse avant de se faire réprimander, qui sait, ça lui évitera peut-être un sermon inutile. Et puis, lentement, il relève la tête, et son regard se pose sur le visage de Gabriele, plongeant dans ses yeux vairons. Il ne les voit pas de cette couleur, pas encore, mais il connait par cœur les couleurs de Gabriele, celle de ses yeux, celle de sa peau, de ses cheveux, toutes. Et, bien qu'il se soit promis de ne pas le faire, qu'il se soit sommé lui-même de rester fort et de ne pas jamais plié devant un Visconti, la simple vision des prunelles interrogatrices de son cousin suffit à le faire craquer. Il renifle, refoulant ses larmes comme il peut, question de fierté, et finalement, il avance à pas rapides vers le jeune homme et, sans explications aucunes, il l'enlace, le serrant contre lui comme s'il ne l'avait plus vu depuis des années, ses doigts s'agrippant à sa chemise comme s'il avait peur qu'il ne se volatilise soudainement entre ses mains, son visage enfoui dans la nuque de Gabriele. De longues secondes, avant qu'il ne s'éloigne enfin et qu'il ne laisse respirer, puis il passe une main nerveuse dans ses cheveux, effaçant au passage les quelques rares larmes qui ont coulé sur ses joues, priant intérieurement pour que Gabriele mette cela sur le compte de la fatigue. Il ferme les yeux quelques secondes pour se redonner une contenance mais c'est le visage de Valente qui s'impose à lui alors il les rouvre aussitôt, presque paniqué. Mais ce n'est rien d'autre qu'une vision chimérique. « Putain, je me sens dégueulasse. » Un soupir. « Gab', montre-moi les couleurs, j'en ai besoin. » Comme une drogue, comme un junkie.






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Gabriele D. Gherardesca
SERDAIGLE. ► sixième année.

► MESSAGES : 54
Lun 17 Oct - 15:41




    One day we will be saved. Il ferme les yeux, imagine alors le plaisir que ce serait de tous les voir mort à ses pieds. Ô Gabriele, toi qui a le visage si doux, tes songes sont sombres comme la mort, lui murmure une voix qui n'en ait pas une, qui n'est sans doute que l'effet de l'ennui mortel qu'il ressent sans le savoir. Là, étendu sur son lit, sur le flanc, dans son crâne il imagine, il se dit qu'un jour ils gagneront, ou tout du moins Milo et lui, car les autres n'en font qu'à leur tête, mais ils n'ont encore rien compris à ce qui se trame dans l'obscurité. Ils sont fait pour s'entretuer. Ils sont nés pour cela. La lutte éternelle d'une église contre une autre, du démon contre l'ange, les uns et les autres portant tantôt la fourche, tantôt l'auréole. Il le faut, il faut que ce soit fait, parce que si personne ne meurt, alors ça serait cracher sur la mémoire de son père, de sa sœur et de son frère, et ça, il ne peut pas. Jamais. Parce que c'est écrit que l'on doit honorer ses parents, alors par le sang s'il le faut il fera anathème les impies, et se repaîtra de leur mort. Qu'importe la mort et la souffrance puisque cette terre les ont fait naître esclave sans raison, quand jadis dans un beau passé ils étaient rois et reines. Le lombard ouvre doucement les yeux et soupire, légèrement. Il aimerait tellement avoir la fougue, l'entrain, mais il ne ressent que trop peu pour que les autres le prennent au sérieux. Avec son sourire d'ange et ses yeux aux milles couleurs, pourtant, il est celui qui mérite le plus la tête de ses Visconti, quand bien même certains des Gherardesca traînasseraient avec eux. Il soupire plus lourdement, sentant un nouveau sentiment s'abattre sur ses épaules, mais il ne sait pas que c'est juste la fatigue qui l'étreins, la fatigue de devoir lutter pour six...enfin, pour cinq. Il n'a rien à reprocher à Milo. D'ailleurs, c'est peut-être le seul auquel il n'a jamais rien eut à redire. Ils passent tellement de temps ensemble qu'il ne sait plus bien si Milo déteins sur lui ou si c'est l'inverse... à la réflexion, peut-être qu'ils se complètent.

    Alors sur le moment, Gabriele referme les yeux, prêt pour s'endormir alors qu'il n'est pas si tard que ça, et qu'en bas, la fête n'est même pas à son apogée. Enfin, bref. De toute façon, il n'aime pas les fêtes. Il entend des pas, ouvre un oeil dans l'obscurité de sa chambre, et il se dit que si c'est Artemisia, il n'aura qu'à la rouler à coup de pieds pour évacuer tous ses sentiments qui le submergent sans qu'il ne sache ni pourquoi, ni qui ils sont. D'ailleurs, ça serait une bonne occasion de faire comprendre à cette petite garce blonde qu'elle n'a pas sa place à ses côtés, et qu'elle aurait bien tord de croire qu'il est comme Celestia ou Anna-Lisa. Lui, il désire sa vengeance, il la désire comme on désire une femme – sans pour autant faire de rapprochement. La porte s'ouvre, alors Gabriele se redresse sur le lit, glissant ses jambes pour s'asseoir à la limite du rebord, et il se lève, lentement. Son dos craque comme il a du resté de très longues minutes dans cette position fœtale et rassurante. Il fronce légèrement les sourcils, à peine, car à voir la tête de Milo, ses sourcils adoptent la courbe opposée et il ne comprend, pour le coup, plus rien. Sa bouche s'ouvre pour demander pourquoi, mais il est coupé dans son élan, rattrapé par Milo. « Désolé. » Il le fixe toujours, yeux dans les yeux, et il les plisse pour chercher à comprendre, mais malgré ça, il n'y arrive pas. Ô, il dénote peut-être une touche de panique, la même que celle qui l'a habité quelques années plutôt devant le père d'Artemisia, mais il y voit autre chose, et il ne trouve pas le mot qui va dessus. Il inspire et souffle, à voix basse: « J'étais en train d... » mais il s'arrête et se tends en voyant Milo avançait rapidement vers lui, reniflant. Pleurer? Il se crispe un peu quand son cousin le prend dans les bras, mais très rapidement il se détend, parce qu'il a appris à ne pas craindre ça, à ne pas avoir peur de Milo, et de le laisser tout simplement le serrer dans ses bras. Il reste alors statique, et si ses doigts un peu courts accrochent le bas du t-shirt de l'italien, il ne fait rien de plus. Le nez levé, il fixe la porte en face d'eux, les bras le long du corps, bien au chaud et en sécurité entre ses bras forts. Il se demande pourquoi les gens font ce genre de chose. Il se demande aussi comment au début il a pu être choqué et aujourd'hui apprécié le simple contact de la chaleur de leur corps, se sentir apaisé et amusé à la fois – si c'est bel et bien de l'amusement. Alors il se dit que c'est sans doute l'habitude. Oui, c'est ça. Il a pris l'habitude.

    « Milo... » Sa voix claire, fortement marquée de son accent, caresse doucement le garçon qui recule et le relâche. Les grands yeux vairons du jeune homme fixe son cousin, et il n'a pas ses gestes qui réconfortent, il ne le prend pas dans les bras, pas plus qu'il ne lui touche la joue ou l'épaule. Il reste là, les bras ballants le long du corps, et le regard qui dit tout, qui dit qu'il ne comprend rien du tout. Pourquoi? C'est bien là la question, mais il ne la posera pas. Milo parlera s'il le désire. Il soupire doucement alors que ce dernier rouvre les yeux. Tout ça n'est pas normal. Tout ça a un quelque chose d'insaisissable. « Putain, je me sens dégueulasse. Gab', montre-moi les couleurs, j'en ai besoin. » Il le regarde, et se pince les lèvres. Les couleurs, mh. Doucement il s'assoit sur le lit et la pièce qui était alors plongée dans une douce pénombre revêt des couleurs naturelles. Pour Milo, Gabriele ne travaille pas ses illusions, il ne fait que repeindre des couleurs qui existent déjà. Il lui tend alors la main, pour le faire s'asseoir, parce qu'il est clair que quelque chose ne va pas, et qu'il faut bel et bien éclaircir tout ça. Les plaies laissées ouvertes pourrissent – Gabriele le sait bien. Alors à voix basse il souffle : « Tu te sens dégueulasse... Pourquoi? » Ses yeux le fixent sans le juger. Dégueulasse... Soit. Mais ça ne veut rien dire pour lui.







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Milo Della Gherardesca
GRYFFONDOR. ► sixième année.

► MESSAGES : 44
Mer 26 Oct - 21:20


    « Putain, je me sens dégueulasse. Gab', montre-moi les couleurs, j'en ai besoin. » Ses prunelles bleutées accrochent le visage de son cousin et il attend patiemment que Gabriele accède à sa requête. Il ne se demande même pas s'il va le faire ou non parce qu'il sait qu'il ne le lui refuse jamais, à moins d'être vraiment très en colère contre lui, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Pas encore. Son regard le suit quelques secondes pour le voir s'asseoir sur le lit mais déjà son attention est attirée par autre chose, par ces teintes banales à l'oeil pourtant mais qui le ravissent toujours autant à chaque fois qu'il les voit. Parfois, dans ses songes les plus égoïstes, il imagine ce que serait la vie s'il pouvait avoir Gabriele à ses côtés pour toujours et qui le maintiendrait de façon permanente dans cette illusion de réalité. Il reste de longues minutes à observer son environnement soudain nanti de couleurs, un air d'enfant ravi sur le visage, comme un gamin qui voit le Père Noël et qui y croit. Il met un long instant avant de se rendre compte que Gabriele lui tend la main, l'invitant à le rejoindre sur le sommier. « Tu te sens dégueulasse... Pourquoi ? » Retour à la réalité. Brutal. L'illusion se rompt presque aussitôt et il repense à Valente, esquissant une moue contrariée. Inconsciemment, ses doigts se portent à ses lèvres et il les effleure brièvement, avant de les frotter du revers de la main, comme pour laver l'affront. Avec un soupir, il s'assoit sur le lit, juste à côté de son cousin, les yeux fixés sur le sol, ses lèvres tordues en une moue ennuyée.

    Il hésite à lui dire, à ne serait-ce que même penser à lui en parler. Il hait les Visconti encore plus que lui et Milo craint que Gabriele ne le prenne mal. Tout comme il l'aurait mal pris si, un jour, il était venu le voir en lui annonçant tout de go que Artemisia lui avait roulé une pelle. « Je... » Il soupire et se laisse tomber couché sur le lit de son cousin, les bras en croix et les prunelles fixées sur le plafond. Finalement, il ramène ses mains derrière sa tête et souffle. « Quelqu'un m'a embrassé... » Un silence, comme les mots ont du mal à franchir ses lèvres. « Un Visconti. Et pour répondre à ta prochaine question : non, ma langue n'a pas fourché, j'ai bien dit un. » Il grimace et ne donne pas de noms ; Gabriele n'a qu'à choisir parmi les mâles de la famille rivale lequel lui sied le mieux. Il roule sur le côté opposé, tournant le dos au jeune homme, incapable d'affronter sa réaction. Il soupire, visiblement agacé, tandis que ses doigts se resserrent sur les draps. « Connerie. »






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Gabriele D. Gherardesca
SERDAIGLE. ► sixième année.

► MESSAGES : 54
Mer 26 Oct - 22:48


    C'est en voyant le regard de Milo quand il découvre à chaque fois les couleurs que Gabriele comprend, une fois, une rare fois dans sa vie, la chance qu'il peut y avoir à ne pas ressentir mais au moins à voir, et à l'intérieur, ça allume un petit sentiment agréable quand il se dit qu'il arrive à le rendre un peu plus heureux avec juste cela. Quelque part, un homme avait raison en disant que la douleur était tout de suite moins pénible quand elle était au soleil. Gabriele se racla doucement la gorge, le regardant d'un regard curieux, qui ne demande qu'à savoir, mais toujours en laissant cette possibilité de ne rien dire. Il ne forçait jamais. « Tu te sens dégueulasse... Pourquoi ? » Gabriele le regarde, penche doucement la tête quand il le voit frotter ses lèvres. Qu'as-t-on bien pu faire à cet ange de Milo pour qu'il soit aussi troublé que l'eau des limbes? Gabriele ne dit rien, quand bien même il s'assoit à côté de lui avec un air troublé et agacé. Gabriele, lui, ne bouge pas. Il ne sait pas trop quoi faire dans ce genre de moment. Il inspire, ravale sa salive. Peut-être qu'il devrait venir lui faire un câlin? Ou peut-être qu'il devrait poser sa main sur son épaule, ou sur sa cuisse, comme au cinéma? Il se pince les lèvres, puis finalement Milo s'allonge dans son lit. Gabriele le regarde, et s'il maintient les couleurs, il n'en oublie pas qu'il a posé une question, et que toute question -cause- amène une réponse -conséquence.

    Il le regarde, les bras en croix, et il sourit doucement en se disant que Milo a toujours cette façon de tout rendre très grave, quand lui-même n'arrive pas à sentir en lui l'intensité de ses différents sentiments. Aussi étrange qu'amusant en somme. « Je... » Gabriele pense doucement la tête. « Quelqu'un m'a embrassé... » Silence. Gabriele doucement ouvre les yeux. Cela est-il si troublant? Il va pour répondre, mais il est pris de court. « Un Visconti. Et pour répondre à ta prochaine question : non, ma langue n'a pas fourché, j'ai bien dit un. » Silence. Le regard de Gabriele parcourt un instant la silhouette de Milo, les bras en croix, là. Embrassé par Judas. Aux côtés de lui, Gabriele. N'est-ce pas tout à fait ironique finalement? Il mettrait sa main au feu que l'enfant de putain qui a embrassé Milo ne peut-être que Valente, car après tout il n'est qu'un Judas, et c'est bien un baiser de mort que l'on donne à un ennemi en l'embrassant, pas vrai? Ça n'existe pas, une autre signification, pour ce genre de chose entre un Visconti et un Gherardesca. Alors qu'il reporte son attention sur Milo, ce dernier s'est déjà enfuit, sur le flanc, fixant ailleurs. Gabriele ne s'en offusque pas. Il a même un sourire amusé sur le visage.

    « Baccio della morte...Giuda? » Il a un petit rire clair, un rire de bourgeois. « Hai paura di lui? Milo... » L'ange doucement s'approche et vient se coller doucement contre Milo, comme son cousin parfois à fait dans le passé pour le réconforter, et il est persuadé que ça marche. Il pose alors sa tête contre sa nuque, et sert son t-shirt entre ses doigts, un sourire au coin des lèvres quand il murmure, reprenant l'anglais, toujours marqué de son vieil accent lombard : « S'il t'approche, je lui ferais du mal Milo, beaucoup de mal. Giuda ne s'en sortira pas, je ne le laisserais pas faire. Tous les deux, nous les aurons tous. Un baccio della morte, c'est ce qu'il te donne? Donne lui une corde et trente pièces d'argent, qu'il s'étouffe avec... » Comment un baiser pourrait-il signifier autre chose après tout?







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Milo Della Gherardesca
GRYFFONDOR. ► sixième année.

► MESSAGES : 44
Jeu 27 Oct - 22:04


    « Connerie. » Oui, parce que cela l'énerve et qu'il ne voit pas le geste de Valente autrement que comme une infâme provocation, une moquerie pour se gausser de sa pudeur et puis cazzo, c'était quand même son premier baiser, il se serait imaginé le donner à une fille, dans un élan romantique et chevaleresque et voilà qu'il s'était retrouvé avec les lèvres de son ennemi juré collées aux siennes. « Baccio della morte... Giuda ? » Il hausse un sourcil et réfléchit. Il ne se demande pas un seul instant comment Gabriele a pu deviner l'identité du Visconti en question, non, son esprit est tout ailleurs. A vrai dire, il n'avait pas pensé à cette éventualité. Le baiser de la mort. Si son cœur manque un battement, il reprend bien vite un rythme régulier, laissant même apparaître un sourire narquois sur son visage. Oui, ça devait être ça. Une promesse de mort plutôt qu'une marque d'affection et cela lui fait presque plaisir comme il se sent plus apte à gérer sa haine que son désir. Il soupire en même temps qu'il entend le rire cristallin de son cousin qui résonne derrière lui. « Hai paura di lui ? Milo... » Il ne répond pas. Dire qu'il ne craint pas Valente serait mentir mais il n'a pas vraiment peur de lui. Il entend et sent un mouvement dans son dos et il ne bouge pas, se tendant malgré lui quand il comprend que Gabriele s'est collé à son dos, son visage niché dans sa nuque. Non pas que ça le dérange, après tout, il n'y voit rien de déplacé, cela l'étonne juste tout au plus, comme il sait que le Della Gherardesca est un handicapé des sentiments et que ce genre de réactions ne lui est pas familière. Il sourit davantage, apaisé. « S'il t'approche, je lui ferai du mal Milo, beaucoup de mal. Giuda ne s'en sortira pas, je ne le laisserai pas faire. Tous les deux, nous les aurons tous. Un baccio della morte, c'est ce qu'il te donne ? Donne lui une corde et trente pièces d'argent, qu'il s'étouffe avec... »

    Milo ne peut retenir un petit rire en entendant la comparaison biblique et il remue légèrement la tête, amusé et touché par ses paroles. Il roule à nouveau sur le côté, se retrouvant cette fois face à lui, un sourire flottant sur les lèvres. « Si dans ta jolie fable il est Giuda alors je suis Gesù ? Et qui donc es-tu toi ? » Joignant le geste à la parole, il pose son index sur le bout du nez de Gabriele et presse mollement, légèrement moqueur, avant de reprendre son sérieux presque aussitôt, son visage s'assombrissant de la même façon et qu'il ajoute. « Non ho paura di lui. Je n'ai pas besoin de ta protection, Gabriele, je m'occuperais de lui moi-même. » Un haussement d'épaules qu'il veut désinvolte. « Tu es mignon. » Un mot à brûle-pourpoint, le genre de phrases dérangeantes qu'il peut sortir souvent et sans vraiment s'en rendre compte, trop habitué qu'il est au fait que Gabriele ne ressente que rarement quelque chose, quoiqu'il puisse bien lui dire. Les sentiments et son cousin, c'est comme l'huile et l'eau, ils se côtoient mais ne se mélangent pas. Ses prunelles prennent à nouveau le temps d'observer les couleurs qui l'entourent, si perturbé par le souvenir de Valente qu'il les a presque oubliées, s'attardant un peu sur les yeux vairons de son cousin avant de finalement replonger dans ses pensées dévastatrices, ses doigts revenant de façon inexorable effleurer ses lèvres qu'il estime souillées. « Quand même... Un bacio della morte comme premier baiser, c'est peu courant. » Un soupir. Visiblement, ça le travaille au plus haut point même s'il intériorise beaucoup et qu'il fait son possible pour ne rien y laisser paraître car, au fond de lui il y a cette petite voix qui lui suggère que Valente n'avait pas cette intention là en premier lieu. Mais d'un mouvement de tête, il fait taire l'impudente. Ne pas penser à cette éventualité.






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Gabriele D. Gherardesca
SERDAIGLE. ► sixième année.

► MESSAGES : 54
Lun 7 Nov - 11:35



    « S'il t'approche, je lui ferai du mal Milo, beaucoup de mal. Giuda ne s'en sortira pas, je ne le laisserai pas faire. Tous les deux, nous les aurons tous. Un baccio della morte, c'est ce qu'il te donne ? Donne lui une corde et trente pièces d'argent, qu'il s'étouffe avec... » Il le regarde, le dévisage comme ils sont face à face. Les yeux de Milo sont étranges et pourtant ils ne sont pas aussi uniques que les siens. C'est peut-être là tout son charme, que d'être beau sans avoir besoin de rien. Beau ? Derrière sone visage neutre, Gabriele ne dit rien, et sourit. « Si dans ta jolie fable il est Giuda alors je suis Gesù ? Et qui donc es-tu toi ? » Gabriele a un petit rire qui lui échappe en sentant le doigt de Milo sur son nez, parce que c'est drôle, même s'il ne sait pas bien comment. Il a un sourire calme. « Sans doute Gabriele, voilà tout. » Il souffle ça du bout des lèvres, amusé, alors que le jeune homme en face de lui se rembrunit.

    « Non ho paura di lui. Je n'ai pas besoin de ta protection, Gabriele, je m'occuperais de lui moi-même. » « Mais tu l'auras quand même... » Le petit ange sourit, doux comme toujours, de ce calme olympien qui le protège, lui, de toutes les situations. « Tu es mignon. » Gabriele sourit. Mignon, ça peut tout dire, mais chez Gabriele, ça signifie tout juste gentil, gentil comme adorable, comme le petit garçon qui aide alors qu'on a pas besoin, juste pour le plaisir d'aider. Gabriele ne se considère pas comme mignon comme beau sur le moment, parce que la beauté est une chose qui lui échappe. Quand bien même Artemisia serait une vélane, il n'aurait jamais eut pour elle le quelconque sentiment amoureux, avec ou sans pouvoir. Si Milo est beau à ses yeux, c'est peut-être uniquement car les filles le disent, et qu'il possède les mêmes idées que lui. Voilà tout.

    « Quand même... Un bacio della morte comme premier baiser, c'est peu courant. » Gabriele le fixe, le dévisage. Doucement ses doigts se lèvent dans la pénombre colorée, et il effleure les lèvres de Milo, un sourire qui se dessine sur ses lèvres, amusé. « Tu y penses de trop Milo. Ce n'est qu'un baiser. Ça ne veut rien dire un baiser... » Il a un sourire doux. Il peut se permettre de dire ses choses, parce que pour lui, ça ne veut vraiment rien dire. C'est comme l'amour, cette notion abstraite et imparfaite. Il ferme les yeux, un sourire doux. « N'y pense pas, ça serait y donner une trop grande importance, et ce n'est pas ce que nous voulons. N'est-ce pas ? » Valente périra. Giuda sous le fer de lance de Gabriel.








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Milo Della Gherardesca
GRYFFONDOR. ► sixième année.

► MESSAGES : 44
Mar 10 Jan - 15:05


    « Tu es mignon. » Et il le pense. Mignon comme un enfant et c'est un peu ce qu'ils sont tous les deux, des enfants mus par leur désir de vengeance quand ils sont bien les seuls, dans leur famille, à vouloir leur revanche. Et ils ne peuvent qu'observer tout ce en quoi ils croient, tout ce pourquoi ils se battent, partir en fumée devant le rapprochement inattendu de certains Visconti et de certains Della Gherardesca. Oui car il a entendu parler de sa propre sœur et de Valente, des rumeurs qui ne sont sans doute pas sans fondements. Et il s'en veut encore davantage car il a le sentiment qu'avoir aidé Valente ce soir est une trahison de leur cause et que Gabriele lui en voudra s'il l'apprend. Et à l'idée que son cousin l'abandonne, il se sent déjà défaillir, alors il insiste à nouveau sur la valeur menaçante du baiser même s'il sait bien, au fond de lui, que son ennemi juré n'y a pas pensé une seule seconde. « Quand même... Un bacio della morte comme premier baiser, c'est peu courant. » Il sent le regard de Gabriele poser sur lui, observateur voire inquisiteur, et il se tend, regardant ailleurs car il craint que le jeune homme ne lise en lui comme dans un livre ouvert. Il sent les doigts de l'Italien se poser sur ses lèvres, les effleurant doucement avec un sourire, et il se crispe malgré lui, réaction étrange, lui qui n'a jamais pourtant vu le mal nulle part quand cela concernait Gabriele. Il se sent comme Adam & Eve, qui, ayant mangé le fruit de l'Arbre de la Connaissance, se regardent et se rendent compte qu'ils sont nus, qu'ils ont perdu leur douce innocence et que, maintenant qu'ils savent, plus rien ne sera jamais plus comme avant. Ce baiser lui a ouvert les yeux ; il sait maintenant que certains hommes éprouvent du désir pour d'autres hommes et que certains gestes qu'ils trouvaient normaux sont en réalité déplacés. Gabriele a l'excuse des sentiments non-maîtrisés pour ne pas se rendre compte de cela, mais lui quelle est son excuse pour avoir été aussi naïf et inconscient. « Tu y penses de trop Milo. Ce n'est qu'un baiser. Ça ne veut rien dire un baiser... N'y pense pas, ça serait y donner une trop grande importance, et ce n'est pas ce que nous voulons. N'est-ce pas ? » »

    Il le regarde fermer les yeux avec un sourire angélique sur les lèvres et il se permet enfin de l'observer tout son content. Il a envie de lui dire qu'il a tort, qu'un baiser signifie beaucoup de choses mais que lui ne peut malheureusement, ou heureusement, pas le savoir. « Tu te trompes, Gabriele. Ça signifie énormément. Je le prends sans doute trop à cœur mais ça te retourne l'esprit, comme un ouragan. » Il se redresse à demi sur ses coudes, écartant du bout des doigts une mèche de cheveux qui se perd devant ses yeux et qui le gêne et, sans savoir pourquoi, il repense à Romeo e Giuletta, une pièce que son précepteur lui avait fait étudier quand il était gamin. Est-ce qu'en l'embrassant Valente lui a transmis ses péchés si bien qu'il les porte à présent sur ses lèvres, comme Juliette a porté sur les siennes ceux de Roméo ? Il remue la tête pour chasser l'idée. Vraiment, Gabriele a raison, il en fait beaucoup trop et il accorde trop d'importance à des choses qui ne devraient pas le toucher. Valente l'a embrassé ? Eh bien, soit ! Qu'est-ce qu'on peut y faire ? Etait-il vraiment utile et constructif de le ressasser pendant des heures ? Tout de même, il aurait bien aimé que Gabriele le comprenne un peu même si ce n'était qu'effleurer du bout de l'esprit ce qu'il pouvait ressentir. Il eut une moue réflexive avant de finalement se décider, se mettant à genoux sur le lit, une main à côté du visage de son cousin, l'autre prenant celle de Gabriele pour la poser sur son propre cœur, lequel avait un rythme cardiaque des plus réguliers. Et, sans prévenir, il pose sa bouche sur la sienne, ses lèvres attrapant la lèvre inférieure de Gabriele, une fois puis deux, en un baiser aussi doux que chaste. Presque aussitôt, en réponse, le myocarde de Milo se met à battre à tout rompre dans sa poitrine et il presse un peu plus la paume de Gabriele contre sa cage thoracique pour qu'il le sente bien, lui aussi. « Tu vois ? Tu sens comme il s'emballe ? Ne dis pas que c'est rien, ça ! » Certes, ce genre de choses ne se fait pas, il le sait très bien, mais certaines expérimentations nécessitent certains manquement à l'éthique.






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Gabriele D. Gherardesca
SERDAIGLE. ► sixième année.

► MESSAGES : 54
Ven 13 Jan - 0:37



    « Tu y penses de trop Milo. Ce n'est qu'un baiser. Ça ne veut rien dire un baiser... N'y pense pas, ça serait y donner une trop grande importance, et ce n'est pas ce que nous voulons. N'est-ce pas ? » Il ferme les yeux, de ses yeux couleur eau et terre, qui s’entrechoquent et se battent entre eux, de ses yeux magnifiques qui n’en peuvent plus de briller et qui doivent parfois s’éteindre sous la voûte sombre de ses paupières. Un beau ciel noir. Gabriele est sage sur le lit, un ange sombre c’est bien vrai, mais sans le courroux ni la fureur de Lucifer. Il ne reste sur son visage que la froide image de Gabriel l’archange, et ses longs cils ombragent tendrement sa joue rebondis, ne le rendant que plus touchant à la vue des hommes. Il se faut de peu pour croire qu’il n’est pas une poupée ou un marbre d’Angelo.

    « Tu te trompes, Gabriele. Ça signifie énormément. Je le prends sans doute trop à cœur mais ça te retourne l'esprit, comme un ouragan. » Le jeune Gherardesca n’en doute pas une seule seconde. D’une parce que Milo n’a absolument aucun intérêt à mentir. Ensuite parce qu’au-delà de ça… Il n’arrive pas à ressentir. Sa triste passion, sa mélancolie violente ou sa colère morose, tout ça, tout ça ne se sont que des mots. Même le plus frustré possible, il n’arriverait toujours pas à sortir un mot. Les seuls sentiments qu’ils reconnaissent sont tristesse et colère, ses péchés, ses Mégères à lui, deux furies qui ont commencé leur œuvre à l’aube de sa vie et n’ont jamais quitté ses veines. Car oui, derrière ce visage d’ange sortit des bibles des évangiles sacrés du Vatican, on peut aussi trouver des airs d’enfant grec, d’une autre époque, d’un jeune Thésée bafoué au pied. Plus docile que le guerrier grec. Il se redresse sur ses genoux quand Milo le lui ordonne en silence. Ses grands yeux le fixent, le fixent, et il a un petit sourire, à peine, un voile de contentement sur la bouche. Il est docile, le fixe, se demande pourquoi Milo lui prends la main, mais il ne dit rien. Il observe juste, détaché, que ses doigts sur la poitrine chaude de son cousin, et il y sent le pouls régulier de son myocarde, de ce petit organe rachitique. Qu’est-ce qu’un corps ? Peut-être juste un pourcent du corps. Mais un pourcent important, essentiel même. L’ange relève les yeux, regarde Milo, et il ne dit rien pour cette main sur son visage. Il ouvre juste un peu plus les yeux quand il sent la bouche de Milo sur la sienne, et il sent le long de sa colonne vertébrale un long serpent de foudre remontait en un frisson sinueux. Il ne comprend pas sur le moment, mais se laisse faire, docile petite poupée de porcelaine.

    Sous ses doigts, le cœur palpite, s’accélère, défonce la douce poitrine de son cousin alors que le sien suit le même chemin, et ses joues s’empourprent de la divine couleur du sang qui s’accumule, ou de la chaleur de sa peau, il ne sait plus. Il ne sait plus à quoi est du tous ses changements dans son corps, à toutes ses réactions comme les poils de sa nuque qui s’hérissent ou encore à sa peau devenue soudainement plus réceptive. Quand Milo recule la tête, il est resté là, la bouche entrouverte à peine, le souffle lent. Il fixe son cousin, ses grands yeux eau et terre le dévisagent. Ce qu’ils viennent de faire n’est pas bien. Gabriele le sait. Mais malgré ça il reste là, ahuri, sans voix.

    « Tu vois ? Tu sens comme il s'emballe ? Ne dis pas que c'est rien, ça ! » [/color]« Non, c’est… » [/color]
    Il reste sans voix. Il aimerait dire mon premier baiser , mais ça reste bloqué un instant dans sa gorge. Alors timidement il tend la main, attrape celle de Milo et la mène sous son t-shirt jusqu’à son cœur, la posant à même la peau. Son cœur à lui bat encore en bataille sous la peau, agité sans qu’il ne comprenne vraiment pourquoi. Il reste comme ça un instant seulement, car après il relâche la main de son cousin et la pose sur la sienne, restée perchée contre le myocarde de Milo. Gabriele rougit un peu plus, puis finalement se détache. Il le fixe, d’un air timide, d’un air d’enfant. Ses grands yeux n’en ressortent que mieux avec ses joues rougies.

    « C’est mon premier baiser. » Il ravale sa salive, et penche doucement la tête. « Ca… fait toujours ça ? »

    Il pose cette fois sa propre main sur son cœur, parce que ça continue de battre à tout va, et cette sensation est étrange, dérangeante et agréable à la fois.







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Milo Della Gherardesca
GRYFFONDOR. ► sixième année.

► MESSAGES : 44
Dim 22 Jan - 22:55


    « Tu vois ? Tu sens comme il s'emballe ? Ne dis pas que c'est rien, ça ! » « Non, c’est… » Milo le regarde, presque inquiet soudain, et ses doigts relâchent ceux de son cousin, craignant d'être allé trop loin et d'avoir porté atteinte à sa pudeur. Il ne sait même pas ce qui a bien pu lui prendre, quelle folie lui est passée par l'esprit pour qu'il lui prenne l'envie de l'embrasser ainsi. A vouloir lui faire comprendre ce qu'il avait pu ressentir, il était en train de condamner son âme aux enfers et celle de Gabriele par la même occasion. Il s'éclaircit la voix, un peu gêné du coup, mais la main de Gab' se saisit de la sienne, la glissant sous son t-shirt et l'apposant contre son propre myocarde que Milo, étrangement, trouve tout aussi affolé que le sien. Pourtant, il ne devrait pas, pas vrai ? Cela ne fait pas partie des sentiments que Gabriele appréhende et comprend alors pourquoi ce rythme cardiaque si irrégulier et ce rouge vif sur ses joues ? Si Milo ne comprend pas, il imagine que Gabriele comprend encore moins alors il garde ses doutes pour lui. Les doigts de son cousin abandonnent les siens et la main du jeune homme glisse à son tour, mollement, de la peau du Serdaigle. « C’est mon premier baiser. Ça… fait toujours ça ? » Milo entrouvre les lèvres, un peu surpris, rougissant à son tour, un peu trop violemment. Il pose ses mains sur joues, un peu étonné de cette chaleur soudaine qui s'empare de sa peau et qui semble le brûler. Gabriele le dévisage avec ses grands yeux vairons, le regard aussi innocent qu'un gamin et il ne peut s'empêcher de le trouver beau. Pas comme on trouverait une femme belle, bien sûr, il n'est pas question de penser à ça sous peine d'être dans le péché le plus total, mais plutôt comme une œuvre d'art. Ses prunelles bleues suivent, attentives, les phalanges de Gabriele qui cherchent visiblement à comprendre la mécanique de son propre cœur. Milo baisse le regard, un peu honteux de ce qu'il vient de faire. « Je... Je ne savais pas que c'était le premier... Je ne te l'aurais jamais volé sinon. Pardon. » Il ne peut toutefois retenir le revers de sa main d'épouser le rebondi de la joue de Gabriele, intrigué malgré lui par ce rougissement qui ne devrait pas exister. « Et... je n'ai pas la réponse à ta question... J'en sais vraiment rien... » Il plonge son regard dans le sien, presque hypnotisé par ces prunelles entre terre et ciel. « Une dernière fois. Pour que tu saches si c'est toujours comme ça ou pas. Une dernière. » Il déglutit péniblement et s'approche de lui, toujours aussi timide, ses doigts se perdant dans les boucles brunes de son cousin, ses lèvres se posant doucement sur les siennes, chastes de prime abord puis, plus aventureuses, elles approfondissent le baiser, sa langue forçant le passage pour aller caresser celle de Gabriele. Tout s'accélère et s'embrouille dans son esprit, tout comme la chaleur qui se répand dans son corps se fait étonnamment bienfaitrice et il oublie. Il oublie que tout ça est mal et qu'ils n'ont pas le droit, que ça ne devait être qu'une expérience pour faire comprendre les sentiments au jeune homme. Il l'oublie comme ses mains attrapent les épaules de Gabriele, le repoussant doucement sur le lit sans jamais desceller ses lèvres des siennes, sa jambe s'entrecalant entre celles du jeune homme, sa main gauche descendant en une caresse de son cou à sa hanche. C'est finalement lorsque ses doigts entrent en contact avec la ceinture de Gabriele qu'il se rend compte de ce qu'il est en train de faire et qu'il rompt le baiser, reculant d'un bond, manquant presque de tomber du lit, le souffle court et les joues cramoisies. « Pardon ! Pardon ! Pardon ! J'suis désolé. Je... » Il recule encore, presque les larmes aux yeux. « J'devrais pas faire ça, Gabriele ! Je... » Une pause tandis qu'il regarde ses paumes, faces vers le ciel. « C'est... C'est Valente, il m'a... souillé de son péché... » Il referme les poings et se laisse glisser assis au pied du lit, encore incrédule de ce qu'il vient de faire, conscient d'à quel point c'est mal et dégoûtant. Mais le pire pour Milo, c'est qu'au fin fond de son être, il sait qu'il a aimé ça...










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