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 This Is War. (nc15 violence)

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Izaak A. Solokoff
CRIMINEL. ► meurtrier.
membre du staff.

► MESSAGES : 93
Jeu 28 Juil - 23:45




This is evolution... La voix criarde de Marylin Manson emplit mon crâne. ..bomb. Il suffit que je relève le nez pour le voir qui arrive. Mes yeux découpent sa silhouette, pas vraiment intéressé. Tu manques de hauteur mon gars. Je cherche ailleurs, le laisse repartir comme il est venu. Ce n'est pas encore lui. Il ne rentre pas dans les critères. Je ferme les yeux, la tête lourde de cette musique qui semble s'alourdir à chaque note, de cette batterie qui rythme et frappe ma cervelle. Je crois que je suis fatigué ce soir. Fatigué à en oublier dans quelle ville je suis. Mes yeux survolent ma table, recouverte de pinte de bière. Munich. Je soupire, légèrement, fatigué. Si je m'écoutais, je m'écroulerais sur la table et je fermerais les yeux, pour le plaisir de ne plus penser tout simplement, à quelle heure il est, à où je suis. La musique finit sur un chuchotement à peine audible, la foule remue sa chaire, ça s'étiole, c'est flasque, ça a l'air de se pétrir sur la piste de danse. Tout ça, ce n'est que de la chair bonne à consommer. Une soixantaine de kilos, sans les os, pour la petite brune là-bas. Au moins quatre-vingt pour le gars qui lui parle. De la bouffe sur patte, voilà ce que vous êtes, tous. De la bouffe, des kilos de graisse, de chair et de sang. J'en ai tué des comme vous, avant. Et j'en tuerais encore ce soir. Mes yeux clignotent. Il faut que j'arrête de penser à manger. La musique s'éclate dans son crâne. Il faut que je sorte, je sens que je vais vomir. Je me déplace entre les danseurs, les bouscule sans me gêner, sans m'excuser. À mon âge, votre excusez-moi, vous pouvez vous le mettre profond. Je pousse la porte de la sortie, me plie en deux et vomit directement, toutes mes tripes. Mon diaphragme se soulève, et j'ai l'estomac sur les pieds. Je me redresse légèrement, respire l'air frais. Je ne peux pas dire bon, il n'est pas bon. Il a des relents de pisse et de sang ici. Je gronde, sentant quelqu'un dans mon dos. Y a aussi un petit cri surpris et apeuré. Y a comme des cris de chien dans la boîte de nuit. Bordel, mon crâne. Il va éclater. « C'est quoi ça?! » Quoi ça...? La fille devant moi me regarde, paniquée. Je baisse les yeux sur ma gerbe. Merde. Un œil... humain. Je relève le nez vers elle, elle me fixe. « Je ne voulais pas. » « Au sec- » La balle lui traverse la tempe gauche et elle tombe le long du mur, laissant derrière elle une traînée de cervelle chaude, rose et grasse, dégoulinant. Le trou qu'elle a dans le crâne fait à peu près deux centimètres de large. Mais ce n'est pas ma faute. Elle ne m'a pas laissé le temps de regarder laquelle de mes armes je prenais, cette petite idiote. I put a spell on... Ta gueule, musique de merde. Je m'écouterais, je rentrerais dans cette boîte de merde et je ferais un carnage. Je vous éventrerais tous, putain d'humains de merde. Je vous mettrais à genoux et je vous pisserais à la gueule, parce que c'est tout ce que vous méritez. De finir dans la merde et dans la pisse, les bras en croix, en suppliant votre mère. …

Je ne vais pas bien. Izaak. Concentre-toi. Je ferme les yeux, respire, mais je ne sens que le sang. Ça crie de partout dans mon crâne. Je crois que je vais encore vomir. Je tourne les talons, descend les quelques marches qui me sépare de la ruelle, et je pars. Je tourne à droite, et je tombe sur une avenue large. Mes yeux cherchent quelque chose, mais je ne trouve rien. Je suis en manque. Je suis en manque, je le sens. J'essuie nerveusement mon visage où je sens les gouttes de sang de cette petite conne. Merde. Je suis en manque. J'ai l'impression d'avoir des araignées dans le bide, pas des papillons, des araignées. Cours! Me crie ma raison, cours et ne t'arrêtes pas, bouffe-toi, mais... Non. Je sais plus ce qu'elle dit, je n'entends plus rien. Je l'ai repéré. Ma proie parfaite. Je m'arrête sur mon trottoir, mes yeux se fixent sur le trottoir d'en face. Je te sens d'ici, petite. Je sens ton odeur de vierge effarouchée. Je sens tout de toi. Ton odeur sucré de petite fille en fleurs, de quinze ans, qui sort le soir... Je tombe à genoux sur le sol, d'un coup sec. Manque. Mon front traîne lamentablement sur le sol, et je geins comme une gamine qui aurait ses règles. Je ferme les yeux, et j'ai mal, j'ai fait vraiment. Je vais vomir, je le sais. Mon diaphragme se lève encore, dangereusement, je vais rendre mon non-repas sur les pavés. Je cherche à respirer, mais cette sensation ne veut pas se calmer. Mes yeux te cherchent, vite. Vite. Et tu te rapproches? Non, non. Fuis pauvre conne. Fuis, t'entends? Tu dois fuir! J'ai tellement mal, mon estomac va bientôt éclaté en millions de petites araignées, et même mort je viendrais te dévorer, te mettre en pièce, je viendrais t'arracher la petite bouche en coeur, je te mangerais tout, jusqu'à tes côtés, tu entends? Je vais te dévorer jusqu'à n'en plus pouvoir, jusqu'à te vomir par tous les pores de ma peau, jusqu'à te sentir. Je frappe brutalement mon front sur le sol pour endormir cette sensation. Ta gueule, Izaak. N'y pense pas! N'y pense pas! Ils vont retrouvé la fille contre la porte, et toi, t'as son sang sur la gueule. COURS! Bordel de merde. Cours... Pourquoi tu veux pas courir? Pourquoi tu restes planté comme un con à la bouffer du regard? Mange-la. Tu peux le faire. Une de plus ou une de moins, ça ne changera rien pour toi. Tu es le Judas. Personne ne te le reprochera. Personne ne viendra te le jeter en pleine figure. Rappelle toi de ton pacte, Izaak. Tu ne crains rien. Pas même la mort. Elle baisserait les yeux devant toi. Ce n'est pas le désir qui parle en toi, mais la faim. C'est toi, ou elle.

Count to Six and Die. …

Maintenant.

Un.

Mes jambes se retournent dans un craquement d'os dégueulasse. Je sens déjà la fourrure qui me caresse le dos, je grandis, je décolle du sol. Mes coudes qui se tordent, ma vision nocturne qui s'affine. J'ai les paroles en tête, mais je les oublis tout d'un coup, assommé. Je ne sais plus qu'une chose : j'ai faim. Faim de toi. Faim de toi. Je vais te dévorer comme aucun de tes amants ne le fera. Je vais te déguster, te savourer, t'effeuiller. Je vais pénétrer ta chaire, je vais te tordre, te démettre, te démonter. Tu vas aimer, tu vas voir.

Deux

Un saut, le bruit de mes griffes trop longue qui raye le bitume, ou le macadam, je ne sais plus. L'asphalte de la route remplie mes poumons, mais ce que je sens, c'est surtout ton odeur. Je m'élance. Mon coeur, attends moi. Laisse moi juste goûter à ta petite gueule d'amour. Laisse moi gratter dans tes entrailles et y trouver tout mon amour pour toi.

Trois.

Elle m'a repéré. Elle tombe sur le sol, elle pose ses mains sur sa bouche, pour en étouffer le cris. Je t'aime, toi, ton dévouement, ta petite culotte dans laquelle tu viens de rendre tout ton estomac, parce que tu le sais, pas vrai? C'est l'heure, mon coeur, l'heure. C'est le destin, j'en suis sûr, j'en suis malade. J'ouvre la gueule, mon souffle chaud balaye ta gorge. J'ai envi de mordre, de te croquer, de t'arracher ta petite pomme d'Adam bien caché et de voir si elle a le goût de l'Eden parfait. Tu vas me sentir, tu vas crier, tu vas...

Quatre.

« OH MON DIEU! » Je sursaute, mon poil s'hérisse. Tu n'as pas bougé petite idiote. Pourquoi? Et puis c'est qui cette voix? Je relève le museau, mon épaisse fourrure est toute hirsute. Mes yeux croisent les siens. Je vois. C'est lui. Mes babines se retroussent dans un grognement horrible, c'est un grondement de Dieu, mec, le seul que tu entendras jamais de toute ta vie. C'est un truc qui vient du coeur, c'est un truc de famille. Et c'est maintenant que le concerto finit.

Cinq.

Il ne me faut que trois secondes pour bondir sur le bitume, atterrir, et bondir à nouveau sur toi. Toi. Toi qui a souillé mon petit ange à la bouche en coeur. Cette urgence dans mon estomac. C'est ta chaire que je veux, gros porc, c'est tes mains que je vais t'arracher.

Six.

Ma gueule se referme sur toi. Tu me sens, pédale? Tu me sens bien profond? Je mords plus fort, et je sens ton os sous mes dents. Il me suffit juste de relâcher et de claquer de la mâchoire dessus pour sentir que ton membre est dans ma gueule. Je le mâche devant tes yeux, et tu hurles, tu hurles tellement fort. Sais-tu pourquoi je sais? Ton regard. Cette petite lueur à l'intérieur qui a sourit qu'elle se fasse dévorer. Je sais. Il y a un clic métallique derrière moi, et si je ne me retourne pas, c'est parce que je vois dans la vitre d'en face que la porte derrière moi a été fermé. Tous les deux, mon petit, on va pouvoir jouer. Moi, ça me tente pas mal. Et je crois qu'à tes cris, toi aussi, ça t'intéresse. Le jukebox dans ma tête vient de m'envoyer « tainted love ». Je te jure, tous les deux, ça va être chaud comme la mort. Je me rapproche, et tu m'envoie tes pantoufles dans la gueule comme un signe de désespoir amer. Sssch, abandonne toi, tu verras, ça te fera un bien fou. J'attaque ton mollet, te l'arrache. Tu hurles de douleur, et redouble d'effort, de ces efforts de ceux qui sont bientôt morts. Tu m'envoies tout ce que tu trouves. Tu as peur? Et elle, est-ce qu'elle avait peur quand tu allais dans son lit la nuit? Oh, ne me regarde pas comme si j'étais l'envoyé du diable. Si je l'étais vraiment, ne croirais-tu pas que je me serais moi aussi glisser dans le lit de la petite? Regarde moi dans les yeux, connard d'humain. Mes yeux brillent, et tu perds tellement de sang que son parfum recouvre tout dans cette maison, jusqu'à cette ambiance malsaine du père qui reste seule avec sa famille. Les photos sur les murs, le fauteuil unique devant la télé, sans chaise, sans rien. Ces odeurs qui disent tout en rougissant. Rougis. « Pitié Jesus Marie.. » Je fronce légèrement les sourcils. Ils ne te sauveront pas. Pas aujourd'hui. Je me redresse sur mes pattes arrières, le regarde de haut. Regarde moi, petit mec. Regarde moi, parce que je suis Ta Némésis. Dis Bonjour, et oublie pas d'être poli quand tu seras en bas.

Je m'abats sur lui, mes crocs enserrent sa tête. Il y met les mains, tentent de repousser les crocs qui s'enfoncent dans le gras de sa peau. Son double-menton percé pisse le sang sur sa gorge, il se débat comme un démené. Assez joué. Tes cris, j'en ai assez. J'ai faim. Je mords, et c'est dans un crac délicieux que tu me donnes ta cervelle à déguster. Ce petit mélange de rose et de blanc crasseux. Ma langue lape, va chercher jusqu'à ton cortex caché, me délecte du cervelet. Ça fond sur la langue, et ça a un petit goût amer. J'y fourre ma truffe, la barbouille de ta mémoire et tes sentiments. Tes hémisphères sous mes crocs se fendent comme du beurre mou, chauffé. Ça a un petit goût chaud, mais tu vois, ça manque de sel. Mon estomac gronde, ronronne comme un chat bien nourrit. Ma truffe parcours ta gorge, et y croque un bon morceau, mâchant amoureusement ta pomme d'Adam élastique, que j'avale peu après, par amour. C'est comme un bonbon délicieux, ça passe tout seul, ça se mange sans faim. Je mords dans tes joues, mais je recrache, car le morceau est fait de graisse gluante marron, et que ça me dégoûte, quand c'est trop gras. Je veux de la chaire. De la vraie chaire. De celle que l'on mange au restaurant, de ce morceau de cuisse bien découpé.

Je me redresse aussitôt que la porte s'ouvre, me retourne, grogne. Mes yeux gris métal s'accrochent à ta petite silhouette. Tu regardes le cadavre, mais tu ne trembles même pas. Tu as raison. Pour toi, j'irais vite. Tu me rapproches de toi, et tu passes ta main dans mon pelage, y passe les doigts qui démêlent les poils épais et hirsutes de ma robe sombre. Tu me souris, et puis tu pars. Je te suis doucement, comme un agneau qui suivrait sa bergère. Tu me guides dans cette maison où tu auras souffert en silence, la tête bien haute. Je t'aime bien, petite, mais tu dois bien savoir que je ne laisse jamais personne en vie, même les plus courageux. Ce n'est pas une habitude. Tu grimpes dans ton lit, ramène auprès de toi ton ours en peluche, ou est-ce un doudou? Je ne sais pas, je ne regarde pas. Ça sera ton secret à toi. Tu m'ouvres les bras, gentille petite fille, brave. Je plonge mes yeux dans les tiens, tu souris. C'est bien. Je ne vais pas te faire de mal. Ça ne sera rien, toi et moi, qu'une petite histoire, une petite fin d'histoire. Si tu fermes les yeux, tu verras autre chose. Un autre ciel, et une autre réalité. Je sais que tu peux le faire. Tu en as cent fois rêvé. J'approche ma gueule de ta gorge, et tu me fixes de très grands yeux d'émeraude pétillants et scintillants. Tu me fixes. Quoi? Tu ne veux pas mourir? J'ai un sourire qui s'accroche sur les babines, me rendant plus hideux, mais tu ne dis rien, tu me fixes. Brave petite. Peut-être que tu ne mérites pas la mort. Ma langue effleure ta joue, et tu frissonnes en souriant un peu plus. Tu n'as pas peur? Pas même un tout petit peu? Tu ne vois pas sur mes dents le reste de la graisse de ton beau-père? Dans mon haleine l'odeur de sa cervelle? Et sur ma langue la couleur de son sang? Tout ça t'importe tellement peu? Tu me regardes, et nous restons de très longues minutes comme ça, bras dans les bras. Enfin, toi sous moi, entre mes pattes de monstre. Je ne sais pas vraiment si je vais te manger. Je n'ai plus vraiment faim, juste assez pour retirer les deux cuisses de ton beau-père, mais pour te tuer, je l'ignore. Mes araignées ont disparu, pour ne laisser place qu'au vide.

« Tu peux me manger si tu veux », tu chuchotes, de ta voix fluette d'adolescente qui ne sait rien ou presque de la vie, « je n'ai pas peur », tu rigoles même, comme anesthésiée de douleur. Ton corps est meilleur que le mien. Il arrive même à te faire oublier ce que tu es. Tu ne peux pas être humaine gamine. Tu n'as pas cette mauvaise réflexion dans le regard. À moins que ce soit ça, l'innocence bafouée, ce petit rien de plus adulte au fond de l'œil. Je ne sais pas. Je n'ai jamais réussi à lire dans les yeux d'Hugo pour y voir mes propres yeux. « Qu'attends-tu? » Elle me fixe, ses grands yeux me dévorent, je me sens comme absorbé, mais je ne le suis pas. « Je ne t'en voudrais pas. » … J'ai compris. Tu parles avec le désespoir, c'est ça? Tu voudrais pleurer, mais tu ne peux pas? Ah. Tu es bien une humaine pour ça! Je devrais peut-être te manger, finalement, parce que ceux sont des filles comme toi qui hurlent et deviennent des rock star, qui font du n'importe quoi sur scène et assassinent mes oreilles dans les boîtes de nuit. « Je savais que tu viendrais. » Je te regarde, tu rigoles, tu me touches le museau, avec un petit rire. Pauvre fille. « Mes rêves me l'ont dit, ils ne mentent pas. Après toi, il viendra une vieille femme, et tu la connais pas, mais nous, on s'en fout si elle vient ou pas, pas vrai? Tu as juste à me mordre, et j'oublierais, je te le jure, j'oublierais tout. ». Une vieille femme, tu dis? Tes rêves sont étranges, petite. J'ouvre la gueule, mes crocs effleurent sa gorge et tu rigoles, parce que ça te chatouille sans doute. Je t'aime bien, petite. « Izaak... » La voix qui résonne dans mon dos me glace le sang. Je me retire, et tu ris encore, petite folle amusée. Je détourne le regard, regarde la nouvelle arrivante que je devine être Ixtab. Toujours la même, radieuse, merveilleuse, avec cette poitrine lourde qui dit qu'elle a vécu longtemps, et ses yeux à l'âme meurtrie. Combien d'années que nous nous connaissons, ma belle Ixtab? Trop d'années à présent. Que tu es jeune à l'extérieur, mais comme ta chaire sent le flétrie et le vieux, ma pauvre. Comme tu es laide derrière ton masque antique, parcheminé. Je t'abhorre et t'adore, déesse de mes songes. Ô terrible Ixtab, je me recule devant toi et d'une patte qui se plie, je m'incline un instant, offert et donnant de ma personne. Ton sourire gracile et cruel me fait toujours cet effet destructeur. Tu m'arraches le coeur, cruelle, avec ce délicieux contour rouge sang. Tu es pourris de l'intérieur, et je t'adore, délicieuse créature. Tu étends ta main sur l'enfant, touche son front qui devient soudainement brûlant, et elle s'endort comme un ange, elle ferme les yeux, et j'entends le sifflement silencieux de l'air qui remplit et quitte ses poumons, régulièrement. « Tu ne l'as pas dévoré? » Tu me toises, hautaine. Je souris derrière mon habit de chien. « Tu ne la veux pas? » Un petit gargouillis horrible remonte de ma gorge et je recule, tout humble à tes pieds. Tu souris, tu sembles même satisfaite. « C'est une bonne chose. Un bon choix. » Tu te penches, et glisse ta main dans ma fourrure. Tu fermes les yeux, et j'aime ce moment.

Ce moment unique où tes cheveux se soulèvent, comme transportés par cents petites lucioles sanglantes, de petits points rouges dans l'obscurité, qui s'agitent. Tu parles en une langue que toi seule comprend, ou peut-être est-ce autre chose? Je ne sais pas si c'est vraiment une langue. Une petite flamme rougie remonte du sol, elle est minuscule, et tu l'attrapes de ta mort. Tu rouvres tes yeux, et je découvre leur belle couleur cramoisie. Qui t'a parlé, reine de la nuit? Qui fera bouger ce soir tes délicieuses lèvres? Je me rapproche, et alors tu ouvres la bouche et prend entre tes dents cette petite boule d'âme, ce fragment précieux. Tu le croques durement, en avale le sang rouge. Il coule sur le coin de ta lèvre, glisse sur ton menton et tâche ta peau blanc de marbre de cette couleur sanguine. Tu fermes les yeux, souffre un instant, puis tousse brutalement, avec un sourire satisfait finalement. Tu as un petit rire, et tes yeux couleur de sang se reposent sur moi, amusée. Tu te moques, reine de la nuit? « Dans bien des siècles, il te sera donné de croiser sur ton chemin un couple, fait d'une reine aux yeux d'émeraude et d'un roi au sang confirmé armé d'une rapière blanche. Ensemble ils marcheront. Ils sont le sang responsable des guerres de clan qui déchirent les clans de la nuit. Regarde-moi lycan, car là est ton choix. Verser ce sang princier et te faire maudire par les antiques, mais libérer les jeunes populations, les poussant dans les bras de Kohar l'Arménienne, ou passer ton chemin, et voir les guerres de nouveau éclataient sur les nouveaux continents crées... Réfléchis bien. » Divine pythie, infecte surtout. Je gronde. Ton charabia ne veut rien dire. Tuer le roi et la reine? Des clans de la nuit. Tu souhaiterais que je tue qui? Wolfgang ou Vlad? Derrière mes babines, je ronfle, soupire, et roule des yeux. La belle Ixtab approche de l'enfant endormie, se penche et la soulève hors du lit. Ses yeux sont à nouveau d'ivoire. Elle me fixe, avec un sourire en coin, moqueur. « Fuis petit loup, avant que les chasseurs n'arrivent. » Et comme elle finit sa phrase, elle disparaît. Je fais la moue. Fais chier. Je n'aurais même pas pu goûter de la petite, tiens. Je secoue la tête, redescend doucement les marches, attentif et concentré. Le corps a refroidi, et finalement, comme la graisse est à nouveau un peu compacte, il a l'air beaucoup moins appétissant. Je remonte à l'étage, me transforme en cet adolescent imberbe et dégueulasse. Je sens le chacal. Une douche s'impose. Je passe nu à l'étage, me balade dans cette maison vide à l'odeur de sang et de pisse.

Je glisse un pied dans la douche, allume l'eau froide. J'hausse un sourcil en voyant la marque de leur savon, fait la moue parce qu'avec l'odeur de ça, je risque d'attirer pas mal de truc sur moi, je soupire. Je n'aurais plus qu'à me rouler dans la cendre en sortant. Je me lave les cheveux, sort dehors et me sèche à l'aide de la première serviette qui passe. Un instant je m'arrête devant le miroir. J'observe ses mèches taillées courtes la semaine dernière, sauf ma frange, qui gagne en longueur. Je soupire, roule des yeux et détourne le regard : ça ne m'intéresse pas. J'ai juste l'air fatigué. J'attrape le premier jeans qui passe, sept fois trop grand, au moins, et une chemise blanche. Je renifle un peu, attrape les quelques billets cachaient entre cinq ou six bouquins, et ressort de la maison en évitant la marre de sang. Il va falloir que je m'achète de nouveaux fringues et un nouveau pistolet.

La dèche.


 

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