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 If I could melt your Heart, We'd never be apart - Luke

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Caelan de Saint-Ange
AGENT DU MINISTERE. ► Directrice de la Justice Magique.

► MESSAGES : 395
Jeu 7 Juil - 21:37


    Azkaban. Jamais elle n'aurait pensé mettre un jour les pieds dans ce qui était sans doute l'endroit le plus haï et le plus craint dans le monde des sorciers, objet de cauchemars inépuisable pour tous. Sur le pas de la porte, qu'elle observait plutôt calmement étant donné la situation, elle se dit que si tout se passait comme prévu, elle n'aurait pas à y revenir enchaînée, comme elle s'y était, si, en étant honnête, préparée en ayant le projet de tuer ses parents. Si son oncle la laissait tranquille, et fermait les yeux … Elle en doutait cependant de plus en plus. Elle se souvenait parfaitement de quand il l'avait interrogé sur cette foutue bague de fiançailles, et qu'elle lui avait répondu que Yon Winchester l'avait, il la lui avait prise pendant leur entrevue. La tête qu'avait fait son oncle l'avait renseignée sur les dangers qu'elle courrait à présent. Et ce n'était pas de bon augure. Il n'appréciait visiblement pas le nouveau chef des Mangemorts. Et ce n'était pas bon pour ses affaires. Mais elle avait tenu bon, et était partie, tête haute, en lui faisant comprendre que c'était comme ça, et pas autrement. Parfois, elle se demandait pourquoi il ne la faisait pas assassiner. Il n'avait qu'à demander à son taré de frère de le faire, il s'en ferait un plaisir. Peut-être l'aimait-il bien ? Peut-être aimait-il qu'on lui résiste, au final ? Elle n'en savait pas grand chose. En tous cas, elle ne l'avait pas mise au courant de sa présence en ces lieux. Non pas qu'elle voulait se cacher du fait de rendre visite à Luke, bien au contraire. Mais elle ne voulait pas qu'il interfère. En aucune façon. C'était sa démarche, celle d'aller voir son cousin et fiancé. Il lui manquait. Réellement. Et elle s'inquiétait, à sa façon. Elle y avait pensé, mais s'était souvent demandé si elle était en droit de faire ça. Et quel accueil il lui réserverait. Surtout au vu des doutes qu'elle avait. Oui. Elle se posait des questions. Elle avait rencontré Matt. Et … après coup, en apprenant l'enfermement de Luke, elle avait eu un doute. Et s'était repassé le film de la soirée du Bal. Peut-être. Peut-être pas. De toutes les manières, ça ne la regardait absolument pas. Enfin. si. Un peu quand même. Son nom avait été traîné dans la boue avec le sien, et elle devait subir les quolibets, les insultes, les regards, les menaces … Elle aurait aimé qu'il lui parle, en réalité. D'accord, tout était allé très vite. Peut-être l'aurait-il fait. Bon sang, il se doutait bien qu'elle n'allait pas lui demander de l'aimer. De faire l'amour avec elle. Elle voulait juste qu'ils trouvent un terrain d'entente pour faire ce qu'ils voulaient. Mais ils n'en avaient pas eu le temps. Pas l'occasion. Et puis, pour ce qu'elle avait à explorer, hein … Mais ce n'était pas le moment de penser à cela. Un geôlier venait d'apparaître.

    Il ne lui demanda pas le pourquoi du comment elle était là. Par contre, son regard se promena sans retenue ni gêne aucune sur les formes de la jeune femme, pourtant enveloppée dans une longue cape noire. Des quelques mèches de ses longs cheveux blonds s'échappant de sa capuche claquant au vent glacial quasiment surnaturel qui soufflait ici, à la pointe de ses chaussures, tout semblait le ravir. En même temps, il était dans une prison abominable avec d'autres hommes pour compagnons, dont la majorité était homosexuels, ou en tous cas accusés de l'être. Elle devait être la première femme qu'il voyait depuis longtemps. Toussotant d'un air offusqué et impatient, la jeune femme penchant la tête sur le côté, ses lèvres s'étirant dans un rictus faussement aimable :


    Je peux vous aider, ou vous allez me conduire là où je le désire ?
    J'ai bien deux-trois idées …
    C'était rhétorique. Il me semble que vous connaissez mon nom, et les conséquences que des paroles déplacées pourraient avoir.

    Elle détestait jouer à la sang pure. Mais voir le colosse crasseux qui se prenait visiblement pour un gros dur se retrouver soudain dans ses petits souliers, mais le cacher par un reniflement très peu élégant de macho fini était assez jouissif. Les hommes. Tous des porcs. Il finit par acquiescer, levant deux mains dans un geste d'innocence :

    Ne vous énervez pas comme ça, c'était plus un compliment.
    Et bien gardez les pour vous. Ce n'est pas pour ça que je me suis déplacée jusqu'ici.
    Bien sûr.

    Il fit grincer la grille et se pencha dans une révérence exagérée :

    Si Madame veut bien se donner la peine …
    Mademoiselle.

    Elle passa devant lui en levant les yeux au ciel. Elle n'avait vraiment pas envie, ni besoin de ça. En fait, elle était d'assez mauvaise humeur. Et surtout, elle était stressée. Et s'il ne voulait pas la voir ? Elle n'avait pas demandé à ce qu'on l'informe de sa venue. Elle voulait que ce soit une « surprise ». comme c'était stupide, comme pensée, non ? Comme à une surprise party. N'importe quoi. Oui, mais elle voulait le voir. Elle voulait qu'il sache qu'elle ne l'oubliait pas, et qu'elle le soutenait. Dans l'optique de réflexion que lui avait ouvert Yon, elle avait décidé de s'attaquer à cela. Tournait-elle le dos à sa nouvelle famille pour redevenir Kaprice Harlington ? Son oncle l'avait menacée de mort. Même si elle avait Yon de son côté, il finirait bien par y parvenir. Et surtout … surtout lui était revenu en mémoire le regard de Luke se baissant devant celui de son père. Un lien s'était créé, entre Luke et elle, s'entrelaçant aux brins de celui qui existait jadis. Elle ne pouvait pas se détourner de lui. Son regard s'était alors posé sur son annulaire, autour duquel manquait la bague. Elle n'avait pas pensé la redemander à Winchester. S'il la lui avait prise, c'était qu'il devait y avoir une raison. Oui mais voilà. C'était son choix. Celui d'accorder une place à Luke dans sa vie. L'aider. Et être à ses côtés. Même si cela voulait dire se passer la corde au cou. Ils sauteraient à deux, au moins. Et sa vie sentimentale était une telle catastrophe qu'elle s'était dit simplement que cela l'éloignerait de toute tentation. Chercher l'amour était vain. Croire l'avoir trouvé, une folie. Elle avait donc exposé ceci à Yon, qui lui avait rendu ladite bague. Sans le moindre mot. Si Caelan avait soutenu son regard, quelque chose s'était effiloché en elle. Il n'avait pas apprécié. Elle venait de le décevoir. Et ça … ça lui avait fait mal. Alors … alors elle espérait au moins que ça en vaudrait la peine. Et qu'elle ne venait pas de commettre une énième erreur.

    Elle suivit le geôlier sans prêter la moindre attention à ce qu'il pouvait bien marmonner dans un dédale de couloirs. Tout ceci lui faisait froid dans le dos. Elle ne se sentait pas à l'aise, bien loin de là. Si elle avait peur ? L'homme pourrait toujours essayer de lui sauter dessus. Elle avait sa baguette à portée de main, ça ne serait sans doute pas un problème. Sans doute. Elle ne savait pas trop. Fermant les yeux deux secondes pour ne pas voir les visages se pressant contre les barreaux, les mains qui y étaient agrippées et qui suivaient sa progression avec étonnement, elle essaya de se reprendre. Ce n'était pas le moment de flancher, certainement pas. Respirant à fond, elle reprit le dessus au moment où le molosse s'arrêtait devant une cellule et donner un grand coup dans les barreaux en gueulant :


    Midnight ! Tu as de la visite. J'sais pas si tu vas apprécier, si c'est pas l'cas, dis le moi, personnellement elle fera l'affaire.

    Elle ne prit même pas le temps de reprendre l'impoli. Baissant sa capuche, révélant son visage, elle s'approcha des barreaux, tentant de discerner le visage de celui qu'elle était venue voir dans l'obscurité.

    Luke ? C'est moi ...






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Luke Midnight
MAGISTER. ►ès Métamorphoses.

► MESSAGES : 573
Ven 8 Juil - 22:13


    Il avait appris à se méfier des bruits de pas qui se rapprochaient de sa cellule parce que, de façon générale, il avait eu plus que le temps de se rendre compte que ce n'était généralement pas annonciateur de bonnes nouvelles. D'ailleurs quelques heures plus tôt, deux gardiens étaient venus chercher Kelso et l'avaient emmené dieu seul savait où, quoiqu'il en soit, il n'était pas encore revenu, c'était tout ce que l'esprit de Luke parvenait à retenir. Et ce n'était pas une bonne chose, pas du tout. Il se recroqueville encore plus dans un coin sombre de son clapier, le visage sur les genoux, comme si cela pouvait empêcher les mauvaises choses d'arriver ; ça marchait rarement mais ça n'empêchait pas d'essayer. Un grand coup de bottes frappé dans les barreaux le fait sursauter et il se colle encore plus contre le mur, si tant est que ce fut chose possible. « Midnight ! Tu as de la visite. J'sais pas si tu vas apprécier, si c'est pas l'cas, dis le moi, personnellement elle fera l'affaire. » Le jeune homme ne relève même pas, se demandant à peine quel est encore cette entourloupe, ce piège qu'on lui tend. Lui faire croire à de la visite pour qu'il s'approche des barreaux et qu'un des gardiens le chope par le col pour « jouer un peu » ? Très peu pour lui, il ne se fera plus avoir. Alors, il ne bouge pas d'un pouce, si ce n'est les quelques tremblements qui agitent parfois son corps, parce qu'il a froid. « Luke ? C'est moi... » Son cœur manque un battement en reconnaissant la voix qui s'adresse à lui ; est-ce possible qu'elle soit vraiment là ou n'est-ce encore qu'un tour de son imagination ? Peut-être est-ce aussi, comme pour Matt, lui planter un couteau en plein dos qu'elle est venue ? Il l'ignore, mais il ne peut se défaire de l'envie, du besoin, de voir un visage connu alors il relève lentement la tête et laisse ses prunelles grises se poser sur la porte de la cellule, juste assez pour reconnaître la jeune fille. Ses yeux s'écarquillent un peu et un presque sourire vient naître sur ses lèvres bientôt noyé par ses larmes qui dévalent ses joues sans qu'il puisse rien faire pour les retenir. L'émotion, le soulagement, la joie, la douleur aussi, tout est ici décuplé. Il se relève difficilement en s'aidant du mur de pierres humides et il avance jusqu'à la porte, non sans avoir essuyé et calmer ses pleurs auparavant. Ses mains s'accrochent aux barreaux et il souffle. « Caelan ? »

    Elle peut enfin le voir un peu mieux, maintenant qu'il s'est approché et que la lumière l'éclaire. Plus habitué à une clarté aussi vive, il cligne plusieurs fois des yeux pour s'y habituer. Il a bien changé en un mois d'enfermement à Azkaban et la plupart des gens ne le reconnaîtraient pas s'ils le voyaient. De façon générale, lui qui était déjà frêle a bien maigri et n'a plus que la peau sur les os, tandis que son visage s'est fait plus émacié et plus anguleux. Il faut dire qu'il ne mange pas beaucoup de ce qu'on lui sert. Les premiers jours, il a tout simplement refusé de se nourrir car il n'imaginait pas qu'on puisse avaler un truc aussi infect. Et puis il a bien fallu se rendre à l'évidence, il n'aurait pas mieux que cette mélasse informe alors autant faire un effort et avaler quelques lapées, en se débrouillant comme il pouvait puisqu'on ne leur donnait pas de couverts. Et puis, depuis quelques jours, il ne mangeait de nouveau plus parce qu'il avait surpris Hopkins en train de cracher dans sa gamelle. Ses boucles blondes étaient emmêlées et sales, comme l'était le reste de sa personne par ailleurs. Mais au-delà de ça, c'était la lueur provocante et pétillante de ses iris qui s'était éteinte, ses prunelles se contentant d'arborer un gris délavé et sans la moindre vie. Il n'avait jamais été fort ni courageux et Azkaban l'avait brisé lui comme elle en avait brisé d'autres, plus féroces et plus coriaces. Toutefois, le pire restait à venir même si cela, il l'ignorait encore. « Mais qu'est-ce que tu fais là ? Comment tu as réussi à entrer ? » Il n'y croyait pas vraiment, sachant très bien lui-même que les visites n'étaient pas admises ici, après tout c'était une prison d'état, pas un centre thermal. Quelles cordes avaient-elle du tirer pour obtenir la permission de venir le voir, il l'ignorait, mais il était content qu'elle l'ait fait, quoiqu'il ait pu lui en coûter. « T'es pas venu me chercher, pas vrai ? J'vais pas sortir, hein ? » Il avait posé la question en connaissant déjà par avance la réponse, mais malgré tout, malgré cet endroit transpirant la peur et le désespoir, il avait gardé ce côté un peu naïf de celui qui pense que tout finit toujours par s'arranger. Peut-être que Matt l'avait mal habitué ; à force de le sortir du pétrin chaque fois qu'il y mettait un pied, Midnight avait finir par croire que la vraie vie c'était ça, que quoiqu'il fasse, Matt le sortirait toujours de la merde. Pas cette fois, visiblement... « J'suis content que tu sois là, si tu savais... »






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Caelan de Saint-Ange
AGENT DU MINISTERE. ► Directrice de la Justice Magique.

► MESSAGES : 395
Dim 10 Juil - 10:29


    Caelan ?

    Sa voix hésita, comme s'il ne croyait pas à sa présence. Comment l'en blâmer ? Les visites n'étaient pas autorisées, sinon, son père serait sans doute déjà venu, soit faire un scandale, soit le tuer de ses propres mains pour venger l'affront qu'il avait eu l'audace de faire à sa famille. Non que Caelan pensât que son oncle accordait une quelconque foi aux accusations qui avaient traîné son unique enfant jusque là. Mais connaissant maintenant ses accès de colère, il aurait pu vouloir détruire ce qui causait une tache sur l'image de famille parfaite qu'il s'efforçait de donner. Parfaitement respectable. Tout le monde y croyait. Désirant ne laisser cependant aucun doute sur son identité, elle s'avança un peu plus, quasiment jusqu'à ce que son front touche les barreaux. Ce fut à ce moment que Luke entra dans son champ de vision, ou plutôt, dans la lumière. Et elle eut un choc. Elle pâlit, sans doute, évitant de justesse un hoquet de surprise et d'effroi qui aurait sans aucun doute attristé son cousin, et ravit son bourreau, juste à côté de lui. Car il ne faisait aucun doute qu'ils ne servaient pas qu'à empêcher que les prisonniers ne s'échappent. Elle s'en doutait déjà, bien sûr, car le but de ce « programme » était de remettre les personnes « déviantes » dans le droit chemin. Mais l'état de Luke dénonçait un tel niveau de violence qu'il lui fallut tout le self control dont elle disposait pour ne rien laisser transparaître. Ou tout du moins le moins possible. Il n'était plus que l'ombre de celui qui était jadis son ami. Émacié, cadavérique, il avait perdu port altier, et maintien parfait. Avant, tout dans son attitude criait qu'il était supérieur, et qu'il le démontrerait quoi qu'il en coûte. Ses amis de Gryffondor le lui répétaient bien assez souvent, lui demandant pourquoi elle traînait avec un abruti d'aristocrate pareil. Mais Kaprice aimait ce côté, aussi, même si elle s'en moquait allègrement dès qu'elle le pouvait. Il semblait avoir perdu toute substance. L'aura de charisme qui l'entourait, alimentée par sa confiance en lui plus que visible et évidente s'était éteinte, comme si on avait soufflé une flamme. Mais ce qui était le plus frappant, en réalité était l'éclat de ses yeux, qui avait complètement disparu. Notant ces détails un par un, la jeune fille s'efforça de demeurer impassible. Mission impossible. Elle dut se mordre doucement la lèvre pour ne pas craquer. Elle avait envie de sauter à la gorge du geôlier juste à côté d'elle, ou de faire sauter ces foutus barreaux et d'embarquer Luke loin d'ici. Mais elle ne le pouvait pas. Pieds et poings liés, elle le regardait. Sans savoir quoi dire. Ou faire. Ce fut lui qui brisa le silence.

    Mais qu'est-ce que tu fais là ? Comment tu as réussi à entrer ?
    Je suis venue te voir, cette question. Quant au comment … Je suis allée voir le directeur. Il ne refuse rien aux demoiselles de bonne famille, il semblerait.

    Il s'était en réalité surtout incliné devant son argument stipulant que c'était son fiancé, et que la voir le ramènerait peut-être, sans doute même, dans le droit chemin. Que de la voir lui rappellerait les sentiments qui les unissaient, et que sa « guérison » serait plus rapide. Elle avait haï chaque minute de cet entretien. Cet homme faisait froid dans le dos, et était de toute évidence un vrai sadique. Le regard lubrique qu'il avait posé sur elle lui avait fait craindre qu'il lui demande des faveurs en nature pour la laisser voir Luke. Mais il s'en était abstenu, sans doute à cause de la renommée de la famille. Le résultat était qu'elle était là, et c'était tout ce qui comptait. Elle doutait que quiconque profite de cette ouverture. Les fiancées des garçons de bonne famille n'avaient pour la plupart aucune envie d'être mêlées à ce genre d'affaire. Elles y croyaient dur comme fer, elles, et s'en dédouanaient. Preuve qu'aucune d'elle n'avait vraiment compté sincèrement épouser leurs promis. On ne s'arrêtait pas au premier découragement, même si l'Amour n'était pas au rendez-vous. Et c'était ce qu'elle prouvait, en étant là, en le détaillant sans trop frémir. Même si le doute soufflait doucement dans son esprit, que son promis soit réellement homosexuel ou pas ne changeait rien pour elle. S'il n'exigeait pas la fidélité de sa part, il serait libre de faire ce qu'il voulait. Avec qui il voulait. Mais pour l'instant, il n'en avait guère la liberté, comme il le lui rappela, avec une question qui lui broya le coeur :

    T'es pas venue me chercher, pas vrai ? J'vais pas sortir, hein ?
    Non. Sa voix trembla légèrement. J'aurais aimé. Mais on m'a fait comprendre que ma simple présence ici était un miracle.
    Ça … D'ailleurs, quand tu auras fini, si tu pouvais faire partager un peu de ton miracle …
    Vous voulez vraiment que je vous colle un rapport, vous.

    Sa voix avait repris tout son aplomb alors que le grossier personnage juste à côté se faisait encore entendre. Elle ne s'était pas tourné vers lui. Elle était là pour Luke, et pour Luke simplement, il n'était pas question que ce gros balourd gâche tout. Elle avait besoin d'être avec lui, là, maintenant, et les barreaux qui les séparaient commençaient à lui être insupportables. Ses mains se posèrent sur les siennes, qui étaient agrippées aux barreaux. Ses doigts caressèrent doucement ceux de son cousin, et elle dut se mordre la lèvre alors qu'il prononçait les mots qu'elle avait redouté ne pas entendre :

    J'suis content que tu sois là, si tu savais...
    Et je suis heureuse d'être là …

    Mais elle aurait voulu plus. Plus qu'être une présence quasiment fantomatique de l'autre côté des grilles qui le maintenaient prisonnier. Pouvoir le serrer contre elle, pouvoir lui caresser les cheveux en lui murmurant que tout irait bien, même si ni lui, ni elle ne croiraient à ce mensonge crasse. Ses yeux se fermèrent trente secondes, puis, toujours sans le regarder, elle s'adressa à la brute épaisse :

    Ouvrez. Quoi ? Vous m'avez comprise. Il ne quittera pas sa cellule. Ce n'est pas ce que je vous demande. Ouvrez, laissez moi entrer, refermez, et disparaissez. Vous reviendrez ici dans une heure.

    C'était malheureusement le peu de temps qu'on lui avait accordé. L'endroit n'était guère accueillant, et désirer y passer plus de temps s'apparentait sans doute à du masochisme pur et dur, mais elle aurait, il était vrai, voulu pouvoir rester plus longtemps. Elle croisait les doigts. Même si elle avait vraiment l'air sûre d'elle, ça n'avait jamais été discuté avec le directeur. Cependant, elle maîtrisait maintenant suffisamment bien la menace due à son nom pour espérer que l'autre ne joue pas au con avec elle. Ses doigts crispés sur ceux de Luke, les yeux dans les siens, elle attendait.

    Tu as de la chance, j'ai toujours rêvé d'enfermer une jolie fille.

    Soupir de soulagement intérieur, qu'elle réfréna. Un doute s'empara d'elle. Et s'il la laissait là ? Qui s'apercevrait de sa disparition ? Son oncle, peut-être, mais il ne savait pas qu'elle était là, dans la logique. Sa colocataire restante ? Willara avait l'air à des milliers de kilomètres depuis que Karly était partie. Winchester ? Elle en doutait. Pas après la déception qu'elle lui avait infligée. Elle jouait à quitte ou double. Le tintement des clefs à la ceinture de l'homme la fit tressaillir, et elle se recula, le temps qu'il ouvre la porte. Elle lui tendit sa baguette quand il la lui demanda, la caressant du bout des doigts avec un sourire évocateur. Sa respiration s'accéléra légèrement. Sortir. Récupérer sa baguette. Il fallait espérer que la peur serait suffisante pour qu'elle ne courre aucun risque. Elle passa devant lui en faisant mine de ne pas noter sa courbette, et attendit qu'il ait refermé la grille pour avancer vers Luke. Doucement, quasiment timidement, sa main se posa sur sa joue. Comme si elle ne croyait pas ce qu'elle voyait. Et, n'y tenant plus, elle le plaqua contre elle, le serrant dans ses bras. La voix du bourreau se fit entendre.

    Comme c'est touchant. Midnight. Si tu partageais un peu … peut-être qu'on pourrait envisager d'être moins disons … directifs. Penses-y.

    Ses paupières se crispèrent, et elle enfouit son visage dans le cou de son cousin. Et se mordit la lèvre, alors qu'elle murmurait.

    Mon Dieu … Mais où sommes-nous ?






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Luke Midnight
MAGISTER. ►ès Métamorphoses.

► MESSAGES : 573
Jeu 14 Juil - 22:24


    Il suit sans les relever les paroles déplaisantes que le gardien échange avec sa cousine. En temps normal, si un rustre pareil s'était adressé à Caelan de la sorte, il lui aurait sans doute fait ravaler sa langue d'une remarque assassine qui lui aurait cloué le bec ou d'un sort bien placé. Mais ici, à Azkaban, il ne pouvait tout simplement rien faire ou peut-être même que cette vulgarité ne le choquait plus, tant il y était habitué, preuve qu'on s'accoutumait de tout. Ses prunelles grises se posent sur les doigts de la jeune femme qui se posent sur les siens, chacun d'un côté des barreaux et il pense à sourire, même s'il ne le fait pas. « Ouvrez. » Luke relève le regard, penchant légèrement la tête sur le côté comme il ne comprend pas ce qu'elle demande. Elle doit avoir perdu l'esprit, jamais le garde n'ouvrira cette fichue porte. « Quoi ? » « Vous m'avez comprise. » « Il ne quittera pas sa cellule. » Ca, c'était couru d'avance. « Ce n'est pas ce que je vous demande. Ouvrez, laissez moi entrer, refermez, et disparaissez. Vous reviendrez ici dans une heure. » Le type semble hésiter et Luke cille, un peu nerveux. « Tu as de la chance, j'ai toujours rêvé d'enfermer une jolie fille. » Le garde fait tinter ses clefs et s'approche de la porte ce qui fait que, instinctivement le jeune Irlandais recule, comme un animal apeuré, jusqu'à se mettre dos au mur de sa cellule. Il voit la porte s'ouvrir, sa fiancée donner sa baguette à son geôlier et comme la jeune fille entre dans sa cage, le maton referme les grilles dans un claquement sonore. Luke regarde Caelan approcher de lui, timidement, et c'est tout aussi craintif qu'il avance un peu vers elle. Il a un infime mouvement de recul lorsqu'elle avance sa main vers sa joue, comme s'il était effrayé par le contact aussi intime et, dans un sens, il l'est. En tous cas, cet endroit lui a appris à l'être. Lui qui, auparavant, provoquait à tout va et s'amusait à mettre les gens mal à l'aise à grands renforts d'effleurements et de caresses se retrouvait désormais à appréhender le toucher de sa propre cousine. Ses doigts se posent sur sa joue toutefois et, s'il tressaille, il finit par la laisser faire parce qu'après tout, il a confiance en elle. Il se surprend même à enfouir son visage dans la nuque de la jeune fille lorsqu'elle le serre dans ses bras. Elle a une odeur apaisante, une odeur de propre qu'on ne respire pas souvent ici. « Comme c'est touchant. Midnight. Si tu partageais un peu… peut-être qu'on pourrait envisager d'être moins disons… directifs. Penses-y. » Luke siffle mais l'autre est déjà parti. Il laisse la jeune fille enfouir son visage dans sa nuque et soupire d'aise. « Mon Dieu … Mais où sommes-nous ? » Azkaban ? L'Enfer ? Il y'a plusieurs réponses à cette question mais pourtant il n'en donne aucune.

    Lentement, il se dérobe à son étreinte, un peu par gêne sans doute mais aussi parce qu'il est sale et qu'il ne veut pas la salir à son tour. « Fais attention, j'suis... pas très propre. » Et c'est un euphémisme. Il soupire, regarde autour de lui et a un pauvre sourire en désignant la pièce de quelques mètres carrés tout au plus, sombre et humide. Dans chacun des coins, il y a deux paillasses, preuve qu'il n'est pas le seul à "vivre" ici. « J'te fais pas visiter... » Il marque un silence. « J'suis avec Gregory Kelso, mais... j'sais pas où il est là. Tu le connais ? » Après tout, elle a dû le croiser quelques fois dans les couloirs de Poudlard. Ca n'a pas vraiment d'importance mais il s'imagine la rassurer en lui laissant comprendre qu'il est avec quelqu'un qu'il connaît. C'est vrai que, d'un côté, il a de la chance, il aurait pu tomber sur pire. Mais il préfère ne pas y penser. Il reste debout là, au milieu, comme un idiot dans la semi-obscurité. Il n'ose pas l'inviter à s'asseoir, ce ne serait pas très galant vu ce qu'on trouve par terre. « Est-ce que mon père sait que tu es là ? Et... » Il a une hésitation bien perceptible mais demande finalement, à contrecœur presque toutefois car c'est une plaie non-cicatrisée. « ...est-ce que tu as vu Matt ? Non, oublie, je veux pas savoir. » Il se tord les mains nerveusement, étonné que Caelan n'ait pas encore posé la fameuse question du style...« T'as vraiment fait ces choses dont on t'accuse ? » Lui, c'est ce qu'il aurait voulu savoir en premier et avec qui, mais elle, elle semble ne pas se le demander. Ou peut-être juste qu'elle n'ose pas. Oui, c'est sans doute ça. « Il faut... il faut que je te dise un truc... » Il lève les yeux vers elle et la regarde, le plus sérieusement du monde, mais à vrai dire, au dernier moment, il hésite...






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Caelan de Saint-Ange
AGENT DU MINISTERE. ► Directrice de la Justice Magique.

► MESSAGES : 395
Dim 24 Juil - 10:36


    Les yeux clos, Caelan se prit à prier, soudain. Prier que tout ceci ne fut qu'un cauchemar et qu'elle se réveille, dans son lit, à la coloc, qu'elle se lève, qu'elle courre en hâte jusqu'à l'appartement que Luke partageait avec Matt et qu'elle lui expose ce rêve étrange qu'elle venait de faire, qu'il se mette à rire, lui disant qu'elle avait bien trop d'imagination. Oui mais voilà, elle avait tenté de faire ça, bien souvent, ces derniers temps, et même avec toute la volonté, toute la foi du monde, elle n'y était jamais parvenue. On ne changeait pas le cours des événements simplement en le voulait, ce qui était bien dommage, elle ne pouvait que l'accorder. Alors … alors il fallait composer avec ce que l'on avait. Même si tout ce qu'on avait, c'était une heure dans une cellule miteuse, une heure pour dire qu'on était là, même de loin, et qu'elle le soutenait, de tout son coeur, de toute son âme. C'était ce qu'elle essayait de lui faire passer, blottie comme elle était contre lui. Ses pensées allèrent un moment vers Sin, Sin qui disait tant aimer son cousin, et qui elle, ne s'était visiblement pas bouger. Quelle pimbêche inconstante, insolente et frivole ! Ou ces si bons amis. Est-ce qu'un seul d'entre eux s'était manifesté pour dire à quel point les rumeurs les laissaient indifférents ? La réponse semblait évidemment négative. Quelle bande de crétins finis, tous, autant qu'ils étaient. Et qu'après on ose lui dire qu'elle n'était aux côtés de Luke que parce que son oncle le lui avait enjoint ! Ces pensées négatives l'accaparaient, alors que finalement, son cousin rompit leur étreinte. Elle le laissa se dégager. Elle ne voulait pas le brusquer, surtout au vu de ces réactions. Craintif. Apeuré. Mais que lui avaient-ils fait ?

    Fais attention, j'suis... pas très propre.
    Oh. ça n'a aucune sorte d'importance.

    Elle s'en fichait franchement comme de l'an quarante. Qu'est-ce que ça pouvait faire ? Au pire, elle se nettoierait d'un coup de baguette en sortant d'ici, prendrait une douche et changerait de vêtements. Alors ? Alors elle haussa une épaule, devant l'air contrit de son cousin. Elle essayait de faire attention, aux mots qu'elle employait, à ses gestes. Elle ne voulait pas le brusquer, elle ne voulait pas lui faire peur, ou le blesser. Dans cet état de faiblesse, il lui faisait peur. Non, il ne lui faisait pas pitié. Ce n'était pas le genre de la maison. Son regard suivit les directions qu'il lui indiquait alors qu'il lui faisait l'inventaire de l'endroit. Ce ne fut que là qu'elle remarqua qu'il y avait une seconde paillasse. Étrange. Pourquoi les gens mettraient ils deux gays potentiels dans une même cellule ? Chassant cette pensée de son esprit, elle fit quelques pas dans l'endroit.

    J'te fais pas visiter...
    La décoration d'intérieur laisse un peu à désirer, tenta-t-elle non sans humour.
    J'suis avec Gregory Kelso, mais... j'sais pas où il est là. Tu le connais ?
    Oh, Greg ! Oui, enfin, de nom, au moins. Et pour l'avoir vu voler. Et par …

    Aaron, faillit-elle dire. Oui. Évidemment. Se mordant l'intérieur de la joue, elle soupira. C'était du grand n'importe quoi. Pourquoi enfermerait-on les gens sur leurs préférences ? L'homophobie était une chose qu'elle n'avait jamais comprise, et toujours condamnée, par ailleurs. Mais il y avait tellement de choses qu'elle ne comprenait pas, ni n'admettait, dans ce monde actuel. Elle voulait croire qu'autre chose était possible. Et, chose étrange, son espoir venait de l'homme qui était à la tête de ceux qui se trouvaient au pouvoir. Un ordre différent, avec des gens de valeur au pouvoir, et non pas à cause de leur naissance. Juste par pouvoir. Par conviction. Et par … oui, talent. Mais ce temps n'était pas encore arrivé, et n'arriverait sans doute jamais. Pour l'instant, il n'y avait qu'eux deux, fiancés, de sang pur, se retrouvant ici à cause de la connerie humaine. Face à face. Et Caelan ne savait pas vraiment quoi dire. Lui donner des nouvelles du monde extérieur ? Lui parler de la pluie et du beau temps ? Lui mentir ?

    Est-ce que mon père sait que tu es là ?
    Non. Enfin, en tous cas, je ne lui ai pas fait part de ce projet. Nos relations sont … encore plus tendues que d'ordinaire dernièrement. Ce qui n'était pas peu dire. Elle eut un léger rire. Je suis moins contrôlable qu'il le voudrait. Je fais des choses par moi-même. Après … peut-être qu'il le sait. Franchement, je m'en fous.

    Non, elle n'avait pas changé entre temps. Même si Luke avait une peur bleue de son père, il n'impressionnait pas Caelan. Elle savait qu'il avait besoin d'elle plus que l'inverse, et, depuis qu'elle avait un allié de l'importance d'Yon, elle n'en avait vraiment plus peur.

    Et...
    Oui … ? s'enquit-elle, intriguée par cette hésitation.
    ...est-ce que tu as vu Matt ? Non, oublie, je veux pas savoir.

    Les sourcils de la jeune femme se froncèrent, alors que les battements de son coeur s'accéléraient doucement. La question. L'hésitation. Le refus. Est-ce que … ? Elle se secoua mentalement, il ne fallait pas qu'elle hésite comme ça. Tac au tac. Elle n'était pas venue là pour ça, ce n'était pas le moment. Et ces soupçons étaient peut-être infondés, elle ne voulait pas l'accabler encore plus qu'il ne l'était déjà. Elle choisit un air détaché, essayant de faire fi de son énervement à la simple mention de ce nom :

    Non, je ne l'ai pas revu depuis le Bal. Et à vrai dire, je doute que cela change. Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué … Enfin bref. Je déteste qu'on m'ignore, me manque de respect ou m'insulte d'une manière ou d'une autre. Il a fait les trois en une seule entrevue. Ça me suffit donc.

    Ça avait peut-être été un peu violent, mais à vrai dire, elle n'avait pas bien digéré cette soirée. Il n'y avait que son oncle pour ne pas la considérer comme un véritable désastre, juste parce qu'ils avaient eu droit à une photo de Luke et elle en train de s'embrasser dans le journal du lendemain, au fil de l'article, avec un encart sur leur cas. Pour elle … elle s'était rendu compte que le monde des Sangs Purs puait encore plus que le soit-disant purin qui constituait la « plèbe », et les Sang Impurs. Elle se mordilla doucement la lèvre, avant de hausser une épaule.

    Désolée.
    Il faut... il faut que je te dise un truc...

    Peut-être n'avait-il pas entendu son discours, ou n'y avait-il pas fait attention, car quand la jeune fille releva son regard vers elle, elle le vit préoccupé. Hésitant. Et un peu déchiré. Son sang ne fit qu'un tour alors qu'elle comprenait ce qu'il voulait faire. Se justifier. Avouer. Ou nier. Ce serait mentir de dire qu'elle ne voulait pas savoir, qu'il y avait une part d'elle qui voulait entendre si les brimades dont elle faisait l'objet était justifiées ou pas, s'il avait été enfermé là pour une bonne raison, et si la théorie qui avait commencé à s'échafauder dans son esprit au Bal était correcte, ou ne relevait que de son imagination, et de sa colère envers Matt. Si ces effleurements, ces regards, ces silences, elle les avait imaginés. Mais en même temps … à la voir là, si fragile, à se tordre les mains, et supplice … Doucement, elle s'approcha, les lui prit, et plongea son regard dans le sien. Elle n'était pas là pour ça. Elle ne voulait pas être tortionnaire alors qu'elle venait lui apporter douceur et réconfort. Aussi, prit-elle la parole, lentement, en douceur :

    Luke … Je ne suis pas venue pour ça. Ne te sens pas obligé de dire quoi que ce soit. Tu sais … Elle baissa les yeux quelques secondes, avant de les relever. Ce que j'aurais aimé te dire, après nos fiançailles, mais nous n'avons jamais pu avoir cette discussion, c'était que ça n'avait pas à être un fil à la patte. Qu'on pouvait faire nos vies comme on l'entendait. Si ça te convenait, bien sûr. Le tout était d'en informer l'autre … pour éviter d'être pris au dépourvu. Un de ses doigts se passa sous le menton de Luke. Mais là, ce n'est peut-être ni le moment, ni l'endroit.






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Luke Midnight
MAGISTER. ►ès Métamorphoses.

► MESSAGES : 573
Lun 5 Sep - 20:40


    « Est-ce que mon père sait que tu es là ? » « Non. Enfin, en tous cas, je ne lui ai pas fait part de ce projet. Nos relations sont … encore plus tendues que d'ordinaire dernièrement. Je suis moins contrôlable qu'il le voudrait. Je fais des choses par moi-même. Après … peut-être qu'il le sait. Franchement, je m'en fous. » Luke esquisse un sourire impressionné par la nouvelle Caelan qu'il a devant lui. C'est vrai qu'elle n'a jamais été une jeune femme soumise, même lorsque Luam l'a fait entrer dans la famille, elle ne s'est jamais montrée docile mais de là à lui rendre visite à Azkaban sans son autorisation... Vraiment, elle a changé, plus qu'il ne le saurait le dire et il trouve ça bien. « ...est-ce que tu as vu Matt ? Non, oublie, je veux pas savoir. » « Non, je ne l'ai pas revu depuis le Bal. Et à vrai dire, je doute que cela change. Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué … Enfin bref. Je déteste qu'on m'ignore, me manque de respect ou m'insulte d'une manière ou d'une autre. Il a fait les trois en une seule entrevue. Ça me suffit donc. Désolée. » Il réagit à peine, déjà ailleurs. A partir du moment où elle a répondu "non", il a déjà arrêté d'écouter ce qu'elle disait. Non pas que ça l'intéresse pas, juste qu'il a un mal fou à se concentrer suffisamment pour tenir une conversation correcte. « Il faut... il faut que je te dise un truc... » « Luke … Je ne suis pas venue pour ça. Ne te sens pas obligé de dire quoi que ce soit. Ce que j'aurais aimé te dire, après nos fiançailles, mais nous n'avons jamais pu avoir cette discussion, c'était que ça n'avait pas à être un fil à la patte. Qu'on pouvait faire nos vies comme on l'entendait. Si ça te convenait, bien sûr. Le tout était d'en informer l'autre … pour éviter d'être pris au dépourvu. Mais là, ce n'est peut-être ni le moment, ni l'endroit. »

    Il retire lentement ses mains des siennes, sans tout à fait comprendre où elle veut en venir. Il fronce les sourcils, réfléchissant avec difficulté, tournant et retournant les mots dans son esprit sans cesse. Il lève à nouveau les yeux vers elle et remue la tête négativement. « Ce ne serait pas une vie, Caelan. Ni toi, ni moi ne serions heureux. » Il soupire. « Si jamais je sors d'ici un jour, je ferais mon possible pour te rendre ta liberté, je te le promets. » Une ombre passe sur son visage et son regard gris déjà éteint semble mourir un peu plus. « Je suis désolé que tu aies à supporter le poids de ma faute à l'extérieur. Je n'ai jamais souhaité te faire du mal et je m'en veux que tu aies à payer pour ce que j'ai fait. » Voilà, au moins c'était dit. Il l'avait enrobé comme il pouvait, certes, mais il reconnaissait être coupable de ce dont on l'accusait. Comme si les idées s'associaient d'elles-mêmes, il ajouta. « Matt. Il est ici. Comme... gardien. » Il détourne le regard car même à dire c'est trop dur, tellement qu'il ne supporte même pas d'entendre le poids de la trahison de celui qu'il aimait.






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Caelan de Saint-Ange
AGENT DU MINISTERE. ► Directrice de la Justice Magique.

► MESSAGES : 395
Sam 10 Sep - 9:16


    Ce ne serait pas une vie, Caelan. Ni toi, ni moi ne serions heureux.
    Il y a bien longtemps que j'ai compris que le bonheur n'existait que pour les simples d'esprit, Luke.

    Ou pas si longtemps, en réalité, mais la formulation lui avait sauté aux lèvres. Elle l'avait regardé lui retirer ses mains sans comprendre ce qui se passait. Heureuse ? Le serait-elle seulement un jour ? On lui avait brisé le coeur et les ailes un nombre si incalculable de fois qu'elle était venue à en douter sérieusement. Yon lui offrait une échappatoire, un but, mais il ne lui avait pas promis le bonheur, et elle ne demandait à personne de le faire. Désenchantée ? Totalement. Qu'attendre de la vie quand elle vous a déjà trop fait miroiter, et trop repris ? Elle n'y croyait plus, tout simplement. Debout, face à lui, dans cette cellule, Caelan se rendit soudain compte qu'effectivement, elle avait changé, en profondeur. Elle n'était plus cette brunette pleine d'espoir dans l'avenir, qui pensait qu'accomplir une vengeance et obtenir l'homme qu'elle souhaitait la comblerait. Rien ne pourrait sans doute plus la combler. Et elle ne le demandait pas. Triste constat ? Peut-être.

    Si jamais je sors d'ici un jour, je ferais mon possible pour te rendre ta liberté, je te le promets.
    Quoi ?

    Sa voix s'étrangla alors que son regard descendait sur la bague de fiançailles qu'elle était retournée réclamer à Yon, pour montrer à Luke qu'elle ne le laisserait pas tomber. D'un coup, stupidement, c'était comme si c'était lui qui la laissait tomber. Elle se rendit compte qu'elle aurait du le remercier. Qu'il veuille s'opposer à son père pour rompre leurs fiançailles. Qu'il agisse, quelque part, plutôt que de subir. Mais récupérer cette chose lui avait valu une baisse certaine dans l'estime de Winchester, et tout ça pour quoi ? Qu'au final il se désolidarise d'elle. C'était un peu comme ça qu'elle le voyait. Elle avait résolu de s'engager, jusqu'au bout, pour s'entendre dire que ce n'était pas la peine. Elle ferma les yeux, deux secondes. Il fallait qu'elle se calme, mais ses mains tremblaient doucement. Dans un murmure, elle questionna :

    Tu veux dire que je supporte brimades et quolibets toute la journée, on me demande si tu aimes me prendre par derrière et j'en passe des meilleures, que je passe mon temps à te défendre, que … que j'ai signifié notre engagement à une personne sont l'opinion m'importe énormément, et que j'ai reçu sa déception en retour pour rien ?
    Je suis désolé que tu aies à supporter le poids de ma faute à l'extérieur. Je n'ai jamais souhaité te faire du mal et je m'en veux que tu aies à payer pour ce que j'ai fait.

    Ç'eut l'heur de la calmer légèrement. Surtout qu'il venait d'avouer. L'aveu était faible, formulé à demi-mots, mais cela suffit pour qu'elle comprenne. Et qu'elle arrête tout reproches. Elle se mordit légèrement l'intérieur de la joue, se sentant incroyablement stupide. Essuyant ses mains moites sur son pantalon, elle haussa une épaule, tentant un sourire qui se solda en demi-grimace :

    Désolée. Je ne voulais pas m'emporter. C'est … Tu ne devrais pas avoir à subir ça. C'est trivial. Raciste. Débile. Et ...
    Matt. Il est ici. Comme... gardien.
    Pardon ?

    Une gifle en pleine face, voilà ce qu'elle venait de se prendre. Et en même temps, elle n'en était pas la victime. Ses yeux s'accrochèrent au visage de Luke, qui ne lui laissa plus aucun doute, si d'aventure elle en avait encore. Il QUOI ? Elle ne parvenait pas à allier deux pensées pour faire une suite cohérente. De la colère à l'état pur bouillait en elle, aubaine pour les morceaux du Pendule qui reprirent leur joyeuse danse dans ses vaisseaux. Serrant les poings, réécartant les doigts, elle tentait de ce calmer. Il avait fait tout un foin à cette soirée en sous-entendant que lui était un réel ami de Luke, et qu'elle n'était qu'une arriviste, et il s'était porté volontaire pour être son tortionnaire ? Tout pour sauver son joli petit cul, hein ! Ses dents grincèrent dangereusement et elle lâcha dans un murmure:

    Je vais le tuer.

    Et, comme un ouragan en furie, elle se détourna vers les barreaux sur lesquels elle frappa du poing en hurlant:

    MATT HEMMINGTON !






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Matt Aindreas Hemmington
AGENT DU MINISTERE. ► Président-Sorcier du Magenmagot.

► MESSAGES : 129
Sam 15 Oct - 14:41




    Mangemort. Ce mot avait-il seulement encore un sens aujourd'hui? Avec Chain et Luke, tout avait eut un sens parfait, cohérent, intelligent. Mais un trio ça ne marche que par trois, et depuis que Luke était derrière les barreaux, les relations entre Chain et Matt s'étaient tantôt rapprochées, tantôt dégradées. Ils avaient du parler des centaines de fois pour que Chain ne craque pas, et ça avait été dur pour eux deux finalement de ne pas se battre, parce que plus les jours passés, plus c'était difficile de rester de marbre. Chain n'était pas un sentimentale, il n'avait pas grandi chez Duncan Hemmington c'était vrai, mais il n'avait pas eut un père très tendre tout de même – et même avec ça, il commençait à traîner des pieds dans les couloirs, à baisser les yeux devant certaines horreurs, prétextant à une nausée, une gueule de bois parfois, et il se retenait de ne pas vomir quand on commençait à devenir bien plus sadique qu'avant devant lui.

    Pour Matt, c'était autre chose. Plus facile aurait été faux. Il avait tout simplement une aptitude naturelle à se déconnecter de la réalité, à voir sans regarder, à sourire en pensant à autre chose, à rester d'un marbre glacial devant les détails les plus crasseux de la belle prison. C'était sans doute ce qui faisaient que Chain et Matt ne s'entendaient pas sur tous les points. Cette expression, ce sourire moqueur et amusé que Matt pouvait avoir devant les cellules, Chain lui avait sortit qu'il ne comprenait pas, qu'il n'arrivait pas à savoir s'il était faux, ou s'il était vrai. Il était toujours faux, Matt le savait, il en était sûr. Il imaginait juste toutes les façons imaginables, probables, possibles et délectables de tuer, d'étriper, dépecer, éventrer et saccager le corps d'Edward Clash – et ça, ça lui faisait toujours un bien fou.

    Les jours, cependant, se faisaient longs. Très, trop, longs. Le regard las, Matt passa en revue les dernières cellules de son étage. Plus derrière lui, Huvard violait une gamine dans une cellule, et sa voix grasse, étouffée sans doute par son double-menton, trahissait qu'il aurait bientôt fini. Matt jeta un œil à sa montre et grimaça. Cinq minutes. Précoce. Il passa à nouveau devant les cellules, annonça à Huvard qui remontait sa braguette qu'il quittait le cinquième étage du quartier féminin car il devait récupérer son poste à l'étage de Luke – poste chéri qui lui permettait de garder un œil sur les allers et venus de Clash. Il salua Chain sur le passage, pointa, passa les portes lourdes et se mit à ralentir, soupirant. Ça sentait fort par ici. La mort, sans doute, lui souffla sa conscience. Il marcha un peu plus, jetant ici et là des regards aux cellules où les mouvements n'étaient plus que des ombres, où les hommes s'assimilaient à des pierres, inertes, dures, sales. Gris, aussi.

    Une voix s'éleva dans le fond du couloir, le bruit métallique de barreaux frappés rendant plus agressif encore le hurlement. Les yeux anthracite du géant irlandais se firent corrosifs. On ne hurle pas dans Azkaban. Tout ne doit être que silence et pleurs – comme en enfer. D'autant plus que cette voix, si elle ne lui était pas familière, il savait très bien à qui elle pouvait appartenir. Il posa son regard sur Jenkins, et d'un accord commun s'avança. Les portes s'ouvraient devant lui dans un bruit de rail, et se refermait comme un couperet dès qu'il eut passé le talon du second pied.

    Et alors il se plante là, le regard un peu terrible, et aujourd'hui il ne sourit pas. Il est de marbre, cette face neutre, il est immense Matt Hemmington, le brassard « GARDIEN » autour du bicep gauche. Ses mains sont tellement larges que c'en est démesuré. Il la fixe, elle, parce que ses yeux ne peuvent pas, pas une seule seconde, se posait sur Luke sans ciller. Alors ça sera elle sa proie. Il fronce les sourcils.

    « Tu as besoin de quelque chose Caelan? De sortir peut-être? » Sa voix est froide. Matt n'a jamais été un tendre, encore moins devant la fiancée de son copain qui, tous les deux le prennent pour le dernier des connards du monde. Dans son crâne, il y a Clash qui meurt qui passe en boucle. Tout ça, c'est de sa faute. Tout ça se paiera...

    You will be crying out my name...








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Luke Midnight
MAGISTER. ►ès Métamorphoses.

► MESSAGES : 573
Dim 16 Oct - 1:04


    « Matt. Il est ici. Comme... gardien. » « Pardon ? » Il n'a qu'un pâle sourire devant sa réaction et il lui dirait bien que, oui, à lui aussi ça lui a fait bizarre de le voir débarquer là, sans lui accorder le moindre regard ou la moindre parole réconfortante, se contentant de n'être qu'un gardien parmi tant d'autres. Il a envie de lui dire qu'il en crève et qu'il ne comprend pas ce qu'il a bien pu faire de mal pour que Matt le trahisse ainsi, pour qu'il se repaisse de sa douleur comme ça. « Je vais le tuer. MATT HEMMINGTON ! » Il écarquille les yeux en la voyant faire, frapper sur les barreaux et hurlant le nom de l'Irlandais pour l'inciter à venir, si bien qu'il met quelques longues secondes de trop avant de réagir et de s'exclamer, horrifié. « Non ! Fais pas ça ! Il va venir ! » Oui, comme si ce n'était pas le but de la manœuvre ! A la différence près que lui, il ne voulait pas le voir ; si Caelan voulait parler à Matt, qu'elle le fasse ailleurs, pas ici, pas devant lui. Il l'attrape par le bras et, avec une force qu'il ne pensait plus avoir, il l'attire en arrière, la forçant à cesser son tapage, priant intérieurement pour que Matt ne l'ait pas entendu ou qu'il ne daigne pas se montrer. Il ne demande que ça, ce n'est quand même pas grand chose quand on est enfermé dans un endroit aussi sordide qu'Azkaban.

    Mais Dieu est mort vraisemblablement ou alors il n'a que faire des suppliques d'un type comme lui, car déjà Hemmington se montre devant les barreaux. Les prunelles grises comme le ciel Irlandais ne peuvent tout de même pas s'empêcher de glisser sur le visage de Matt, d'espérer. Mais Matt ne le regarde pas, ne lui accorde même pas un coup d’œil, et Luke se sent crever encore un peu plus à l'intérieur. En fait, si les gardien savaient ce qui se trame dans l'esprit de l'adolescent aux boucles blondes, ils n'auraient pas besoin de le frapper pour le torturer, il suffirait de lui mettre Hemmington devant les yeux et qu'il garde ce masque d'indifférence. Sûr qu'il finirait par supplier qu'on le tue. Il baisse le regard, les poings serrés. Ne pas pleurer. Ne pas se donner en spectacle. Ne pas supplier qu'il le regarde, qu'il lui explique. Avoir l'air aussi indifférent que lui. « Tu as besoin de quelque chose Caelan ? De sortir peut-être ? » « Il lui reste encore dix minutes, Ma... » Il se reprend. Non, il ne l'appellera pas par son prénom. Lui aussi, il peut jouer les indifférents, même si Hemmington n'en aura sans doute rien à foutre.« ...monsieur. » Ses iris gris restent fixés sur le brassard siglé de Matt et il frissonne. Il meurt d'envie de lui poser les questions qui lui brûlent les lèvres, de comprendre, mais il n'est pas temps. Ses doigts s'accrochent aux barreaux de sa cellule et il ose enfin lever le regard vers lui. Une supplique muette.Regarde-moi. Regarde-moi et dis moi que tu ne m'aimes plus. Que tu me hais. Et alors je pourrais sombrer.






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Caelan de Saint-Ange
AGENT DU MINISTERE. ► Directrice de la Justice Magique.

► MESSAGES : 395
Mar 22 Nov - 22:08


    Non ! Fais pas ça ! Il va venir ! Je veux oui, grinça la jeune femme. Elle était dans une colère noire, telle qu'on ne lui en avait pas connu depuis très, très longtemps. Sans doute depuis toujours, en réalité. On pouvait s'offusquer du fait que Caelan ne savait pas que Luke était son cousin depuis très longtemps, la blâmer d'être une arriviste et de ne faire que jouer un rôle, il n'en restait pas moins qu'il avait gagné son amour total et inconditionnel. Pas au sens dans lequel certains le craignaient, bien au contraire, un amour fraternel, sain, sans aucune perversion ou sentiment déplacé. Et là, elle était furieuse. Et ce n'était pas une bonne chose, même si la frustration, la colère qu'elle ressentait depuis l'incarcération de Luke, ou même avant, depuis son entrée dans cette sacrée famille allait peut-être enfin pouvoir s'exprimer, puisqu'elle semblait avoir trouvé un exutoire. En effet, l'onde de choc que répercutait chaque vaisseau de son corps commençait de nouveau à faire trembler les fragments du Pendule, disséminés maintenant dans les veines et artères reliant ses doigts à son coeur. Au fur et à mesure que le sang s'écoulait, de plus en plus rapidement, sous les impulsions saccadées de son coeur plein de fureur, les éclats transitaient, entrant en résonance les uns avec les autres. Jamais encore ils n'avaient atteint l'harmonie parfaite, mais c'était peut-être pour aujourd'hui. Ou pas, en fait. La main de Luke la décollant des barreaux la fit sortir de l'espèce de transe dans laquelle elle semblait avoir été plongée, et elle le regarda, presque surprise. Sa respiration se calma quelque peu, mais elle était bien loin d'être apaisée. Elle s'en voulut, soudain, en voyant le regard désespéré de Luke. Attrapant doucement sa main, elle allait s'excuser, elle n'avait absolument pas pensé deux secondes à ce qu'il pouvait ressentir en sa présence, toute à son envie de le réduire en chair à saucisse. Comme si elle avait une seule chance ? On se le demandait. Surtout quand sa voix retentit finalement, et qu'elle se tourna vers lui.

    Tu as besoin de quelque chose Caelan ? De sortir peut-être ? Il était grand. Très grand, plus que dans son souvenir, sans aucun doute. Mais peut-être était-ce l'effet des barreaux, du fait d'être enfermée, et lui dehors. En tous cas, elle se souvenait très bien de son regard d'acier, et de sa voix absolument charmante quand il s'adressait à elle. Sauf que si elle avait pu le comprendre à postériori à cette soirée où elle avait, excusez de peu, osé embrasser Luke en public, là, ça la dépassait. C'était un connard, un crétin. Il n'y avait pas à aller chercher plus loin. Ses poings s'étaient serrés, et elle avait lâché la main de Luke du même mouvement. Son sang venait de recommencer à bouillonner. Mais... Il lui reste encore dix minutes, Ma ...monsieur. Ses dents grincèrent et elle ravala la violente diatribe qui lui brûlait les lèvres. Pas maintenant. L'urgence était de soustraire Matt au regard de Luke. Elle aurait tout le temps après. Elle pensait vraiment à s'énerver après lui ? Vraiment à lui dire ses quatre vérités en face ? Vraiment à en venir à la violence, magique ou non, s'il le fallait ? Affirmatif. Et vous ne rêvez pas, Matt pouvait sans aucun doute broyer sa nuque entre deux doigts, à peu de chose près. Mais elle n'en avait cure, très franchement. Aveuglée, totalement, par ce besoin de venger Luke, qui souffrait par la faute de cet enculé (et le mot était choisi, dans son esprit), elle était prête à beaucoup. Pour ne pas dire à tout. Elle s'avança donc d'un pas, peut-être pour protéger Luke de son ombre, comme elle le pouvait. Elle darda son regard sur lui, promesse d'une entrevue future qu'il ne saurait refuser (au pire, elle tenait un des gardiens par les couilles, elle n'aurait qu'à demander « gentiment » ou le trouver): C'est exact, il me reste dix minutes. Pendant ce temps j'aimerais que tu récupères ma baguette et que tu reviennes me faire sortir au bout de ce temps, Hemmington. Froide, hautaine, elle savait le faire, elle aussi. Avec un mouvement de main lui signifiant qu'il pouvait disposer, elle lui tourna le dos sans autre forme de procès. Ici, il n'était pas l'héritier Hemmington à ses yeux. Juste un maton comme les autres, auquel elle aurait cassé la tête juste pas principe, juste parce qu'il consentait à cette ignominie. Mais il était vrai que le reste lui donnerait droit à un supplément. Quoi ? La peur paralysait. Elle ne pouvait juste pas se le permettre.

    Avançant d'un pas, elle prit la main de Luke, et l'entraîna un peu plus loin dans la cellule, sans un regard de plus en arrière, se comportant comme une parfaite garce de sang pur. Quoi, il lui avait reproché de ne pas en être une, non ? Laisser là l'autre idiot, et se concentrer uniquement sur son cousin, il n'y avait que lui qui comptait. Se mordillant doucement la lèvre, elle finit par caresser doucement sa joue, dans un murmure: Je suis désolée … J'ai pas réfléchi … je m'en occuperai après. Penchant la tête sur le côté, elle finit par la secouer, avant de demander: Combien de temps encore … ? Allaient-ils le garder là ? Allait-il souffrir la proximité du pire des bourreaux ? Serait-il éloigné d'elle au point qu'elle ne pouvait le soutenir physiquement ?










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If I could melt your Heart, We'd never be apart - Luke

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