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Danny Brisbow


► MESSAGES : 278
Lun 20 Juin - 21:03


Réservé à Aaron.


    Alors que la journée de cours arrivait à son terme, que ceux qui avaient eut la chance d'y assister se pressaient dans les escaliers afin de retrouver leurs dortoirs, une frêle silhouette, discrète, se frayait rapidement un chemin à contre courant. Longeant le garde-fous sur sa gauche, les yeux rivés vers le sol, la main droite ouverte contre sa joue, comme s'il tenait à rester incognito du monde qui l'entourait, il passait quasiment inaperçu.

    Parfois, un élève levait les yeux sur lui mais, mais parce qu'il détournait la tête aussitôt, il était difficile de distinguer son visage. De plus, les jeunes avaient en général d'autres choses à faire et, dans un escalier, ils prenaient rarement la peine de se retourner lorsque quelques chose les intriguait.

    Parfois un petit "Salut Danny !" se faisait entendre. Mais il ne réagissait pas et, au contraire, semblait hâter le pas. Incident sans suite. Personne ne voyait rien. Car personne ne voulait voir. Ses yeux rougis par la peine, les larmes qui coulaient encore le long de ses joues, les quelques gouttes de sang qui entachaient son col de chemise en gouttant doucement le long de sa nuque et de son avant bras. Sa main servait en fait d'avantage à stopper le saignement qu'à masquer son visage. Car sur sa joue droite et sous la main qui la couvrait s'étirait encore une plaie de plusieurs centimètres.

    Arrivé au deuxième étage, il s'éloigna finalement de la foule pour pénétrer, seul, dans les toilettes abandonnées. Tout y était plus calme, comme si le monde extérieur avait subitement disparu à l'instant même où il avait refermé la porte derrière lui. Le clapotit de quelques fuites, les sanglots du jeune homme, le moindre son semblait s'amplifier ici.

    Haletant, hésitant, il s'approcha d'un des robinets et l'ouvrit en grand. Un regard vers la vieille glace, une grimace, il n'était plus que l'ombre de lui même. Les yeux rouges, l'air fatigué, il ôta la main droite de sa joue et aussitôt d'épaisses et visqueuses goûtes de sang s'écoulèrent le long de sa joue.

    Le jeune homme gémit doucement lorsque l'eau à la propreté très relative coula sur la plaie. Son col restait sale et, sur sa nuque, quelques tâches de sang subsistaient. La plaie saignait encore, mais on la distinguait beaucoup mieux désormais. Du bout des doigts, non sans grimacer, il la tritura quelques instants. Longue de quelques centimètres, il sembla inquiet en constatant sa profondeur.

    Avec un peu de chance, la magie pourrait la faire disparaître rapidement, pensa-t'il en saisissant sa baguette. Mais lorsqu'il releva la tête, il s'aperçut qu'il n'était plus seul. Encore en larmes, il ne tenait vraiment pas à ce que quiconque le trouve dans cet état.







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Aaron O. Vanna Syl


► MESSAGES : 218
Jeu 30 Juin - 14:59






    Dans le dédale froid, Aaron observait d’un oeil absent ce qui était le spectacle macabre de tous les jours. Les sangs-de-bourbe, ici et là, étaient bousculés comme un troupeau de bovin. Les plus jeunes jetaient des regards affolés à leurs aînés qui avaient déjà perdu la foi, ce petit quelque chose qui avait jadis soulevait des peuples et qui ici les faisaient se taire face à l'oppression. Il eut une moue dégoûtée pour toutes ses personnes qui ne luttaient pas. Il pouvait bien comprendre qu’on est peur, de la souffrance, voir même de la mort, mais y avait-il vraiment une raison valable à la résignation? Est-ce que Lucy Clearwater avait perdu cette fougue dans ses yeux? Est-ce qu’ils luttaient en vain puisque trop peu? Le doute s’insinua dans l’esprit du chasseur qui se mordit la lèvre. Ses yeux captèrent la seconde d’après un élève de serpentard qui levait la main sur un première année. Il serra les dents et avança, grondant comme l’aurait fait un vieil animal réveillé dans sa sieste :

    “Tu crois faire quoi, là?”

    Le serpentard s’arrêta aussi sec, jetant un regard noir à Aaron. Les deux se défièrent, comme deux soldats prêt à tirer. Le regard bleu glacial d’Aaron avait cependant quelque chose de plus sombres que les yeux noisettes de l’anglais.

    “Et toi, Vanna Syl?”

    La main sûr du russe écarte l’enfant qui rejoint ses rangs. Aaron est comme un berger au pieds de l’escalier, et son regard ne cille pas, jamais, car il n’a pas peur des coups, parce que lorsqu’il voit ses enfants apeurés, il redécouvre le courage.

    “Tu pourrais au moins trouver des gens à ta taille.”
    “T’es pas à ma taille, sang impur” crache le serpentard, et Aaron ne se vexe pas, il rit un peu même.
    “Ouais, c’est sûr, à côté de moi, t’es rien.”

    Le serpentard sort sa baguette, impulsif, mais là encore, Aaron ne cille pas. Il a bien la sienne, sur lui, mais prendre un coup sans ciller devant les autres, c’est encore rassurer ses positions, leur faire comprendre à tous qu’il n’y a rien à craindre, que... que rien ne le fera jamais reculer, lui.

    “Vanna Syl, dans ton dortoir, toi aussi Rayley.”

    Le serpentard avise le Directeur de Serpentard, Abaddon Van Hellsing, qui s’est arrêté juste entre eux. Il est immense le professeur, et sa réputation n’est plus à faire. Même si on sait qu’il n’est qu’un traître et qu’un sang-mêlé, un simple élève n’ira jamais contre son autorité, puisque c’est encore le professeur de sortilèges dans cet établissement. Alors Rayley fuit, il s’en va, le menton haut mais il a eut un peu peur tout de même. Aaron, lui, tourne les talons et s’en va dans les couloirs sous le regard sombre d’Abaddon. Il ne le rappellera pas à l’ordre, parce qu’il n’en a pas envie, et qu’il l’encourage finalement. Alors le professeur disparaît lui aussi. Aaron sait les couloirs à emprunter, et c’est tout naturellement qu’il s’efface et rase les murs, félin, ses sens aux aguets lui font remarquer le moindre pas dans les couloirs... et le reniflement caractéristique d’un enfant. Il ralentit le pas, et fait demi-tour. Il cherche d’où provient ce bruit, et c’est vers les toilettes que son oreille le dirige. Il avance doucement, comme pour ne pas être entendu, car il ne peut pas foncer tête baissée dans tout, car parfois, c’est dangereux. Même pour lui qui n’a pas peur. Alors il entre discrètement dans les toilettes, et son regard bleu de glace détaille la silhouette plus petite que la sienne qui se tient penchée au dessus des lavabos. Il sent bien l’odeur du sang, et doucement ses sourcils se froncent ; il se rembrunit. Ses dents se serrent, parce que le prix du sang est, en Russie comme ailleurs, le plus cher qui soit. Les yeux de Danny croisent les siens, et Aaron sourit faiblement, comme il se rapproche encore un peu, sans entrer dans ce qu’on appelle le périmètre de sûreté en chasse, ce petit cercle invisible qui protège les chasseurs de l’attaque d’une créature. L’homme est une science, une créature à elle seule. Alors Aaron sait qu’il faut s’arrêter à un moment, il le détaille et se râcle la gorge, remarquant bien la vilaine plaie qu’il a sur le visage.

    “...Si c’est fait par un sort, elle ne se refermera pas toute seule. Je peux t’aider. Je peux la refermer.” Il reste un instant silencieux : “Sur un quatrième année...” Il roule des yeux, mais son visage indique bien à quel point il est exaspéré et dépité, un peu triste aussi, de voir combien l’homme peut être fou, stupide, mais surtout cruel, d’une cruauté gratuite et sans limite.






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Danny Brisbow


► MESSAGES : 278
Jeu 30 Juin - 16:18




    La silhouette d'Aaron semblait s'être glissée par magie au fond du miroir dans lequel le jeune homme continuait d'observer son reflet. S'aurait put être n'importe qui, un ami, un ennemi, quelques furent ses intentions, la réaction du jeune homme se fit étonnamment attendre. Une seconde, un sort aurait très bien put l'abattre, comme le désir inquisiteur d'un sang-pur en manque d'action... Ici, tout seul, il tendait le bâton pour se faire battre.

    Le dos tourné, il renifla doucement avant de plonger son visage dans le lavabo désormais plein. Peut-être espérait-il masquer ses larmes, ainsi, mais lorsqu'il se retourna enfin, même un aveugle aurait deviné l'état pitoyable dans lequel il se trouvait.

    L'observant calmement et avec cet air sûr de lui qui le caractérisait si bien, Aaron avait sourit. Que devait-on déduire d'une telle réaction ? Amical ? Moqueur ? Peu importe. Danny n'était pas vraiment d'humeur à interpréter les réactions de ceux qui l'observaient. Si bien qu'à le voir on put croire que cette mimique lui avait déplue. Où bien était-ce peut-être parce qu'il ne reverrait jamais ses parents...

    Un instant, le regard du jeune homme capta celui d'Aaron. Un instant seulement car rapidement ses yeux l'esquivèrent. On devinait bien qu'un jeune homme tel que lui n'avait pas vraiment envie qu'on le voit ainsi. On pouvait deviner sa tristesse, sa honte, mais ce n'était pas tout. Aaron ne tarderait pas à se rebeller contre le pouvoir en place. Le cahier qu'il avait découvert en était la preuve. Il était donc le premier d'entre tout ceux que Danny devait trahir.

    Il pensait pourtant être amis. Il ne pouvait trahir un ami ! Pensait'il, perdu, avant de se rappeler le sourire qu'il venait d'esquisser. Un ami n'aurait pas sourit comme il venait de le faire. Non, non, ce ne pouvait-être un ami... Il ne le trahirait pas... Car c'est lui qui l'avait trahit en premier, à prendre du plaisir en le voyant ainsi.

    “...Si c’est fait par un sort, elle ne se refermera pas toute seule. Je peux t’aider. Je peux la refermer.”

    Il resta silencieux. Longuement. A force de détourner les yeux, il avait finit par se détourner entièrement de celui qui lui faisait face. Son regard, sa présence, Danny ne savait plus s'il devait le chasser, s'enfuir, ou se réjouir de sa présence. Aujourd'hui plus que jamais, il était complètement perdu.

    “Sur un quatrième année...”[/color=darkseagreen]"Vas-y"[/color] Dit-il d'un ton sec, froid, sans se préoccuper de ce qu'Aaron pourrait lui dire.

    "J'ai... J'ai eu..." Il ne pleurait plus. C'est du moins ce qu'on pouvait croire à sa voix, artificiellement mature, alors que des larmes, par contre, ne cessaient de couler.

    "Tu vas bien ? Ta journée ?" Ajouta-t'il sur un ton neutre qui ne lui ressemblait pas, lui, ce gamin qui souriait toujours. Il aurait voulu lui dire, s'effondrer en pleurs, en cri, il finirait par le savoir de toute façon. Mais son honneur le lui interdisait. Laisser parler Aaron... Peut-être qu'il finirait par partir. Car si sa présence lui était bénéfique, au fond, là, maintenant, il brûlait d'envie de lui infliger un puissant doloris.







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Aaron O. Vanna Syl


► MESSAGES : 218
Jeu 30 Juin - 17:04




    “Sur un quatrième année...” "Vas-y" Aaron poussa un soupire, ennuyé tout d’un coup. C’était tout de même triste de voir que les plus anciens s’amusaient à briser les plus jeunes. Il avança de quelques pas, entrant cette fois-ci dans le périmètre de sécurité. Au pire des gars, il pourrait toujours le mettre à terre facilement. Avec ou sans baguette, par ailleurs. "J'ai... J'ai eu..."

    Aaron haussa un sourcil. Il ne comprenait pas vraiment où voulait en venir Danny. Il tira de sa manche droite sa baguette et la fit glisser dans sa paume, la tenant fermement à présent. Il s’arrêta juste en face de Danny, relevant le nez en le regardant. “Tu as eu quoi?” Mais aucune réponse ne vint, comme si le gamin tentait de s’échapper de la conversation qu’il avait lui-même amorcé. Aaron fit rougir le bout de sa baguette. "Tu vas bien ? Ta journée ?" “'vais bien, journée magnifique” ironique, bien sûr.

    Souffla pour toute réponse le russe alors que d’un simple mouvement de poignet, un filet blanc lumineux et scintillant alla épouser la joue de Danny, chassant la douleur tout d’abord, puis le sang et enfin la peau se referma, la blessure se résorbant lentement pour disparaître. Aaron la jaugea, mais il sembla qu’il avait toujours le coup de main. Il reporta son attention finalement sur Danny, l’observa, et murmura, d’un air sérieux : “Il s’est passé quoi?”

    Il ne fallait pas le prendre pour une truffe non plus. Aaron voyait bien dans les yeux, ou même sur le visage du jeune homme qu’il pleurait, et un garçon, ça ne pleur jamais pour rien. “Tu peux me le dire” il eut un petit sourire amical “je ne le répéterais pas, ça restera entre nous. Danny... quoi qu'il se soit passé, ce n'était pas ta faute. Tu n'as pas à avoir honte de pleurer.” Il s’attendait au pire, parce que dans un tel établissement, il ne se passait finalement que ça. Le pire.








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Danny Brisbow


► MESSAGES : 278
Jeu 30 Juin - 17:35




    Le regard encore perdu en direction d'un mur, là où il était certains qu'Aaron ne puisse le chercher, il attendait calmement, pensif. Contrairement à ses attentes, Aaron ne mordit pas à l'hameçon et se contenta d'une brève réponse. Piégé... Aaron était là, ne partirait pas, et Danny doutait.

    Comment pourrait-il s'en faire un ennemi ? Sa présence à la fois gênante mais reposante, sa stature, comme un gardien à sa propre sécurité. Avec lui ici, il ne craignait plus rien. Non, ne fantasmez pas, Danny n'était pas soudainement devenu homo. Mais si Aaron avait été là, avec Lilith, elle n'aurait pas osée... Peut-être.

    Devait-il le trahir ? Obéir à la directrice ? S'il refusait, il finirait à Askaban... Tout comme sa mère. Et s'il luttait, il finirait comme son père. Mort... Même s'il n'en savait rien. Mais à l'idée même de pouvoir trahir quelqu'un comme lui, il se sentait plus mal encore.

    “Tu peux me le dire” Aaron avait sourit, mais c'était amical cette fois-ci. Sans aucun doute. Le choix ne devenait que plus dur encore. “je ne le répéterais pas, ça restera entre nous. Danny... quoi qu'il se soit passé, ce n'était pas ta faute. Tu n'as pas à avoir honte de pleurer.”

    Devait-il lui dire ? Pourrait-il encore servir les exigences de la directrice s'il le lui disait ? Pourrait-il encore avoir confiance ? Lui faire confiance. Aaron ne lui avait jamais fait confiance... Jamais. Il ne faisait confiance à personne de toute façon. Encore une fois, Danny cherchait... Encore et encore une simple et minuscule excuse pour apaiser le poids que le devoir de lui mentir faisait peser sur ses principes.

    Il devait le faire. Mentir. Et causer la perte d'Aaron. Non, il préférait ne pas y penser. Obéir, tout simplement, la justice règlerait son compte à Aaron. Et si ce n'était pas lui qui servait la directrice, ce serait un autre... Il n'y était pour rien. Innocent. Cela ne changerait rien. Et lui, pathétique, minuscule, ne voulait qu'une chose. Survivre.

    " Tout le monde le saura, de toute façon. " Reprit-il sèchement, un léger râle émanent de sa gorges serrée.

    " J'étais dans le bureau de la directrice. " C'était dit ! Il ne pourrait pas le cacher de toute façon. Et tout le monde finirait par le savoir, ce qui ne l'empêcherait en rien de la servir...

    Comme pour l'éviter un peu plus, Danny s'éloigna de quelques pas et, à nouveau, plongea ses mains dans l'eau. Les laver, elles étaient propres, mais il se sentait sale. Et il hésitait... Il devait le dire. Mais le dire, c'était l'accepter, accepter que ce soit vrai. Il devait s'en détacher. En temps normal, il aurait dit qu'il ne pleurait pas. En temps normal, il n'aurait rien dit. Mais aujourd'hui, il ne pouvait pas, c'était trop gros, bien trop gros.

    " Elle m'a montré un article dans la gazette d'aujourd'hui... " Le plus dur était à venir. Très dur... Trop dur. Il ne voulait pas le dire. Et les secondes passèrent. Il aurait voulu pleurer, cette fois, mais les larmes ne venaient plus. Il se sentait loin, très loin, et sa douleur si profondément enfouie. Il se serait cru soudain anesthésié, comme si son corps entier avait soudain généré un remède de cheval à base d'antidépresseur.

    " Je suis... Orphelin " Le dernier mot avait été si mal articulé qu'un seul murmure l'aurait rendu inaudible. Il ne voulait pas le dire ainsi. Mais c'était plus simple. Refuser... Refuser toute possibilité, tout espoir. C'était bien mieux ainsi.

    Aaron saurait la vérité de toute façon.







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Aaron O. Vanna Syl


► MESSAGES : 218
Sam 16 Juil - 21:04





    " Tout le monde le saura, de toute façon. J'étais dans le bureau de la directrice. " Le visage d'Aaron se rembrunit tout d'un coup. Il fronça légèrement les sourcils mais ne répondit rien, bien loin de là. Ses yeux bleu de glace restèrent sur Danny comme il attendait une suite. Il avait été voir Lilith, c'était une chose, mais pourquoi, c'en était une autre. L'ancien gryffondor aurait pu partir à la simple évocation de ce nom. Lui qui préparait une rébellion, lui qui allait finir à genoux devant elle, la nuque bien offerte, si jamais quelqu'un osait ne serais-ce que prononcer le nom maudit de révolte. Non. Il ne fuyait pas, restait sur place, bien décider à lui faire confiance, à lui, et à lui seul. Tous grands héros de l'histoire ont toujours eut un point faible ; pour Aaron, ça serait à jamais sa confiance. Aaron le savait. Il ne s'en souciait plus depuis le jour où il avait décidé de marcher contre le vent.

    Aaron ne le lâcha pas des yeux. Attentif, presque trop, il faisait attention à tout, à ses moindres gestes. Prédateur terrible, il détaillait jusqu'à son profil tremblant, ses yeux rougies par les larmes, ou encore ses mains. Propres, mais si terriblement sales. Aaron baissa les yeux, réalisant là encore les effets du nouveau gouvernement sur eux, sur ses adolescents. Il fronça imperceptiblement les sourcils, comme touché par quelque chose dont il ignorait jusqu'à la gravité, mais qui quelque part le rapprochait lui aussi de ses soucis. Jusqu'à maintenant il n'avait pas cessé de courir pour les autres, mais il ne s'était jamais arrêté pour regarder autour de lui. Il n'avait pas osé s'arrêter, parce que s'il s'arrêtait, l'évidence le frapperait que tout ici était perdu. Que l'effort à fournir allait être inhumain. Que Gregory Kelso croupissait dans Azkaban, et qu'il n'y pouvait rien, strictement rien.

    " Elle m'a montré un article dans la gazette d'aujourd'hui... " La Gazette. Un sourire narquois tiqua sur le bord de sa lèvre supérieur, nerveux. C'était dans la Gazette qu'il avait appris que Kelso dormait en prison, à côté de plusieurs autres amis et compères de l'époque. Luke Midnight, ou encore Zenshou Suru. Toutes ses personnes.. et toutes les autres, tuées, enfin, non, « réprimandées » par le ministère. Il serra les poings, ne pouvant faire autre chose. Il ne ressortait jamais rien de bon de la Gazette. Pas en ces heures sombres.

    " Je suis... Orphelin " Aaron accusa le coup. Danny était en quatrième année. Il devait avoir quelque chose comme... quatorze ans. Lui avait perdu sa mère dans sa tendre jeunesse, avant même qu'il n'est pu s'accrocher véritablement à elle. Danny avait grandi avec sa mère, et il l'avait sans doute aimer. Et son père, aussi, sans aucun doute, ou quelque chose comme ça. Orphelin donc. Aaron ne cilla pas davantage. Il n'avait pas pleuré pour Gregory, rien ne le toucherait. Il se l'était juré. Il aurait tout le temps de pleurer et de se lamenter après. " Je suis désolé pour toi, Danny. Je... Je sais ce que c'est que d'enterrer ses parents. " Aaron se rapprocha, légèrement, et ravala sa salive. Il leva sa main, hésitant un instant, la rétractant puis finalement la posa sur son épaule. Son regard clair cherchait les yeux de Danny, d'un air compatissant et triste : " Si je peux faire un truc pour toi, tu n'as qu'à demander. J'essaierais. " souffla t-il, pour toute réponse.








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Danny Brisbow


► MESSAGES : 278
Mar 19 Juil - 21:54




    Danny ne pleurait plus, désormais, l'esprit perdu et embrouillé par les innombrables pensées contraires qui s'affolaient et s'entrechoquaient dans son petit crâne fatigué. Lutter ou non, obéir ou non, dire la vérité, tant de questions, de problèmes, tant d'inconnues auxquelles finalement il ne savait trouver de réponse.

    Le corps figé, son camarade lui faisait face. Ses mains tremblaient, mais il ne semblait pas affaiblit pour autant. L'esprit ravagé, son corps transpirait encore d'une sort d'inépuisable force animale. Celle de la jeunesse, peut-être, de l'impétuosité. Il n'était plus rien, et pourtant il restait droit, le visage figé et le regard agité. Il se laissait bercé par l'aura protectrice qui émanait de son ainé. Comme si rien ne pouvait lui arriver tant qu'il s'y abriterait.

    " Je suis désolé pour toi, Danny. Je... Je sais ce que c'est que d'enterrer ses parents. "

    "Non !" Répliqua-t'il aussitôt qu'Aaron eut finit sa phrase, comme terrifié, paniqué, par ce qu'il venait d'entendre. Mais, gêné, il se tût un moment, laissant à Aaron le temps de poser sa main sur son épaule. Un contact tant gênant que rassurant. Danny ne sût trop comment réagir, et finalement, partagé, il se contenta de rester inerte.

    " Si je peux faire un truc pour toi, tu n'as qu'à demander. J'essaierais. "

    " Ils ne sont pas enterrés. " Dit-il alors, interrompant ce qu'Aaron lui disait alors. Car c'était bien ce mot qui posait problème. Il avait cru bon un instant de mentir, prétendre qu'il ne les reverrais jamais... Mais s'imaginer les enterrer, il ne pouvait pas.

    " Ma mère est à Azkaban. " Aaron lui pardonnerait-il ce nouveau mensonge ? " Et mon père, je ne sais pas. " Son regard était désormais perdu vers les vitraux desquels émanait une étrange mais chaleureuse lumière.

    " Ils disent qu'elle fabriquait de faux papiers... " Sa gorges était serrée à nouveau. " Mais je ne comprend pas. Je n'y crois pas. Ce n'est pas une criminelle ! ... Et mon père... Je ne sais pas. "

    Mais que pouvait-il faire ? Que devait-il faire ? Se venger ? Obéir à la directrice ? Ne rien faire ? Ou bien mettre fin à ses jours...
    " Tu prépare une révolte non ? " Dit-il alors, levant ses yeux vers ceux d'Aaron, comme s'il avait soudain repris espoir. " Ne ment pas ! J'en suis sûr ! " A vrai dire, il n'en était pas certains. Mais de nombreuses rumeurs, et le cahier, le laissaient penser. " Je veux en être ! "







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Aaron O. Vanna Syl


► MESSAGES : 218
Mer 24 Aoû - 13:16




    " Non! " Aaron resta bête. Ses yeux bleu de glace cherchèrent une réponse pendant que sa main se posait sur l'épaule du gamin. Est-ce qu'il avait dit quelque chose de mal? Peut-être finalement que c'était dur à entendre de cette façon. Aaron pesta au fond de lui, il se réprimanda, et finalement lâcha un léger soupir, à la fois gêné et agacé. Pourquoi fallait-il qu'il grandisse, non, qu'ils grandissent dans un monde moisi jusqu'à la moelle? Il en était sûr, le monde n'avait pas toujours été ainsi, il avait pris un tournant à une époque, mais le gryffondor ignorait quand. Il ouvrit la bouche, et lui propose son aide, mais Danny le coupa. Le russe retira doucement sa main, et observa le jeune homme comme il lui parlait.

    " Ils ne sont pas enterrés. " Simple dénis? Aaron pinça les lèvres, sans osé répondre quoi que ce soit. Il ne pouvait pas bien s'imaginer la vérité. Il se dit sur le moment que les parents de Danny étaient peut-être portés disparus, comme ça arrivés souvent à des contrebandiers. Peut-être que... Le russe baissa les yeux. Non, vraiment, il ne préférait pas savoir si c'était pire qu'être morts. " Ma mère est à Azkaban. " Le gryffondor grimaça à cette simple évocation. Azkaban. La Belle Prison qui lui avait ravi Gregory Kelso. Le regard du jeune homme se durcit aussitôt, le ramenant à la réalité, à la triste et dure société qui lui avait tout volé, de son honneur jusqu'à son amant. Elle paierait. Il s'était écarté de sa route l'espace de quelques minutes, avait fait preuve de sentiments, avait oublié que tout ici était dangereux, mais Azkaban lui avait rappelé une chose essentielle : il n'était pas libre, et il était, en quelque sorte, sous surveillance. Il serra un poing, sans un mot, pour lui-même. " Et mon père, je ne sais pas. "

    Aaron grimaça à nouveau, leva sa main et la passa sous son propre menton, réfléchissant. " Ils disent qu'elle fabriquait de faux papiers... Mais je ne comprend pas. Je n'y crois pas. Ce n'est pas une criminelle ! ... Et mon père... Je ne sais pas. " " Tu n'as pas à croire ce que disent les journaux, Danny ", souria Aaron, " ils mentent tous autant qu'ils sont. Ils ne leur faut guère plus qu'un argument pour te jeter derrière les barreaux. Nous ne sommes plus en démocratise. Les journaux puent la corruption. Ta mère n'a peut-être rien fait pour mériter ça, mais c'est comme ça. " Aaron était un peu sec peut-être, autant dans son propos qu'au niveau de sa voix, mais ce n'était pas de sa faute, mais plutôt celle de cette société qui l'oppressait et l'endurcissait de jour en jour. Le jeune garçon souriant, ne désirant pas tuer sur les champs de chasse sibériens, se retrouvait à faire la guerre à son échelle, et il avait tout d'un seigneur de guerre. La motivation, surtout.

    " Tu prépare une révolte non ? " Le russe arqua un sourcil, son visage accusant un infime mouvement de recul. Cette question, trop directe, était posée dans un endroit public. Les murs, ici, avaient des oreilles. On le tuerait pour ça. " Ne ment pas ! J'en suis sûr ! " Le gryffondor ouvrit la bouche, comme pour réfuter, mais Danny le dépassa : " Je veux en être ! " Il ferma la bouche d'un coup sec, posa ses yeux sur le garçon, le détaillant. Quel âge pouvait-il avoir? Quatorze ans? De la chaire à canon au plus. Aaron secoua doucement la tête, reculant d'un pas. " Je suis sûr que tu sais même pas faire un patronus, comment pourrais-tu te débrouiller contre un mage noir? J'aimerais t'offrir quelque chose, une possibilité de te venger, ou de t'aider, mais... Je ne peux pas te jeter dans ce que je prépare. " Le russe soupira et passa sa main sur son visage, embêté, le regard un peu fuyant, cherchant des excuses – ou arguments – pour écarter Danny du champ de bataille qu'il préparait depuis près d'un mois. " Tu ne saurais même pas dévier un sort... Imagine que... " Il chercha ses mots, gêné, et se rendit compte qu'il avait oublié, avant tout, de nier préparer une révolte.







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Danny Brisbow


► MESSAGES : 278
Lun 5 Sep - 23:04




    Les joues encore humides, le jeune homme porta son avant bras au visage pour essuyer le mélange pourpre qui séchait sur son visage. Un peu d'eau, de sang, de sel. La plaie en elle même ayant disparu, il n'y avait plus que ce rouge persistant pour trahir sa blessure. D'un coup de baguette magique, d'un simple geste, Aaron avait effacé cette trace qui pourtant habiterait son esprit jusqu'à son dernier souffle. Ce que la nature avait jugé bon de conserver, la magie avait décidé de la masquer.

    Qui le croirait à présent ? Qui pourrait prendre pitié ? Personne. Tant mieux ! Car il ne voulait pas de pitié. Il ne la méritait pas. Pas lui. Car à ce moment précis, le plus honteux des doutes continuait de hanter son esprit. Que devait-il faire ? Servir ? Trahir ? Quelques instants auparavant, la directrice lui avait donné l'ordre de le trahir. Lui. Aaron. Ce jeune homme dont il ne savait que du bien. Il était le meilleur d'entre eux. Mais peut-être valait-il mieux qu'il obéisse. Qu'il trahisse. Trahir le camp qu'il aurait souhaité rejoindre. Le camp qu'il aurait voulu servir. Pour lutter contre ce système. Un soulèvement, une révolution !

    Il s'était promis de ne jamais se laisser enrôler. Bêtement, il s'était cru capable de résister à cette guerre dont il pensait qu'elle ne le concernerait pas. Ni lui ni sa famille. Et ce n'était que maintenant qu'on le forcer à choisir le camp du nouveau ministère, qu'il comprenait qu'il avait toujours souhaité servir celui que ce dernier combattait. Depuis le premier jour. Depuis le jour où il avait trouvé ce cahier. Depuis le jour où il avait vu son nom. Danny Brisbow, le sang mêlé. Le minable, le rien du tout... Personne. Ce Gryffondor indigne. C'est ce qu'on lui avait toujours répété. Ou plutôt ce qu'il avait toujours entendu. Et qu'il continuait d'entendre à aujourd'hui.

    " Je suis sûr que tu sais même pas faire un patronus, comment pourrais-tu te débrouiller contre un mage noir? J'aimerais t'offrir quelque chose, une possibilité de te venger, ou de t'aider, mais... Je ne peux pas te jeter dans ce que je prépare. " Dit l'ainé au plus jeune, l'observant d'un air qui ne pouvait sembler plus condescendant... Supérieur. Danny ne vit pas trente-six milles solutions à ces insultes.

    Sans trop réfléchir, alors qu'une poussée de colère avait soudain tiré les traits de son visage, le jeune sorcier sortit sa baguette.
    " Et alors ! " S'écria-t'il.

    " Tu ne saurais même pas dévier un sort... Imagine que... " Dit Aaron dans la foulée, ce qui n'était pas pour calmer le plus jeune.

    " Et tu te prends pour qui ? Tu crois que tu pourras t'en sortir seul ? Tu crois que je suis bon à rien ? " Continuait-il de hurler, furieux.

    " Ma mère est à Azkaban ! " Répéta-t'il, les larmes aux yeux. Cette évidence qui à elle seule semblait le définir désormais. " Mon père... Est sûrement mort ! "

    " Mais toi ! " Reprenait-il d'une voix cynique, un brin de dégout aux bord des lèvres. " Toi tu t'en fou. Il ne t'arrivera rien ! Hun ! Ton père est ministre ou je sais pas quoi. Bien au chaud en Russie ! En sécurité... Alors tu veux jouer les héros prétentieux.
    Tu crois pouvoir faire face à un mage noir ? C'est ça ? Seul ! Alors que tes seules réussites ont été jusqu'à présent de battre le record de jours passés aux cachots ! Et bun vas-y. Vas donc faire ton malin sans moi. Si tu ne veux pas de moi, je me débrouillerais seul ! "


    Conscient que ses paroles avaient quelques peu dépassé sa pensée. Il se tût un instant et repris sur un ton plus apaisé, quoique toujours sévère.
    " Ensuite, ne me sous-estime pas ! " Dit-il en élevant l'espace d'un instant sa baguette en direction d'Aaron avant de la diriger vers un des murs de la pièce.
    " CONFRINGO ! " Et dans un fracas étouffé, comme celle d'uns explosion sous-marine, une des pierres que composaient le mur se fractura avant de tomber en plusieurs morceaux sur le sol.

    " Je m'entraîne. Tout les jours. Et je suis très doué ! C'est le professeur de sortilèges qui le dit. " Reprit-il, pas peu fier du succés de ce sort qu'il savait ne réussir qu'une fois sur deux à peu près.

    " L'année dernière. " Dit-il, un brin hésitant. " Je me suis battu avec Luck Midnight. " Il n'avait encore parlé à personne de ce souvenir douloureux. " Et j'ai réussi à lui renvoyer un de ses propres sorts ! " Juste après quoi il avait goûté au sectum-sempra. Une partie de l'histoire qu'il ne préférait pas évoquer.

    " J'arrive à effectuer des sorts d'un niveau bien au dessus de ceux qu'on apprend cette année. Et si tu tiens à ce que je fasse un Patronus, tu n'as qu'à m'apprendre ! Et je le ferais. " Dit-il enfin, un léger sourire aux lèvres et l'esprit soudain emplit de certitudes illusoires.







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Aaron O. Vanna Syl


► MESSAGES : 218
Ven 28 Oct - 2:49


    « Et tu te prends pour qui ? Tu crois que tu pourras t'en sortir seul ? Tu crois que je suis bon à rien ? » Aaron fronça doucement les sourcils, parce que ce n'était pas ce qu'il avait dit, et quand bien même il l'aurait dit, Danny n'aurait pas tenu longtemps dans un duel contre le russe. Et puis, à quatorze ans, on a autre chose à faire que la guerre, non? On a pas vu encore assez d'hiver pour saisir le prix du sang. Ce n'est pas un jeu, pas un jeu d'enfant. Aaron siffla : « Ce n'est pas...ce que j'ai dis, Danny. » « Ma mère est à Azkaban ! Mon père... Est sûrement mort ! Mais toi ! » Aaron le fixa et se retint de le prendre et de le coller au mur. Ah oui? Et lui? Et lui quoi d'abord? Lui il ne risquait rien peut-être? Lui ça ne le touchait pas? Oh! Oh non, après tout son petit ami était à Azkaban, et il y vivait le meilleur des rêves. Le russe releva le nez, son torse se gonflant sous le frisson qui lui remonta l'échine, et il sentit que ses poings se serraient violemment.

    « Toi tu t'en fou. Il ne t'arrivera rien ! Hun ! Ton père est ministre ou je sais pas quoi. Bien au chaud en Russie ! En sécurité... Alors tu veux jouer les héros prétentieux. Tu crois pouvoir faire face à un mage noir ? C'est ça ? Seul ! Alors que tes seules réussites ont été jusqu'à présent de battre le record de jours passés aux cachots ! Et bun vas-y. Vas donc faire ton malin sans moi. Si tu ne veux pas de moi, je me débrouillerais seul ! » Les yeux se Aaron se fixèrent dans les yeux même de Danny, et sa gorge se serra. Ah oui. Son père... Tiens. S'il savait ce petit morveux, s'il savait seulement tout ce que le russe avait traversé, peut-être qu'il n'en ferait pas tout un plat. Est-ce qu'il croyait être le seul au pied du mur, les yeux bandés, à se demander où aller à présent? Il n'en savait rien, ce sale gamin, et il s'étonnait de tout. Les yeux de glace de Aaron le fusillèrent sur place, sans oser lui répondre, sans quoi il l'aurait sans doute accrocher au mur à coup de poing.

    « Ensuite, ne me sous-estime pas ! » Aaron arqua un sourcil sévère en voyant la baguette de Danny pointait sur lui, et il serra les dents, prêt à sortir la sienne pour l'assassiner sur place. Sale mioche. « CONFRINGO ! » Le regard du russe alla sur la pierre qui s'étiolait et tombait en miettes sur le sol. Soit. Il devait au moins avouer qu'il savait lancer un sort offensif... mais un sur combien? Est-ce qu'il connaissait au moins un champio? « Je m'entraîne. Tout les jours. Et je suis très doué ! C'est le professeur de sortilèges qui le dit. » Mh... Aaron leva la main, se grattant la nuque. Est-ce que c'était très éthique, ça? Engager un gamin dans un tel plan... Enfin, d'autres l'avaient fait avant lui, mais tout de même...

    « L'année dernière. Je me suis battu avec Luke Midnight. Et j'ai réussi à lui renvoyer un de ses propres sorts ! » Il le fixa, et imagina un instant cette petite tapette de Luke Midnight se faire renvoyer un sort à la figure par un gamin. Il eut un petit sourire amusé... enfin bon, il croupissait à Azkaban actuellement, alors se réjouir de ça, ce n'était peut-être pas tout à fait moral non plus. Il passa son doigt sur sa joue, d'un air encore un peu fâché. Après tout, s'il croyait que la guerre se résumait à ça, il n'avait rien compris. « J'arrive à effectuer des sorts d'un niveau bien au dessus de ceux qu'on apprend cette année. Et si tu tiens à ce que je fasse un Patronus, tu n'as qu'à m'apprendre ! Et je le ferais. »

    Il le fixa, et tendit sa main. Son poing se referma sur le col du jeune homme et il le souleva en l'air, de quelques centimètres au plus, mais assez pour l'avoir à une meilleur hauteur. Il posa son regard dans le sien, et gronda: « Premièrement, je suis pédé, ma famille entière m'a déshéritée, et mon petit-ami est à Azkaban. Secondo, c'est en allant trop vite qu'on se mange dans la poussière, et ça n'a jamais été dans la précipitation que quiconque a réussi quoi que ce soit. Alors soit tu rabaisses un peu du caquet et tu iras loin, et peut-être qu'un jour tu pigeras qu'on gagne parfois à perdre de temps en temps, soit tu fais ce que tu veux, et tu te foires... » Il le fixa, et le laissa retomber sur le sol, ramenant vers lui son bras. « Face à un mage noir, mh? » Son regard glissa doucement sur le côté, regardant Danny un instant, puis il ferma les yeux une seconde à peine et fit un pas. Là son corps s'allongea en un jaguar sombre et noir, aux yeux d'un bleu magnifique de glace. Il fit quelques pas autour de Danny et revint à lui, sa baguette toujours dans la main droite. « Je suis animagus. Tu ne devrais pas douter de ce que je peux faire, d'autant plus que je suis bien entouré. Et pour ce qui est du patronus... »

    Son regard alla ailleurs, quelques secondes, alors qu'il reposa ses yeux bleus sur Danny, soupirant doucement. « Spero Patronum. C'est la formule. Il te suffit de faire ce tour de poignet-là » Aaron s'exécuta brièvement « et de penser fort à un souvenir heureux pour arriver à un résultat plus ou moins potable. Il existe deux sortes de patronus, le patronus normal et le corporel. Le normal se caractérise par une non-forme et une simple lueur blanche, et le corporel prend la forme d'un animal. Le plus parfait étant le corporel, mais il est également le plus compliqué à réaliser, car il faut concentrer son bonheur et pouvoir l'exécuter sans faillir devant la peur et les détraqueurs. Tu peux aussi t'en servir comme messager, mais ça...c'est autre chose. » Il se pose un instant, se tait, et soupire. « Tu n'y arriveras pas facilement, pas aujourd'hui en tout cas. Enfin bon, tu peux toujours essayer. J'imagine que c'est un bon début. » Il hoche la tête pour lui-même et se retourne finalement, bras tendus. « Patronus corporel. Tu réfléchis, te pose, et là, tu essayes de vider ton esprit et de ne penser qu'à une chose qui te rend tellement heureux que ça déborderait de toi... Quelque chose de... d'immense, tu vois. Comme ton premier noël, ta première petite amie, ou alors ta première rentrée à Poudlard. Un truc qui t'a secoué dans le bon sens. Quelque chose de bien... Une fois que tu as ton souvenir, tu dois le matérialiser. Et une fois qu'il est matérialisé dans ton esprit, que tu n'as que ça en tête, tu... » Le poignet d'Aaron se tordit et d'un mouvement vif et rapide, un peu sec aussi, il siffla: « Spero patronum! » Un filet d'argent sortit de sa baguette et sur le sol, un élégant jaguar posa ses pattes, passant entre les jambes de son maître, s'enroulant un instant autour des jambes de Danny pour finalement disparaître. Aaron eut un sourire ; penser à cet été passait avec Gregory avait été un souvenir bien choisi visiblement. « Pigé? Tu n'y arriveras pas du premier coup, mais l'intérêt, c'est de capter le système. »






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Danny Brisbow


► MESSAGES : 278
Ven 28 Oct - 20:29




    Sans surprise, Aaron ne sembla pas des plus enchanté d'en prendre autant à la figure. Fils à papa, péteux, tant d'insultes que Danny n'aurait certainement pas prononcé dans d'autres circonstances. A vrai dire, il n'était même plus certains de contrôler son propre corps. Entre ses membres tremblotants, les larmes qui allaient et venaient inexplicablement et surtout toutes ces pensées qui polluaient son esprit, il n'avait pas souvenir de s'être jamais senti ainsi. L'injustice, sans doute... Qu'il ne comprenait pas.

    Aussi, lorsqu'Aaron le saisit par le col avant de le soulever dans les airs, il s'écria en s'agitant. " Lâche moi ! Lâche moi je te dis. " Mais le russe n'en fit rien, et ne laissa à Danny d'entre choix que de se calmer, un regard furieux fusant sur Aaron, mais il ne gigotait plus désormais.

    « Premièrement, je suis pédé, ma famille entière m'a déshéritée, et mon petit-ami est à Azkaban. Secondo, c'est en allant trop vite qu'on se mange dans la poussière, et ça n'a jamais été dans la précipitation que quiconque a réussi quoi que ce soit. Alors soit tu rabaisses un peu du caquet et tu iras loin, et peut-être qu'un jour tu pigeras qu'on gagne parfois à perdre de temps en temps, soit tu fais ce que tu veux, et tu te foires... »

    Le jeune homme l'écouta attentivement, mais ne dit rien, et se contenta de réajuster ses vêtements lorsque le russe finit par le poser à terre. L'insulter, le frapper... Un petit sortilège impardonnable pour se défouler ? Des idées farfelues lui passaient par la tête. Stupides, absurdes, il se trompait d'ennemi. Mais le pire dans tout ça, c'était qu'il ne s'en rendait même plus trop compte.

    C'est alors qu'Aaron, devant lui, le plus simplement du monde, se métamorphosa. Le coeur du plus jeune aurait sans doute bondit dans sa poitrine s'il n'avait pas déjà été prit dans un étau. Vu son état, il ne fallait pas s'attendre à une ovation, mais cette démonstration sembla faire son effet.
    " Impréssionant " Dit-il simplement, légèrement intimidé par la bête, avant qu'Aaron ne continue.

    « Je suis animagus. Tu ne devrais pas douter de ce que je peux faire, d'autant plus que je suis bien entouré. Et pour ce qui est du patronus... »

    C'était pourtant Aaron qui doutait de ce que Danny pouvait faire. Mais ce dernier ne dit rien. Il aurait aimé se transformer, là, en un immense faucon, un loup, un lion, pour lui montrer que lui aussi pouvait faire de grandes choses, mais il n'était pas animagus. Pas à sa connaissance en tout cas. C'était injuste, pensait-il... Encore.

    Aaron enchaîna sur les explications concernant la création d'un patronus. C'était un peu technique, long, mais intéressant. Danny n'était pas vraiment d'humeur à travailler, mais il savait que de cet essai pourrait se jouer tout son avenir, et celui de ses parents. Il fit donc un effort pour l'écouter, séchant à nouveau ses larmes qui revenaient sans cesse, quelque-part honteux de se trouver dans un tel état. Le russe, lui, au moins, avait de la carrure... Mais que ferait-il dans la même situation que Danny ?

    « Spero patronum! » Dit l'ainé, avant que la pièce ne se retrouve baignée d'une intense lumière blanche. Comme si le soleil s'était soudain levé. Et un jaguar argenté, un spécimen parfait, s'était approché du jeune homme. Un instant, il se sentit plus léger, et sous le charme, il ne put s'empêcher de caresser la créature du bout des doigts. Ce fut une étrange sensation, mais agréable, cela ne faisait aucun doute.

    Lorsque l'animal disparu, tout redevint comme avant, et la douleur du cadet réapparut.

    « Pigé? Tu n'y arriveras pas du premier coup, mais l'intérêt, c'est de capter le système. »
    " Je peux le faire. " Rétorqua Danny, visiblement résolu.

    Son regard quitta alors Aaron pour se porter vers une autre direction. La main droite légèrement levée, il ferma les yeux. Mais il lui était difficile de se concentrer. Sa poitrine continuait de se serrer tandis qu'il se sentait plus déprimé que jamais.

    " Un souvenir heureux, tu dis. Un souvenir heureux... " Pas facile. Le temps qu'il lui fallu pour trouver ne serait-ce qu'une idée en était la preuve. Mais après un bon moment de réflexion, il finit par trouver une piste.

    Les yeux encore fermés, il fronça doucement les sourcils. Souvenir heureux... Bonheur... Pensa-t'il alors qu'il s'efforçait d'apaiser son esprit. Un peu. Chaque fois qu'il pensait enfin tenir son souvenir, il repensait à ses parents, à sa mère, à Askaban... Il aurait souhaité se servir d'un souvenir qu'il avait avec eux, mais n'en fut pas capable, et opta donc pour une autre possibilité. Moins forte, certes... Mais il pouvait essayer.

    « Spero patronum! » Dit-il doucement en rouvrant soudain les yeux. Un petit geste du poignet... Mais rien ne se passa.
    « Je n'arrive pas à me concentrer. » Dit-il alors, très calmement.

    La concentration, c'était pourtant son truc. C'était pour cela qu'il n'était pas mauvais en sortilèges. C'était un cours qu'il trouvait simple. Il suffisait de se rappeler de la marche à suivre, ce qui pour lui était le plus difficile, avant d'assembler chacun des éléments dans son esprit pour exécuter un sort. Entre lui et sa baguette, tout allait pour le mieux. Mais pas ce soir.

    « Spero patronum! » Redit-il un ton au dessus. Il semblait agacé. Et comme rien ne se passa, il grogna un peu plus fort.

    Il frissonna, souffla à deux reprises, puis se concentra à nouveau. Ca y est ! Son souvenir, il le tenait ! Un sourire apparût même sur son visage. Il semblait apaisé.
    « Spero patronum! » Prononça-t'il vivement. Mais comme rien ne se passa, encore, il s'énerva soudain.

    « Ca marche pas ! Ca marche pas... » Biensûr, Aaron l'avait prévenu, mais il aurait tant voulu réussir. Il aurait voulut lui montrer ses pouvoir, lui aussi... Impressionner son ainé.

    « Je comprends pas. Je fais tout ce qu'il faut ! » Lança-t'il à Aaron, tandis que ses yeux s'humidifiaient à nouveau.
    « J'ai fais ce que tu m'as dis. Le souvenir, le geste... La concentration. Tu as oublié un truc ? Je devrais y arriver... Je vais y arriver. » Mais pas ce soir, il le savait. Ou plutôt, il le croyait. Rien n'était sûr. Mais il ne voulait plus essayer. Une humiliation suffisait.

    « Mais je m'en sortirais sans patronus, tu sais ! Je connais d'autres sorts et... » Il hésita.
    « Je me vengerais. Ma mère est innocente ! Je le sais. Et mon père... » Il ne savait même pas ce qui lui était arrivé. Dans un monde où les moldus n'ont aucun droit, il avait de bonnes raisons de craindre le pire.

    « Avec ou sans toi. Tu sais. Je me vengerais. »











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