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 first steps in Ealdwic.

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Pr. Pétunia Woodcroft
PROFESSEUR de sortilège.
► Dr de Serd. & Adjointe


► MESSAGES : 413
Mar 15 Mar - 18:34


Un léger sursaut, il ouvrit les yeux. Son corps est trempé. Ses draps aussi. Elle était là, il la sentait près de lui. Dakota soupira doucement, essayant de reprendre une respiration plus calme. Son souffle, d'abords haletant, finit par reprendre un rythme plus régulier, plus tranquille. Au dehors, il faisait encore sombre, mais le jour commençait à se lever. Il se redressa dans son lit, se passant les mains sur le visage, avant de regarder l'anneau qu'il portait à l'annulaire. C'était un anneau simple, d'argent, sans aucun ornement visible. Il le retira doucement, l'observant quelques longues minutes, avant de le remettre au doigt. Le réveil venait de sonner. Repoussant ses draps, il se leva à tâtons dans le noir, avant de saisir un short pour sortir dans le salon.

Aujourd'hui, premier jour de cours. Enfin, c'était surtout de la distribution d'emplois du temps, présentation de certains professeurs, mais surtout, pour les nouveaux venus d'un autre pays, une présentation des lieux, et autres conneries. Se passant une main sur le visage en voyant le bordel de la veille, Dakota finit par avoir un petit sourire avant de se diriger vers la cuisine.

Alors qu'il mettait en route la cafetière, Santos entra dans la cuisine, la tête dans le cul. Enfin, comme d'habitude quoi. « Fais le bien noir, dude. J'ai encore mal à la tête d'hier. » « Petit joueur. » « Ta gueule, moi au moins, je tiens deux verres de Vodka. » Dakota eut un petit rire tandis qu'il dosait le café. De l'autre côté de la cuisine, le toaster se mettait en marche, le couteau coupait des tranches de pains de tailles plus qu'honorable. Santos sortit bols, cuillères, et autres, qu'on entendit la porte de la salle de bain s'ouvrir. Quelques minutes plus tard, il y avait un Saul en pleine forme qui s'asseyait à la table, attrapant la gazette de la journée.

« Salut. » « Tu me dis stop ? » « Hop, là, putain ! Tu m'as prit pour un javanais ? » « Euh... Rapport ? » « Aucun. » « Alors ta gueule. » « Vous avez vu ? L'Ordre du Phénix ! » « Montre ! » Santos et Dakota s'approchèrent de Saul, qui poussaient les ustensiles au fond de la table. Étalant le journal devant eux, ils lurent : L'Ordre du Phénix s'en prend à une famille d'honnête sorcier. Dakota se redressa, regardant Saul, qui avait les yeux rivés sur l'article. « Chant du Phénix, hein ? » « J'ai eu la même pensée. » « Vous croyez que c'est lié ? » « Santos, fais marcher ton cerveau un peu plus souvent. » « Oh ta gueule, le gay. C'est le matin. » Santos baille sous le regard blasé de son jumeau. « Je pense que je devrais en parler à Papa. » « Faudrait voir si Ton père et Villaraigosa connaissent cet ordre... Ils ont peut-être les mêmes idéaux... » Santos se tartinait une tranche de pain. « Donc... » « Oui. » « Putain. » Dakota soupira tandis que Saul hochait de la tête comme pour affirmer ce que Dakota pensait tout bas. Quelques secondes après que Santos eut tartiné sa tranche, Dakota la chopa au vol avant de sortir de la cuisine, bol de café à la main. « Vaya por culo, cabron ! » « Oui, moi aussi je t'aime. » Dakota éclata de rire au même moment où Saul cracha tout le contenu de sa bouche sur son frère qui se remit à jurer de plus belle. « Dak', ne refais plus jamais de café. »

[…]

Le temps était maussade en ce premier septembre. Une rentrée sous la pluie, c'était quelque chose de plutôt nouveau pour le trio latino. Dakota avait revêtit un ensemble assez soft. Une chemise blanche, une cravate noire, un pantalon de costard, bref, le B-A-BA pour une université aussi réputée. C'était ainsi qu'il avait été éduqué. Les cheveux coupés courts, rasés courts, les deux jumeaux avaient dû s'absenter à cause d'un problème lié à leur dossier d'inscription. Lâcher comme un lion en cage, il ne savait pas réellement où aller, ni quoi faire. La présentation de l'année était désormais terminée, mais Dakota ne savait toujours pas à qui s'adresser.

Debout, près d'un poteau de pierre, dans un couloir ouvert sur un parc à l'herbe verte et rase, il observait les environs les mains dans les poches, perdu dans ses pensées. Les gens autours de lui avaient un ton de voix haut-perchés, l'impression d'être tombé dans un livre de littérature britannique. A plusieurs reprises, il avait sourit, mais la brise qui soufflait de temps à autres lui retirait ce sourire l'emmenant un peu plus loin dans le pays des songes et des pensées nostalgiques. Un fin crachin se mit à pleuvoir. Au centre du petit parc, une fontaine à l'effigie d'une sorcière, visiblement. Le cerisier semblait être content de sentir la pluie sur ses feuilles, et de jolies fleurs blanches étaient à ses pieds. Tout semblait comme tirer d'un livre, d'un roman. Il n'avait pas vraiment l'impression d'être sortit d'un rêve. Dakota tourna la tête vers le couloir, quand...

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Pr. PETUNIA, A. WOODCROFT.
DOUBLE-COMPTE : Mikhaïl Vanna Syl, Clan Tombe-Nuit.








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K. Leony Ryan-Maier
ETUDIANTE. ► 3e année de SPORT.

► MESSAGES : 71
Mar 15 Mar - 20:17


    Au bout de trois ans, Kim connaissait le rituel de rentrée par cœur. Des première année qui courent dans tous les sens à la recherche de telle ou telle salle, de tel ou tel document. Des effusions, des retrouvailles. La jeune femme avait toujours été bien loin de tout ça. Malgré le fait que l’université soit très réputée, la jeune Ryan-Maier n’avait jamais réussit à s’y sentir chez elle. La faute des anglais peut-être. Parce qu’elle y connaissait un rayon dans le domaine de l’acclimatation ou que ce soit ayant fait 6 établissements en 8 ans avant de passer ses ASPICS. En cette journée spéciale pour certains, elle n’avait donc pas prévu autre chose que son quotidien. Levé aux aurores et entrainement de quidditch … petit instant de méditation sur la mort de son frère et contestation de ne pas pouvoir surfer dans ce pays, puis parcours normal d’une étudiante en troisième année. Enfin … elle était en section Sport, on va dire qu’elle n’avait pas non plus des horaires très contraignantes. Ce qu’elle allait faire de son diplôme quand elle l’aurait ? Grande joueuse de quidditch dans ses rêves les plus fous, entraineur d’une équipe dans les plus réalistes et commentatrice dans ses pires cauchemars. Elle faisait tout pour éviter ce dernier cas réservé aux plus mauvais de la promo en donnant le meilleur d’elle-même. C’est pourquoi elle tenta de faire bonne figure auprès des profs en cette journée de visite en les gratifiant de sa présence quand elle aurait préféré être ailleurs. Leo’ en squeeza cependant une pour aller faire celle réservée uniquement aux étudiants étrangers. Elle n’en revenait d’ailleurs pas qu’après deux fois qu’elle le faisait, son petit tour marchait toujours. Il faut dire pour la décharge des organisateurs qu’elle avait encore un fort accent américain, qu’elle parlait parfaitement allemand et français et qu’elle maîtrisait l’espagnol et le russe, les bases du moins … il y avait de quoi en perdre plus d’un. Cette année, elle serait une petite blonde française légèrement dissipée. Juste pour le plaisir. Pourquoi donc se donnait-elle autant de mal pour participer à ce tour ? Simplement parce qu’elle avait toujours l’espoir de voir une tête connue qui n’avait pas un accent anglais parfaitement snob. Autant rêver, elle en était bien consciente, c’était maintenant devenu plus comme une sorte de rituel, une manière de montrer que quelque part, elle était toujours attachée au passé. Tout ceux qui connaissaient ses petites habitudes racontaient qu’elle était folle … non, elle ne l’était pas, elle avait juste beaucoup de mal à avancer dans la vie avec le bagage qu’elle tirait derrière elle. Mais ça, personne ne semblait le comprendre, et le fait qu’elle ait passé cinq ans de sa vie en hôpital psychiatrique moldu n’était pas pour les aider. Mais ce n’était pas pour autant qu’elle allait changer ses façons de faire. Elle s’était donc présentée comme « Camille Demonceaux, étudiante de première année en civilisation, de Beauxbâtons ». Malgré le fait que son nom ne figure pas sur la liste, l’étudiant chargé des vérifications la laissa tout de même passer, son accent français était à faire peur. Elle se joignit à la troupe de joyeux lurons, très largement hétéroclite, pour un énième tour de campus. Quand enfin ils eurent crapahuté assez de temps pour que le professeur accompagnateur soit satisfait de lui-même, tous s’installèrent sous les colonnes. C’était le moment pour elle de s’éclipser. Elle s’éloigna discrètement du groupe avant de se retourner et commença à faire quelques pas pour rentrer à son appartement quand une silhouette adossée à un pilier la stoppa net dans son élan. Ce n’était tout simplement pas possible … Dakota … ça ne pouvait pas être lui. Leo’ le dévisagea de longues secondes durant mais le doute n’était pas permis. Malgré les 6 ans qu’ils avaient tous les deux pris, le jeune homme était bien celui qu’elle pensait. Elle s’avança doucement vers lui, retirant au passage les deux élastiques qui tenaient ses tresses de parfaite petite français en place, leur rendant leur nature ébouriffée. Quand elle ne fut plus qu’à un mètre de lui et bien certaine de son identité, elle lui lança un :

    « ¡Eh, tú! »

    Kim se retint de ne pas lui sauter au cou, se rappelant très bien ce qu’elle pensait des jeunes filles qui le faisaient en ce jour bien particulier.






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Pr. Pétunia Woodcroft
PROFESSEUR de sortilège.
► Dr de Serd. & Adjointe


► MESSAGES : 413
Mar 15 Mar - 23:05


… Quand une jolie jeune femme apparut, les cheveux lâchés, avec un air qui lui était vachement familier. Un léger sourire venait de naître sur les lèvres du latino. Mais lorsque ce dernier reconnut la nouvelle venue, il ne put s'empêcher d'avoir un véritable sourire, ainsi qu'une explosion de joie sur son visage. Il se détacha du mur, s'approchant d'elle. « ¡Eh, tú! » A ce moment-là, il se demanda comment devait-il l'accueillir. Après plus de cinq ans passé sans se voir, et la voir apparaître là, devant lui, sans qu'il ne se soit douter de la recroiser un jour, Dakota était tout abasourdis. Mais ce n'était pas tout, cela faisait plus de six mois que son cœur, que son visage n'avait pas été débordant de joie. Au final, cette année commençait sous de meilleurs auspices qu'il ne l'avait cru en lisant le journal ce matin.

« Hola ! Kim ! » Finalement, il s'approcha d'elle, et l'enlaça avec une certaine retenue au début, puis un peu plus lâché par la suite. Il se recula, la regardant avec un sourire plein de blancheur, alors que le crachin commençait déjà à s'estomper. « Je ne pensais pas te revoir un jour ! » Véridique. Le départ de Kim avait été lourd pour le jeune hispanique. Une réelle amitié avait vue le jour lorsque ces deux-là s'étaient rencontrés il y a presque sept ans. Ses yeux semblait balayer le visage de Kim comme pour repérer ce qui avait pu changer en six ans. Mais à part une certaine maturité que possèdent les jeunes femmes lorsqu'elle atteigne la vingtaine d'année.

« Ca me fait plaisir ! Moi qui pensait ne connaître personne ici, si ce n'est mon correspondant, et puis... Toi quoi ! » Encore un instant à la regarder, les souvenirs continuant de défiler dans la tête de Dakota. Enfin de compte, cette rencontre avait quelque chose de revigorant. Ne pouvant s'empêcher de continuer de sourire, il reprit : « Mais qu'est ce que tu fais-là ? J'm'attendais pas à te recroiser un jour avec ce que... Enfin, avec ce qu'elle t'a fait... » Référence à la mère de Kim. Qu'est ce qu'il avait pu la haïr. Oh, il ne connaissait sûrement pas toute la vie de Kim, ça, c'était certain. Mais le peu qu'il en savait lui suffisait amplement pour comprendre un minimum.

« Tiens, j'attendais voir pour qu'on me présente les lieux, mais vu comme ça... J'ai plus forcément envie. Ça te dirait d'aller à la cafeteria boire un verre, histoire qu'on rattrape un peu le temps perdu ? »

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Pr. PETUNIA, A. WOODCROFT.
DOUBLE-COMPTE : Mikhaïl Vanna Syl, Clan Tombe-Nuit.








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K. Leony Ryan-Maier
ETUDIANTE. ► 3e année de SPORT.

► MESSAGES : 71
Ven 18 Mar - 20:57



    « Hola ! Kim ! Je ne pensais pas te revoir un jour ! »

    Kim aurait très bien put dire de même. Salem semblait si loin et pourtant, cela ne faisait que 6 ans qu’elle avait quitté le sol américain. Mais cela passait pour une éternité auprès de la jeune femme. Le contact cependant familier des bras de son ami la ramena dans ce passé joyeux qui pourtant s’était fini si vite. Quitter les Etats-Unis avait littéralement brisé son cœur. Elle s’y était sentit presque comme chez elle ce qui était vraiment un exploit en soi. Et Dakota avait eu son rôle à jouer dans ce sentiment. Il lui avait toujours plus ou moins rappelé son grand frère, Karl. Pas dans le sens où il faisait resurgir en elle ses vieux démons, non pas du tout, c’était plus comme un retour à un temps ancien où elle avait encore le droit d’être heureuse.

    « Ca me fait plaisir ! Moi qui pensait ne connaître personne ici, si ce n'est mon correspondant, et puis... Toi quoi ! »

    La jeune Ryan-Maier eu un sourire. Elle aussi aurait bien aimé connaître quelqu’un à chaque fois qu’elle avait changé d’établissement. Elle connaissait très bien cette angoisse de la rentrée en priant pour qu’une tête connue vienne vous sauver de ce cauchemar. Au moins n’aurait-il pas à subir cela. Le plaisir en tout cas était partagé. La vérité, c’était qu’au fil des années et de ses nombreux déménagements, elle ne s’était jamais réellement fait des amis. Enfin si, mais pas des vrais du genre à la vie à la mort. Sauf Dakota … et son ami de Durmstrang avant aussi, mais espérer avoir des nouvelles de ce dernier c’était comme prier pour la résurrection de Merlin. La jeune étudiante n’eut même pas le temps de dire que ce sentiment était partagé que le jeune latino continua :

    « Mais qu'est ce que tu fais-là ? J'm'attendais pas à te recroiser un jour avec ce que... Enfin, avec ce qu'elle t'a fait... »

    Le jeune homme était beaucoup plus loquace qu’elle, ce n’était pas nouveau, bien qu’elle n’ait pas réellement sa langue dans sa poche, c’était juste qu’elle s’ouvrait moins facilement, peut-être. Après toutes ses années sans la moindre nouvelle, elle avait peur de trouver la situation légèrement bizarre. De plus, elle n’avait pas vraiment envie de reparler de tout ça. Trop douloureux. Encore trop récent. Encore inachevé. Mais le jeune homme avait le droit à des réponses qu’elle allait lui donner sans se faire prier, par habitude, une habitude qu’elle pensait avoir à tout jamais perdu, celle de la confiance :

    « C’est ici qu’on m’a envoyé après ça. Enfin pas ici, ici, à Poudlard en fait. J’ai passé mes ASPICS là haut et .. Et bien j’ai suivit le même cursus que n’importe quel autre élève, ici c’est la suite logique. J’suis en troisième année maintenant. Et toi alors ? Je suis aussi surprise que toi ! »

    Kim ne fit aucune autre allusion à sa mère, cette garce qui allait payer, payer pour lui avoir volé son enfance, près de dix années de sa vie, volé le souvenir de son frère, et surtout volé son identité. Car, oui, bien que la jeune femme ne soit pas particulièrement fan du fait d’être une sorcière, comme c’était à cause de ça que son frère était mort et que malgré tout, elle se sentait responsable, elle aurait aimé savoir, pouvoir se justifier, mais non, puisqu’elle-même l’ignorait … contrairement à sa traitre de génitrice. Rien que le fait d’y repenser la faisait bouillir intérieurement. Non, Leo’ n’était pas vraiment une fille très stable psychologiquement parlant. Mais se faire enfermer dans un asile pour moldu alors qu’en fait ce qu’il fallait qu’on fasse c’était vous dire la vérité et essayer de vous déculpabiliser ne participait pas vraiment au développement normal d’un enfant. Dans le genre destructeur, il n’y a pas mieux. Et cela laissait des séquelles, encore aujourd’hui.

    « Tiens, j'attendais voir pour qu'on me présente les lieux, mais vu comme ça... J'ai plus forcément envie. Ça te dirait d'aller à la cafeteria boire un verre, histoire qu'on rattrape un peu le temps perdu ? »
    « Avec plaisir! Tu sais par où c’est au moins … ou je te trouve une petite carte? »

    Kim désigna du regard les espèces de feuillets immondes sur lequel était dessiné l’ensemble du campus, très mal entre nous, un enfant de cinq ans aurait fait mieux, aux couleurs criardes qu’un étudiant tenait comme s’il était en possession d’une fiole de Felix felicis. Ridicule donc. La jeune femme avait l’habitude de se moquer un peu de tout et de tout le monde, mais d’habitude, il n’y avait personne pour l’écouter …






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Pr. Pétunia Woodcroft
PROFESSEUR de sortilège.
► Dr de Serd. & Adjointe


► MESSAGES : 413
Dim 20 Mar - 16:58


« C’est ici qu’on m’a envoyé après ça. Enfin pas ici, ici, à Poudlard en fait. J’ai passé mes ASPICS là haut et .. Et bien j’ai suivit le même cursus que n’importe quel autre élève, ici c’est la suite logique. J’suis en troisième année maintenant. Et toi alors ? Je suis aussi surprise que toi ! » Si l'on avait déplacé autant Dakota que Kim au travers de sa courte vie, il aurait tout simplement pété un câble, et il se serait certainement enfuit pour ne plus jamais être obligé de suivre les directives d'une quelconque tierce personne. Surtout lorsque visiblement, il y avait une animosité certaine entre Kim et sa mère. Sinon, pourquoi lui faire tout cela ? Pourquoi lui faire subir cet enfer dans lequel elle avait été plongé ? Dakota ne savait pas tout. A vrai dire, il ne savait même plus ce qu'il savait sur Kim. Le temps était passé, même si les sentiments qu'il avait pour elle, pour son amie, était toujours présent. Sa venue en Angleterre, pour lui, c'était plus un renouveau, un besoin de s'aérer. Perdre sa femme avait été quelque chose de particulièrement violent. Et encore maintenant, il avait énormément du mal à cacher sa peine.

Lorsqu'elle lui retourna la question, il lui lança un regard où l'on pouvait y lire une douleur telle, que les mots ne pouvaient expliquer ce qu'il ressentait actuellement. Dakota lui fit comprendre qu'il lui expliquerait plus tard. Pour le moment, il ne pouvait pas. C'était beaucoup trop dur, car trop frais. Laissons le temps passer, de l'eau couler sous les ponts, et tout ira mieux d'ici quelques mois. Les jours passent, les blessures se referment, même si elles ne guérissent jamais réellement. La mémoire permettait d'anesthésier la douleur, rendant les souvenirs beaucoup moins violents que ce qu'ils étaient actuellement. Une des meilleurs choses que le cerveau de l'être humain était capable de faire lui permettant ainsi d'avancer, et d'éviter de ne trop regarder vers l'arrière. Car vivre dans le passé, même si beaucoup de gens l'ont fait au cours de leur vie.

« Tiens, j'attendais voir pour qu'on me présente les lieux, mais vu comme ça... J'ai plus forcément envie. Ça te dirait d'aller à la cafeteria boire un verre, histoire qu'on rattrape un peu le temps perdu ? » « Avec plaisir! Tu sais par où c’est au moins … ou je te trouve une petite carte? » Dakota esquissa un léger sourire, et il reprit : « Tu crois vraiment que j'aurais oublié de me renseigner sur l'une des choses les plus essentielles dans un bahut ? » Un petit rire, ils prirent donc la direction de la cafeteria, observant chaque couloir, chaque indication pour lui éviter de se perdre, de les perdre. Le coeur un peu plus léger, l'hispanique semblait joyeux. « Alors !? Comment sont les anglais ? Ils sont réellement comme le pensent les 'Ricains ? »

Oui, les préjugés ont toujours dominé la pensée de l'homme en général. D'autant plus lorsque l'on voyage, etc. Preuve en est, Dakota en est bourré vis-à-vis des anglais au vue de ce qu'il a bien pu entendre lors de ses études aux états-unis. Autant vous dire qu'il en a beaucoup entendu en dix ans d'études là-bas. Se laissant aller, Dakota semblait redevenir celui que Kim avait connu il y a quelques années.

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K. Leony Ryan-Maier
ETUDIANTE. ► 3e année de SPORT.

► MESSAGES : 71
Jeu 24 Mar - 17:43


    « Tu crois vraiment que j'aurais oublié de me renseigner sur l'une des choses les plus essentielles dans un bahut ? »

    Kim eu un sourire. C’était un peu la première réflexion qu’elle avait eu avant lui quand on lui avait demandé si elle avait besoin d’aide pour trouver son chemin à la pause de midi, même si ce n’était pas vraiment pas gentillesse qu’on le lui avait demandé, mais ça elle ne le découvrit que plus tard. La jeune américaine était vraiment heureuse de retrouver son ami, il était comme un bol d’air frais dans cet univers qui avait trop vite pour elle … ou alors trop lentement, elle n’avait encore réussi à savoir. En tout cas elle s’était jusque là toujours trouvé en décalage dans ce pays, mais elle s’était plus ou moins faite à cette sensation. Quoiqu’il en soit, Dakota était justement la personne dont elle avait besoin maintenant pour ne pas se perdre dans de vains essai pour essayer d’être comme ceux qui l’entouraient. Les deux jeunes étudiants se mirent en route à travers les couloirs lumineux de l’université. Leo’ n’aurait pas été jusque dire qu’elle connaissait l’établissement comme sa poche, mais presque. Dans ses moments de solitude, elle avait eu le temps de les arpenter encore et encore. Ses pieds la guidaient donc par automatisme, ce qui lui permit de prêter vraiment attention à ce que le jeune homme lui disait :

    « Alors !? Comment sont les anglais ? Ils sont réellement comme le pensent les 'Ricains ? »

    La question du jeune Almadovar la prit tellement de court qu’elle eu un rire qu’elle ne pu retenir, qui était, entre nous, plus un rire nerveux qu’autre chose. On lui aurait demandé une dissertation sur le sujet qu’elle aurait été enchantée, et connaissant son aversion pour tout ce qui était un poil scolaire, c’était beaucoup en dire. Les anglais étaient bizarres, d’un autre temps, très peu modernes entre nous, trop traditionnels, un peu guidés et pour finir tellement peu souriants que s’en était contagieux. Mais elle n’avait pas vraiment envie de démoraliser son ami dès le départ, autant qu’il se forge lui-même son opinion non ? Elle redevint cependant plus sérieuse en lui expliquant :

    « Je ne préfère pas trop t’en dire pour le moment, autant que tu te fasse ta propre idée sans préjugé. Je peux seulement te dire une chose : j’ai visité beaucoup de pays, et je peux affirmer qu’il n’y a pas plus froid que les russes, pas plus machiavéliques que les français … et que pourtant rien n’a de commune mesure avec les anglais … »

    La jeune Ryan-Maier lui fit un clin d’œil entendu. Médire sur les anglais était aussi un peu la spécialité de ceux de Salem, tout de même. Certaines rumeurs étaient totalement infondées. Comme partout. Ici aussi, ils avaient des préjugés sur tout et tout le monde et avec le bagage qu’elle avait se faire sa place n’avait pas été facile. Les anglais ne portaient pas les français dans leur cœur … mais alors, les américains encore moins. Chose qu’elle n’avait pas encore réussi à comprendre. Une histoire de rivalité entre pays anglo-saxons peut-être ? Quoiqu’il en soit, elle avait été sujette à plus de plaisanteries que de raison à cause de cela. Devait-elle prévenir Dakota ? Non, il était solide comme type, il s’y ferai certainement. Avec un sourire, elle continua, changeant totalement de sujet, mais pour un qui lui semblait plus digne d’attention que des querelles stupides :

    « Et toi alors raconte moi tout … j’ai du rater tellement de choses à Salem … »

    Repenser à cette époque la rendait nostalgique. Elle aurait tout donner pour y retourner et y rester. Elle y avait eu les amis les plus sincères et les plus drôles, comme les cousins du jeune homme justement, et un meilleur ami en or, j’ai nommé Dakota. Cela lui inspira d’ailleurs une autre question:

    « Et tes cousins, ils vont bien ? Ils sont ici aussi ? »






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Pr. Pétunia Woodcroft
PROFESSEUR de sortilège.
► Dr de Serd. & Adjointe


► MESSAGES : 413
Lun 28 Mar - 9:44


Elle avait rigolé à sa question lui arrachant un bien beau sourire. Ce dernier avait sortit cette pensée si abruptement de ses songes, qu'il n'avait pas pensé qu'elle pourrait surprendre à ce point. Avec un peu de recul, il le comprit facilement, mais son petit côté droit au but, ou plutôt dire avant de réfléchir reprenait vite le dessus lorsqu'il était en bonne compagnie. La confiance installée entre les jeunes gens était telle qu'il se laissait complètement aller. C'était l'une de ses choses que l'amitié, la confiance, parfois l'amour faisait sur les gens. Cette sensation de liberté qu'elle procurait. « Je ne préfère pas trop t’en dire pour le moment, autant que tu te fasse ta propre idée sans préjugé. Je peux seulement te dire une chose : j’ai visité beaucoup de pays, et je peux affirmer qu’il n’y a pas plus froid que les russes, pas plus machiavéliques que les français … et que pourtant rien n’a de commune mesure avec les anglais … » Kim lui répondit d'une manière quelque peu énigmatique dans le sens où elle ne lui donna pas réellement de réponses. C'était tout à son honneur ceci dit. Laisser quiconque se faire sa propre idée était une signe d'une grande sagesse malgré ce que l'on pourrait en penser. Car même si Kim lui aurait donné sa propre vision des anglais, il aurait sûrement été influencé de façon inconsciente par rapport à ses choix et à ses goûts pour la simple et bonne raison que Kim lui était une grande amie en qui il avait fortement confiance. Elle lui fit un clin d'œil auquel Dakota répondit par un léger sourire amusé. « De ce que j'en ai vu, ils font souvent la gueule. En même temps, ça doit faire deux semaines que je suis ici pour préparer cette putain de rentrée, il a plut les trois quart du temps. » Bon, d'accord, Dakota exagérait. Peut-être son petit côté du Sud qu'il avait dans le sang. Après tout, l'hispanique était tout ce que l'on pouvait faire de plus latin. Enfin, comme elle lui avait conseillé, il se ferait sa propre idée. Et puis, il était bien ami de longue date avec un anglais. Ce n'était donc pas une cause perdue.

« Et toi alors raconte moi tout … j’ai du rater tellement de choses à Salem … » Dakota soupira d'une petite nostalgie qu'ont généralement les anciens étudiants d'une école en rentrant dans une autre. L'hispanique tourna à gauche, continuant leur bout de chemin vers la cafet'. « Il s'est passé pas mal de choses à la suite de ton départ... » « Et tes cousins, ils vont bien ? Ils sont ici aussi ? » Dakota éclata de rire. « Oui. Ils font ce que mon père et le leur ont voulu lorsque j'ai décidé de tout plaqué pour m'éloigner le plus possible de l'autre côté de l'atlantique si tu vois ce que je veux dire. » Une petite ombre passa sur le visage du latino, avant de laisser réapparaître le sourire. « Et bien, Mis à part la nomination de l'autre boulet de Pacetti au poste de capitaine de Quidditch, et que la Calee se soit faites secoué par à peu près tout le bahut, je ne vois pas quoi te dire de réellement d'intéressant. Puis ça fait un petit moment aussi. » Il sourit, rajoutant : « A la fin de mon année scolaire, je me suis énormément rapproché d'Ana-Lucia. Mais elle a pas voulu sortir avec moi tant que je ne lui prouve pas que je pouvais rester qu'avec une fille sans aller voir ailleurs. Alors elle m'a dit que si je restais célibataire suffisamment longtemps, elle reverrait son point de vue à mon égard. On a fini par sortir ensemble à la fin de ma première année à l'université d'Abygail. Un vrai calvaire... Surtout pendant le Spring Break. » Le Spring break. N'importe quel(le) étudiant(e) normalement constitué(e) se damnerait pour y participer. Orgie, décadence, Orgie, Bouffe et boisson à n'en plus voir la fin, Musique... Bref, le rêve de tous les étudiants américains. « Santos et Saul sont là aussi. Santos a choisi de poursuivre des études dans le médical magique pour se taper les guérisseuses (propos véridique) et Saul suit des cours sur des ethnies et leur culture... Il est bizarre en ce moment, mais bon. Il a toujours été décalé par rapport à nous tous. » Il lança un regard dans un couloir qui se présentait à eux avant de regarder le deuxième. Prenant sur la gauche encore une fois, il rajouta : « Moi, j'ai décidé de faire des études dans l'étude de la magie noire, et criminologie. Aah ! Je crois qu'on y est arrivé. »

Devant eux, les portes de la cafeteria.

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K. Leony Ryan-Maier
ETUDIANTE. ► 3e année de SPORT.

► MESSAGES : 71
Mer 30 Mar - 19:48


    « De ce que j'en ai vu, ils font souvent la gueule. En même temps, ça doit faire deux semaines que je suis ici pour préparer cette putain de rentrée, il a plut les trois quart du temps. »

    Cliché numéroe 1, check. sa réaction fit sourire Lim, c’était la première qu’elle avait également eu. En même temps quand on passe son temps à surfer sur les plages de Floride, la grisaille de Londres a vite le don de faire baisser le moral. On est d’un coup moins enthousiaste. La conversation re-dévia vite sur Salem et la jeune femme fut de nouveau prise de nostalgie :

    « Il s'est passé pas mal de choses à la suite de ton départ... Et bien, Mis à part la nomination de l'autre boulet de Pacetti au poste de capitaine de Quidditch, et que la Calee se soit faites secoué par à peu près tout le bahut, je ne vois pas quoi te dire de réellement d'intéressant. Puis ça fait un petit moment aussi. A la fin de mon année scolaire, je me suis énormément rapproché d'Ana-Lucia. Mais elle a pas voulu sortir avec moi tant que je ne lui prouve pas que je pouvais rester qu'avec une fille sans aller voir ailleurs. Alors elle m'a dit que si je restais célibataire suffisamment longtemps, elle reverrait son point de vue à mon égard. On a fini par sortir ensemble à la fin de ma première année à l'université d'Abygail. Un vrai calvaire... Surtout pendant le Spring Break.»

    La jeune Ryan-Maier sourit. Dakota avait toujours été un coureur et elle était forcée de constater que cela n’avait pas changé. Enfin du moins pas trop, car rester fidèle à quelqu’un pendant le Springbreak relevait quand même d’un défi, et pour qui que ce soit. Le peu qu’elle en avait vu lui avait montré à quel point la tâche est ardue. C’est quelque chose qu’elle aurait bien voulu vivre pleinement aussi .. Au Mexique, le surf, les copains les soirées tout ça, tout ça. Mais bon, n’allons pas remuer ce qui n’a pas besoin de l’être.

    « Santos et Saul sont là aussi. Santos a choisi de poursuivre des études dans le médical magique pour se taper les guérisseuses (propos véridique) et Saul suit des cours sur des ethnies et leur culture... Il est bizarre en ce moment, mais bon. Il a toujours été décalé par rapport à nous tous. Moi, j'ai décidé de faire des études dans l'étude de la magie noire, et criminologie. Aah ! Je crois qu'on y est arrivé.»

    Kim se souvenait parfaitement des traits de caractère des cousins de son ami, des sacrés spécimens tous les trois, pour tout dire, mais dans le bon sens du terme car Leo’ ne supportait pas les gens ennuyeux. Leurs plans de carrières respectifs étaient plus ou moins à leur image, bien que les choix de matière de Dakota soient légèrement étonnants, où du moins, c’est ainsi qu’elle le voyait. Ils étaient en effet devant la porte de la cafétéria qu’elle poussa d’un coup de coude, légèrement bruyant, mais signe immanquable de l’habitude. Ils prirent place à une table proche de l’entrée, ne s’asseyant pas, elle lui dit :

    «  Tu prends quoi, c’est moi qui invite ! La jeune femme eu un sourire, en fait c’était plus sa bourse étudiante qui invitait mais bon, c’était kif-kif non ? « Tiens petite devinette le temps que je vais chercher ça, à ton avis, moi je fais quoi ? »

    La jeune femme avait toujours aimé le sport, mais elle n’avait jamais parlé de faire carrière dans le domaine avant … elle avait même plutôt parlé de médecine ou d’étude des civilisation aux vues du nombre qu’elle connaissait déjà, alors peut-être serait-ce étonnant pour son ami, comme choix.






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Pr. Pétunia Woodcroft
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► MESSAGES : 413
Ven 1 Avr - 12:51


«  Tu prends quoi, c’est moi qui invite ! » Dakota ne put s'empêcher de lui lancer un regard plein de cette petite lueur que l'on a lorsque l'on ne souhaite pas être inviter, surtout par une fille. C'était à l'encontre des préceptes qu'il avait reçu de par son père, et qui faisait que son fils possédait toujours une petite bourse de cuir remplit de gallions et autres pièces sorcières pour éviter d'avoir à subir cet affront. Oui, les Almadovar étaient on ne peut plus machos. Cependant, il secoua la tête avant de sourire, préférant ne rien dire, et fêter cela comme il se doit sans éviter de balancer une réflexion ou de la menacer. Non, je blague. Il n'irait pas jusque là, par contre il serait capable de se lever en même temps qu'elle pour la devancer et payer à sa place. « Je prendrais un soda citrouille ! J'ai goûté ça en arrivant ici. Le mec me dit, c'est comme le jus de citrouille mais avec des bulles dedans ! J'ai bien aimé ! » « Tiens petite devinette le temps que je vais chercher ça, à ton avis, moi je fais quoi ? » Dakota esquissa un léger sourire, la regardant s'éloigner. Oui, c'est vrai, ça. Que pouvait-elle bien faire ? Car elle ne lui avait rien dit là dessus.

De mémoire, elle avait toujours adoré le sport. C'était quelque chose qui l'avait toujours animé de l'intérieur, comme si ses tripes elles-mêmes lui réclamaient de s'épuiser à travers ces passions. Dakota avait toujours aimé ce petit côté qu'elle avait qui la rendait assez unique. Beaucoup de filles préféraient ne pas en faire pour la simple et bonne raison qu'après : On pue. Ce qui n'est pas réellement faux... Dakota pourra en témoigner, car comme tout mâle, et surtout durant l'adolescence est au cœur de toutes les bizarreries que le corps peut traverser, ça devient vite l'enfer. Il lui jeta un regard amusé tandis qu'elle parlait avec le « barman », passant sa commande, tandis qu'il continuait de réfléchir. Il sourit, se passant la main dans les cheveux. Peut-être en défense contre les forces du mal ? Le fait qu'elle soit un peu plus jeune que lui pouvait expliquer pourquoi il ne l'avait pas vu dans sa classe. Ou peut-être qu'elle souhaitait mettre en avant ces connaissances sur les populations étant donné ses nombreux voyages et nombreux pays où elle a vécut plus ou moins longtemps ?

Beaucoup de questions auquel il dut répondre lorsqu'elle vint s'asseoir à nouveau, posant leur consommation sur la table. Dakota la remercia, puis il répondit : « Bah... Vu que t'aimes faire du sport... J'aurais plutôt pensé que tu aurais pris ça. Mais tu n'en as jamais parlé, je veux dire, pour en faire ton métier. » Il déboucha la bouteille de verre qui renfermait le soda à la citrouille, tout en continuant : « Cursus défense contre les forces du mal ? » à tout hasard. Et surtout parce qu'il ne connaissait pas le nom du cursus ethniques alors que bon, ce n'était pas comme si Saul lui avait dit ce qu'il faisait. Il leva son soda vers Kim pour trinquer. « Santé ! Je crois qu'on dit ici ! A nos retrouvailles ! » Et il porta le goulot à ses lèvres.

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K. Leony Ryan-Maier
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► MESSAGES : 71
Ven 1 Avr - 20:24


    Kim vit bien que sa proposition de lui payer un verre ne plaisait pas trop au jeune homme et elle n'était pas sans savoir que son éducation avait été des plus macho, du style accepter une verre de la part d'une fille n'était pas correct, mais c'était elle pas n'importe qui non plus, elle était plus à voir comme un pote que comme une fille sur ce coup là, mais encore une fois, c'était selon ses critères à elle:« Je prendrais un soda citrouille ! J'ai goûté ça en arrivant ici. Le mec me dit, c'est comme le jus de citrouille mais avec des bulles dedans ! J'ai bien aimé ! »

    Kim sourit à ce choix judicieux. C’était également sa boisson préférée, mais elle avait réduit sa consommation avec son super planning d’entrainement, elle ne laissait plus rien au hasard, même pas ce qui franchissait ses lèvres. La jeune femme se dirigea donc vers le comptoir du self, se dirigeant vers le seul employé encore sur place dû au fait que ce n‘était pas vraiment une heure de pointe, et qui se trouvait être le seul avec qui elle avait plutôt bien sympathisé. Avec un sourire, elle lui demanda: « Un soda citrouille et verre d’eau s’il te plait Jim » Le barman s’exécuta avec en sourire en la charriant, parlant de Dakota:  « Pas mal celui que tu nous ramène-là, ma Kimmy, il était peut-être justement temps que tu en trouve un, non ! » La jeune femme lui répondit en lui tirant la langue avant de répliquer : « Jimmy, de un si du veux me donner un surnom, tu m’appelle Leo’ comme tout le monde, et de deux, tu sais bien que je ne pourrais jamais en regarder un autre que toi! » Sur ces mots, elle prit les consommations qu’il lui tendait avec un clin d’œil, il était en effet de notoriété publique que Jil était gay, et s’en retourna vers son ami, déposant la bouteille devant lui avant de s’assoir en tailleur sur la chaise d’en face, comme à son habitude.

    « Bah... Vu que t'aimes faire du sport... J'aurais plutôt pensé que tu aurais pris ça. Mais tu n'en as jamais parlé, je veux dire, pour en faire ton métier. »Ouah, il l’impressionnait, il était vraiment doué à ce jeu là. « Cursus défense contre les forces du mal ? » Oh nooon, si prêt de but … Kim lança dans un sourire : « Ah tu y étais presque ! ». « Santé ! Je crois qu'on dit ici ! A nos retrouvailles ! »Elle leva son verre et le fit sonner contre la bouteille de son ami, sirotant une gorgée avant de poursuivre : « Non, tu avais trouvé, je suis bien dans le département des Sports. Là, en ce moment, je vise le poste de capitaine de l’équipe. Je rêve un peu je crois, mais j’espère vraiment avoir mes chances. Changeant complètement de sujet, elle ajouta : « Ouah … ça fait vraiment plaisir de te voir ! » Un tas de questions fourmillaient dans sa tête, la jeune Ryan-Maier voulait rattraper le temps perdu, car oui, elle avait bien pensé au départ continuer à envoyer des hiboux à Dakota, mais elle n’était pas très lettre et elle avait toujours pensé que rien de valait la présence d’une personne. C’était ce qui la révélait dans son intégralité, car des mots sont choisit, triés, pesés avant d’être dits et encore plus avant d’être écrit. Des mots sans intentions, des mots sans expression n’était rien de plus que des mots. Et la jeune étudiante ne voulait pas que sa relation avec Dakota devienne fausse juste pour ça. Elle s’en excusa donc rapidement car c’était quand même la moindre des choses : « Excuse-moi, j’avais bien pensé t’écrire, mais … ça n’aurait pas été pareil »







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Pr. Pétunia Woodcroft
PROFESSEUR de sortilège.
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► MESSAGES : 413
Mar 5 Avr - 17:24


Leur bouteille s'entrechoquèrent en un petit tintement à peine audible. Alors que Dakota portait sa boisson à la bouche, Léo s'écria : « Non, tu avais trouvé, je suis bien dans le département des Sports. Là, en ce moment, je vise le poste de capitaine de l’équipe. Je rêve un peu je crois, mais j’espère vraiment avoir mes chances. » Dakota eut un petit sourire. Après tout ce qu'elle avait traversé, Kim était restée quelqu'un de simple, quelqu'un qui avait la tête sur les épaules. Il lui prit la main comme un frère à une sœur qu'il secoua à peine, comme pour lui montrer qu'il l'encourageait sur cette voix. Dakota ne rata pas de prendre note sur la création d'une équipe de Quidditch. Non pas qu'il comptait s'y lancer, mais il aimait énormément regardé ce sport qui devenait de plus en plus grandiose au fur et à mesure qu'il grandissait et qu'il fréquentait des joueurs de son âge. Certes, ils n'avaient pas la carrure de grand joueur tel que Digory Bathory ou encore Javier Villaraigosa, mais c'était toujours un véritable spectacle de voir tant de sorciers de diverses horizons se rassemblaient sous une même bannière pour supporter une même équipe. Le Quidditch était, à ses yeux, comme la musique : Il était capable de combattre par le jeu, des conflits entre peuples vieux comme le monde.

« Ouah … ça fait vraiment plaisir de te voir ! » Dakota esquissa un sourire, continuant de boire sa boisson, laissant un ange répondre à sa place. Il ne pouvait qu'approuver. Il semblait que la vie se remettait à lui sourire à nouveau, en lui mettant sur son petit chemin de vie sa meilleure amie perdue de vue, ainsi que William, son ami d'enfance. Il la regarda comme pour s'imprégner de sa présence, afin d'être sûr de ne plus avoir à l'oublier, ou du moins, à voir ses souvenirs à son encontre s'atténuait avec l'âge. Il ne souhaitait pas rompre le silence. Il voulait en profiter. Après les évènements de l'été, l'hispanique était devenu quelqu'un de plus posé, de plus mâture aussi. Il semblait avoir grandit, comme si il avait, au final, fermé la porte à sa tendre enfance et à son comportement qui faisait hurlé sa mère, et exaspéré ses soeurs. Enfin, comme sa grand mère disait, il faut bien que jeunesse se fasse. Sauf qu'avec Dak', et ses cousins, c'était d'un niveau proche de la décadence humaine. Au final, alors qu'il semblait perdu dans ses pensées, Léo le fit sortir de ses songes pour lui dire : « Excuse-moi, j’avais bien pensé t’écrire, mais … ça n’aurait pas été pareil »

Dakota posa sa bouteille qu'il avait maintenu quelque peu en l'air, n'y faisant plus attention. A la seconde où elle eut finit sa phrase, l'hispanique fut rempli d'une même culpabilité. Il fallait dire également qu'il n'avait jamais été très fort pour écrire quoique ce soit sur du papier, et il est vrai qu'à part avec William, il n'avait jamais réellement écrit à ses amis. Pas par envie, mais plus parce qu'il était comme ça. Dakota faisait partit de ces gens à ne pas donner de nouvelles, mais qui, si un jour après quelques années passés on avait de nouveau besoin de lui, honorer la relation qu'ils avaient eut en aidant ledit personne en souvenir du bon vieux temps. « Tu sais, j'aurais pu le faire aussi... » Il fit tourner sa bouteille entre ses mains. « Mais je suppose qu'on a été très occupé après ça. Je suis rentré à la faculté d'Abygail, des problèmes politiques dans mon pays auquel ma famille est mêlée, et puis, tu as du déménager à nouveau, retournant dans ta spirale infernale... Te réhabituer à de nouvelles personnes, te refaire de nouvelles connaissances, etc. Et puis... » Ajouta-t-il avec un sourire qui pardonnait tout. « C'est pas chose facile dans un pays où il pleut 363 jours par an. »

C'était un peu une certaine nostalgie qui semblait s'installer. Et la nostalgie, Dakota n'était pas très doué pour cela. Il préférait ne rien penser, se faire lobotomiser le cerveau par une bonne bouteille de Tekila, ou du Whisky des McGregor, ou de fumer un bon peyolt que de penser au passé. Il y avait tellement chose qu'il ne digérait toujours pas... L'hispanique porta son goulot à ses lèvres, avant de dire : « Alors ? T'as fini par trouver le Big Love ? » Petite référence à leur toute première rencontre dans laquelle il avait malheureusement tenté de la draguer. Oui, Dakota était jeune à l'époque. Et la drague... Ca n'avait jamais été son fort. Du moins, lorsqu'il parlait. C'était aussi un autre moyen de la questionner sur sa vie de maintenant. Dakota n'était pas très bon pour ce genre de conversations, mais il fallait bien se parler pour rattraper tout ce temps perdu.

Mea culpa ! C'est à chier ! C'est que ça fait tellement longtemps que je n'ai pas fais de RP où rien n'est prévu que... Euh... :S

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K. Leony Ryan-Maier
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► MESSAGES : 71
Lun 11 Avr - 18:05


    « Tu sais, j'aurais pu le faire aussi... Mais je suppose qu'on a été très occupé après ça. Je suis rentré à la faculté d'Abygail, des problèmes politiques dans mon pays auquel ma famille est mêlée, et puis, tu as du déménager à nouveau, retournant dans ta spirale infernale... Te réhabituer à de nouvelles personnes, te refaire de nouvelles connaissances, etc. Et puis... C'est pas chose facile dans un pays où il pleut 363 jours par an. »

    Kim acquiesça avec un sourire. Au moins ils étaient d’accord sur l’inutilité des lettres. La jeune femme étant très spontanée, ne plus voir les gens était tout simplement son cauchemar. On peut dire que de ce côté-là, elle avait plutôt été mal lotie. Son verre d’eau entre les mains elle s’amusa à le faire tourner, à la limite de le faire déborder. Cette situation était tout de même bizarre … bien entendue, ça lui faisait vraiment très plaisir de revoir son ami … mais rattraper le temps perdu allait être long et elle ne savait pas trop par où commencer. Heureusement, le jeune homme rompit le silence pour elle :

    « Alors ? T'as fini par trouver le Big Love ? » La jeune femme parti d’un rire franc. Le jeune sorcier la connaissait assez bien pour savoir la réponse à cette question … ou pas? Elle n’avait jamais particulièrement pensé aux garçons en ces termes là, enfin quelques fois, mais rarement. L’image d’Eduardo lui revint en tête. Elle se mit alors à lui expliquer, mue par un instinct qui pourtant ne lui ressemblait pas, elle qui avait toujours gardé ce genre de choses pour elle: « Bah, tu me connais avec les garçons hein … et en plus, plus malchanceuse que moi, on fait pas: il y a bien un mec, ici, mais de un il est fiancé à une fille qui peut même pas me voir en peinture, de deux, c’est un mec du genre extra fortuné, à fond pour les étiquettes, de trois, il ne s’intéresse à moi que parce que j’ai quasiment fait le tour du monde et que c’est un passionné de civilisation, et de quatre … tout le monde dit qu’il est dangereux, même si personnellement je le trouve adorable »

    Leo’ se retint de ne pas rougir. Elle n’avait jamais parlé de personne en ces termes et le fait que ce soit en prime dans un lieu publique ne faisait qu’augmenter sa gène. Elle but rapidement une gorgée d’eau, histoire de se redonner une contenance, se maudissant intérieurement pour avoir parlé de la sorte. Eduardo et elle étaient le jour et la nuit, elle ne savait même pas pourquoi elle s’intéressait à lui : ils n’avaient strictement rien en commun, mais elle supposait que ce n’était pas des choses que l’on pouvait contrôler. Elle essaya cependant de changer rapidement de sujet et retournant la question à son ami :

    « Et toi, alors, raconte moi tout ! »


[T'inquiète pas, c'est parfait, par contre faudra qu'on pense à étoffer un peu le BG commun de ces deux là, histoire d'avoir plus a raconter =p]






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Pr. Pétunia Woodcroft
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► MESSAGES : 413
Mer 13 Avr - 8:02


Elle était sportive, il était donc normal qu'elle aime cette sensation de danger qui semblait émaner de l'homme dont elle s'était visiblement épris. Dakota la regarda avec un petit sourire, se demandant encore pourquoi les choses allaient si vite. Il y a quelques années, il avait essayé de la draguer, ils avaient été de très bons amis, presque une relation frère/soeur, puis la mère de Léo avait tout bousillé en la retirant de Salem pour l'envoyer ad padres en Angleterre. Et voilà qu'avec tout un tas de conséquences, de faits étranges, et tout ce qui s'ensuit, ils se retrouvaient à nouveau, en Angleterre, pays des rosebeefs. L'hispanique l'écoutait, trempant ses lèvres dans son soda, tandis qu'elle lui décrivait le jeune homme. Dakota esquissa un sourire, ne sachant pas quoi dire. Finalement, elle finit par lui retourner la question qu'il redoutait à chaque fois. Pourtant, il aurait du le prévoir en posant une telle question. Quelque chose le poussa à se dire qu'il le savait, et qu'il avait peut-être envie d'en parler. Son visage devint sombre, et ses yeux devinrent larmoyant. Il soupira doucement, regardant sa bouteille de soda, tandis que le silence s'installait entre les deux.

Dakota resta ainsi pendant bien cinq minutes, avant de prendre son courage à deux mains. Il soupira à nouveau, buvant une autre gorgée de boissons comme pour se donner une assurance qu'il n'avait pas sur ce sujet là, puis il redressa la tête dans la direction de Kim. « Et bien... » Il se mordit la lèvre, puis finir par détourner le regard. « Je me suis... Enfin, avec Ana-Lucia. » Dakota se passa une main sur le visage. « Comme je t'ai dis, on s'est extrêmement bien rapproché. A tel point qu'on ne vivait plus l'un sans l'autre. Je veux dire par là qu'on ne se lâchait plus. » Il leva son soda à ses lèvres, puis le reposa. « Elle... Elle avait réussi à m'attraper au vol. Elle m'avait en quelque sorte... Mis en cage. » Il eut un sourire nostalgique. Dakota, comme Santos, avait toujours vu l'amour comme une espèce de cage. Comme si on vous attachait un boulet à la cheville pour le restant de vos jours. C'était pour cette raison que Santos ne s'attardait jamais avec une fille. Et pourtant, Dieu seul sait combien de fois il a ressentit autre chose qu'une simple envie de baiser avec une fille... Mais à chaque fois, il s'arrangeait pour faire capoter le truc, histoire de ne pas trop en souffrir sur du long terme. « Mais c'était une cage de velours... Une de ses cages où on a envie de rester... On était très amoureux l'un de l'autre. Et un jour, je lui ai fais ma demande en mariage. » Il lança un regard rapide vers Léo, avant de reposer son regard sur sa bouteille de Soda.

« Le jour de notre mariage... Elle est morte. » Une larme manqua de couler. Il la rattrapa au vol, se tournant presque pour pas que Kim le voit ainsi. Son cœur battait vite, et il luttait pour ne pas verser une larme. C'était encore trop tôt pour en parler comme ça... Surtout qu'il admettait pas sa mort... Et qu'il était persuadé que c'était de sa faute. Uniquement sa faute. « J'ai quand même eu le droit de me marier avec elle... Mais à titre posthume. » Il se retourna vers elle, tentant de sourire malgré la douleur sur son visage de demi-vélane. Ca lui donnait une beauté surnaturelle. Quelque chose que l'on ne voit que chez les fées. Il aurait fait pleurer n'importe qui par son simple regard. Le revers de la médaille quand on a un sang de vélane dans les veines. « Tu comprends ma raison, ici. » Il se força à nouveau de sourire, et il rajouta : « J'essais de me tenir à l'écart des endroits que nous avions l'habitude de fréquenter le temps que je cicatrice ça. » Il se tapota du bout des doigts son palpitant. Sur sa main, l'on voyait encore l'alliance qu'elle devait lui offrir, et qu'un proche parent lui avait remis lors de la cérémonie du mariage posthume.

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K. Leony Ryan-Maier
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► MESSAGES : 71
Sam 16 Avr - 19:36


    Kim écouta attentivement son ami, délaissant des yeux son verre d’eau dans lequel elle avait plongé quand elle avait parlé d’Eduardo pour les planter dans ceux fuyant de son meilleur ami. Son histoire lui tirait presque les larmes aux yeux, elle connaissait la jeune femme de vue et il fallait dire que cela donnait légèrement beaucoup dans le drame. Mais elle était maladroite pour réconforter les gens. Elle avait toujours été plus du genre à essayer de les faire rire pour qu’ils oublient ce qui les aurait fait pleurer. Mais malgré tout, la blonde sentait que ce n’était pas vraiment la chose à faire à cet instant. Elle se contenta donc de poser sa main sur celle de Dakota, présence compatissante et, elle l’espérait, réconfortante alors qu’il finit par lui dire :

    « J'essais de me tenir à l'écart des endroits que nous avions l'habitude de fréquenter le temps que je cicatrice ça. »

    La jeune femme lui assura son soutien d’une pression de la main. Que pouvait-elle dire de plus, ou faire de plus? Mais quelque part au fond d’elle, ça bouillonnait. Pourquoi est-ce que les pires horreurs arrivaient à des gens de bien comme eux alors que leur détracteurs vivaient une vie paisible et heureuse faite de méfaits et vilenies ? La vie était injuste, ce n’était pas nouveau, Leo’ pouvait le savoir mieux que personne et elle n’aurait souhaité à personne de faire cette expérience et surtout pas à son meilleur ami. Malheureusement, on ne pouvait pas protéger tout le monde mais elle pouvait faire en sorte que Dakota ne se sente pas aussi seul qu’elle-même l’avait été. La position qu’elle avait était plus qu’inconfortable, elle déplia donc ses jambes pour s’assoir comme toute personne normale l’aurait fait sur sa chaise. Ce qu’elle ne remarqua pas tout de suite, c’est qu’un rouleau de parchemin glissa de sa poche de sweat à cause de ce mouvement impromptu. Leo’ ne remarqua sa boulette que quand elle vit le jeune homme se pencher pour le ramasser, elle intervint alors rapidement :

    « Non, ne ramasse pas ça … »

    Elle savait très bien ce que contenait ce parchemin, et elle se disait que ce n’était peut-être pas le moment pour lui de lire un truc pareil. En fait, personne n’était même sensé jamais le lire. La jeune Ryan-Maier n’avait posé ces mots que pour pouvoir enfin passer à autre chose, ou du moins essayé, elle ne se souvenait plus de qui avait dit que ça pourrait l’aider, mais qui que ce soit, c’était vraiment un idiot car ça ne l’avait absolument pas soulagé. Elle se les trimballait tout les jours comme la matérialisation de son passé, le talisman de son cœur blessé. De mémoire, il disait à peu près cela :

    La liberté est quelque chose à laquelle on aspire tous. Pas uniquement la liberté physique, mais surtout la liberté de penser. La mienne on me l’a volé, arraché petit bout par petit bout pendant 6 ans. Assise dans une chambre capitonnée pour un crime que je n’avais pas commis, une violence qui m’était étrangère, une folie qui n’était pas mienne, ils m’ont aspiré peu à peu tout ce qui faisait alors de moi un être épanoui. Ma joie, mon sourire … ils ont tout prit sans le moindre scrupule et moi dans une pièce de deux mètres carrés, je me cachais du monstre que mon esprit vide n’était plus capable de combattre. Son nom était solitude et il a aspiré le dernier souffle d’espoir qui pouvait encore scintiller au fond de la nuit d’encre dans laquelle j’étais tombée.[…] Eux passaient leur sourires supérieurs aux lèvres, observant ma lente descente aux enfers comme si je n’étais qu’un animal en cage à surveiller. Ce n’était pas de la pitié dans leurs yeux mais une véritable haine qu’ils posaient sur nous.[…] Les autres ne m’ont apporté que l’incompréhension. Je n’étais pas comme eux, ils ne m’acceptaient pas. Mais ils avaient raison, je n’avais rien à faire avec eux. Je ne voulais pas leur parler de toute façon, ils n’auraient pas fait partir le monstre de mes nuits, mais ne l’auraient rendu que plus fort par leur absence. Pourtant eux avaient besoin de moi pour résister à nos gardes au cœur de glace. Mais ces derniers nous montaient les uns contre les autres. Ils ne voulait pas que le monstre meurt […]

    Elle n’avait jamais prétendu écrire de la poésie. Elle ne faisait que retranscrire le plus fidèlement possible ses pensées d’enfant sans y rajouter ce qu’elle en pensait maintenant. Et mieux valait car le récit aurait eu un goût de venin supplémentaire absolument non nécessaire.






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Pr. Pétunia Woodcroft
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► MESSAGES : 413
Lun 18 Avr - 10:02


« Non, ne ramasse pas ça … » Mais c'était trop tard, beaucoup trop tard. Dakota s'était penché pour le ramasser, et même si à la base, il ne comptait pas vraiment le lire, le fait qu'il vit certains mots attirèrent son attention. Il n'était pas quelqu'un qui lisait les papiers, ou les journaux intimes des gens. Mais contrairement à son habitude, à son éducation, il s'y risqua, et avant qu'il ne le lui rende, il se mit à lire le parchemin que Léo semblait vouloir cacher. Au fur et à mesure que ses yeux descendaient le long du parchemin, ces derniers s'écarquillaient, lançant de temps à autres des regards vers Kim. Quelque chose clochait, et il ne savait quoi dire, ni quoi faire. Continuant de lire, il finit par le lui rendre, l'air perplexe. Ce que Dakota ressentait ? Il en savait trop rien. Elle lui avait caché cela, et pour cause... Il semblait que cela lui avait été une épreuve particulièrement redoutable, et extrêmement traumatisante. Il n'imaginait pas vivre une telle chose. La liberté était tellement jouissive que le simple fait de penser à ne plus l'avoir le terrifiait au plus au point. D'ailleurs, il n'était pas le seul. C'était dans la nature humaine. Du moins, des gens forts, des gens qui ont des idées bien ancrés, et des gens qui savaient ce qu'ils voulaient. C'était pour cela qu'il y avait des groupuscules de résistance face aux tyrans que le monde portait chaque jour.

L'Ordre du Phénix, le Chant du Phénix, l'Ordre de Pansedefer, et j'en passe... L'espoir, la liberté, la vie comme on voulait la vivre, comme on souhaitait en jouir. Ne pas pouvoir choisir, ne pas pouvoir vivre de ses choix, et supporter les envies, les caprices, les conneries des gens ayant le pouvoir... Non, cela ne devait pas être ainsi. Et c'était pour cela que des gens se battaient de part et d'autres dans le monde. Plutôt mourir que de vivre sous le joug d'un connard. C'était le credo de pas mal de mexicains actuellement... D'américains, également, ou encore de russes... Et bientôt d'anglais. N'oublions pas non plus certains états en Afrique, etc... Dakota la regardait d'une façon brûlante, mais compatissante. L'espoir entier résonnait dans l'être de l'hispanique. Et si son animal totem était le taureau, ce n'était pas non plus pour rien. L'hispanique ne tarda pas à faire le rapprochement entre ce qu'il était écrit dans le parchemin, et la vie de Kim. Ce dernier ne tarda pas à trouver un fautif. Ou plutôt une fautive. Dakota lui saisit délicatement la main, avec une expression sérieuse sur le visage. On ne pouvait pas trouver plus sérieux, et en même temps plus sécurisant. Ah ! Être vélane vous permettait de faire ressentir ce que vous ressentez au plus profond de vous avec une facilité déconcertante.

« C'est ta mère qui t'a fait ça ? » Dakota l'avait toujours détesté. Il ne savait pas réellement ce qui c'était passé dans la vie de Kim. Il avait toujours été persuadé de ne connaître qu'une maigre partie de tout son périple, de tout son combat pour tout simplement vivre comme elle était. Et le fait qu'elle soit une mordue de sport n'était qu'un exutoire pour mieux déverser ses énergies négatives que Léo avait cumulé tout au long de sa vie. Et pour cause, elle était tout à fait en droit d'en vouloir à la terre entière. « C'est elle qui t'a prit ton innocence ? Qu'as-tu fais pour mériter ça ? Qu'est ce qu'elle te veut pour te vouloir souffrir toute ta vie.. ? Quelle mère peut avoir pour vouloir faire ça à son propre enfant ? » Autant vous dire que Dakota ne partirait pas tant qu'il n'aurait pas de réponses. Cela lui permit d'oublier la tristesse qui l'avait menacé de déborder alors qu'il s'était confié à Kim sur ce qu'il s'était passé avec Ana-Lucia. Au fin fond du regard de l'hispanique, on y voyait ronfler une flamme. La flamme de la colère.

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Pr. PETUNIA, A. WOODCROFT.
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K. Leony Ryan-Maier
ETUDIANTE. ► 3e année de SPORT.

► MESSAGES : 71
Sam 30 Avr - 10:15


    Kim aurait voulu mourir sur place. Elle n’avait pas honte de ce qu’elle avait vécu, non, loin de là, c’était ce qui faisait d’elle ce qu’elle était après tout. La jeune femme avait surtout honte de s’en plaindre en fait. Toute son enfance, elle s’était dit pour tenir qu’il y avait plus malheureux qu’elle et c’était une idée qu’une partie d’elle avait intégrée, l’autre étant profondément choquée, en colère, blessée. Concilier les deux n’était pas chose facile et voilà le genre de situation qui en résultait. Quelque part, elle avait peut-être eu de la chance que ce fut Dakota et non quelqu’un d’autre qui ait lu ça, elle savait qu’elle pouvait lui faire confiance, peut-être même qu’il comprendrait! Non, en fait, non, elle ne souhaitait à personne de comprendre ce qu’elle ressentait car cela impliquait de savoir par quoi elle était passé, d’avoir fait la même expérience, et même à son pire ennemi elle ne le ferait pas subir. Le temps que Dakota finisse la lecture lui parut des heures et elle tenta tant bien que mal de se faire oublier, rentrant la tête dans les épaules dans un geste enfantin comme pour se faire passer pour plus petite qu’elle ne l’était. Quand il reposa enfin le parchemin, Leo’ n’osa même pas regarder dans sa direction, elle ne sentit que quelques instants plus tard la pression de sa main sur la sienne. Ce contact avait quelque chose de rassurant, d’infiniment sécurisant, sentiment qu’elle n’avait jamais cru pouvoir ressentir un jour et pour cause. La jeune sorcière leva enfin ses yeux vers le jeune homme donc l’expression sérieuse reflétait une compassion qui lui allait droit au cœur certes, mais qui avait aussi quelque chose de dérangeant. Leo’ ne voulait pas être une fille à plaindre, ce n’était pas de la pitié qu’elle cherchait et c’est bien pour ça qu’elle avait fait de son passé un secret bien gardé que personne jusque cet instant n’avait partagé. Et cela la fit se re-murer dans un silence, comme autrefois, comme par automatisme.

    « C'est ta mère qui t'a fait ça ? C'est elle qui t'a prit ton innocence ? Qu'as-tu fais pour mériter ça ? Qu'est ce qu'elle te veut pour te vouloir souffrir toute ta vie.. ? Quelle mère peut avoir pour vouloir faire ça à son propre enfant ? » Kim eu un sourire qui ressemblait plus à un rictus forcé. Le point positif de toute cette mésaventure c’est que Dakota avait oublié ses malheurs, pour l’instant du moins. Elle eu un soupir, remettant en place une mèche de ses cheveux blonds qui lui tombait sur le visage avant de commencer : « Mon histoire est très longue et surtout je n’en ai jamais parlé à personne. C’est mon plus grand secret car je ne veux pas être la fille à plaindre ici. Mais je te fais confiance pour ça et je pense que tu as le droit à l’histoire complète après tout ce que tu as fait pour moi » Le jeune hispanique avait été son plus grand soutien à Salem, son rayon de soleil comme elle aimait y penser qui avait brièvement illuminé le ciel noir qui recouvrait son esprit depuis bien des années. Sa main toujours dans celle de Dakota, mais le regard désormais planté dans le fond de son verre, elle commença par le début :

    « Ma mère est une sorcière, d’une grande lignée allemande que je ne connais pas et que je n’ai pas vraiment envie de connaître en fait. Elle a rencontré mon père en Floride lors d’un de ses voyages. C’est un moldu. Elle ne s’est jamais résolue à lui avouer l’existence du monde magique et à préféré couper tous les ponts avec notre monde et sa famille qui de lui dire la vérité sur son identité. Ils ont d’abord eu un fils, sans pouvoir magique … mon grand frère, Karl … » Kim ravala quelques larmes, dissimulant sa douleur comme elle le pu. Il y avait des années qu’elle n’avait pas prononcé son nom, mais elle se força à continuer : « Et puis après je suis arrivée. Ma mère a su dès ma naissance que j’étais comme elle. Mais elle ne l’a dit à personne. Personne. On était heureux alors, tous les quatre vraiment, la pub pour la famille parfaite … parfaitement folle surtout. Je n’en reviens toujours pas qu’elle ait réussi à le mener en bateau durant tout ce temps et qu’elle continue toujours à le faire … » Ses yeux lançaient littéralement des éclairs. Elle détestait sa mère, elle la détestait! Elle marqua une courte pose histoire de na pas exploser. « Mon frère était un passionné d’armes : épées, poignards, fleurets, il adorait ça. Il en avait une vraie petite collection et on jouait souvent avec ensemble dans le jardin. Et puis un jour, j’avais un peu plus de cinq ans, on jouait comme d’habitude quand il m’a désarmé, j’étais au sol, lui rigolait, mon épée était plus loin … tout s’est passé si vite. L’épée s’est mise à bouger toute seule, elle fonçait vers moi, j’ai eu peur et … je me suis caché derrière lui. L’épée lui à transpercé les côtes, de part en part, et, il y avait tout ce sang et … » La vérité, s’en était trop pour Leo’, elle s’effondra en larme, ne pouvait dire un mot de plus. La relation qu’elle avait avec son frère n’était comparable à nulle autre, c’était quelque chose de fusionnel, naturel et d’une force inestimable. Il lui manquait terriblement et elle se sentait tellement coupable. Bien sur, la dernière chose qui lui avait dite était que ce n’était pas de sa faute … ça et qu’il l’aimerait toujours. Les larmes ne pouvaient maintenant cesser de couler de ses yeux noisettes. C’était de sa faute, entièrement de sa faute, ce qui ne l’était pas, c’était la suite …Elle se reprit un peu pour continuer, après avoir essuyé ses larmes d’un revers de la manche, bien qu’elles ne cessèrent de couler pour autant : « Bien sur, ma mère à tout de suite compris ce qui s’était passé. Mais elle n’a rien dit. Rien. Ils m’ont emmené dans un hôpital psychiatrique où un gratte-méninge à décrété que j’avais prémédité tout ça, que c’était entièrement ma faute, que j’étais une dangereuse psychopathe et que la seule suite pour moi était l’internement. Et elle n’a rien dit. Elle s’est contenté d’acquiescer, en me fixant avec son regard plein de haine comme si ‘étais un immonde parasite. Mais moi je savais que je n’étais pas folle. Mais j’ai bien vite compris que je ne pourrais pas leur faire entendre raison à toutes ces blouses blanches. Alors je me suis tue … pendant plus de quatre ans. Ca les as mis dans un sacré embarras et ils ont finit par décréter que je n’étais pas dangereuse mais qu’ils ne pouvaient rien pour moi. Ils m’ont donc laissé sortit, mais ma mère ne voulait plus de moi, alors elle a demandé à ce qu’on me place dans une famille de moldu. J’ai fréquenté pendant un an un établissement scolaire de Floride avant d’avoir onze ans. Et là, on est venu me chercher pour rejoindre le monde auquel j’appartiens. La suite tu la connais : Durmstrang, Beauxbâtons, Salem, Poudlard et me voilà. » Leo’ eut un rire amer. Elle aurait tout donné pour retourner à cet époque où elle n’était encore qu’une petite fille joyeuse et aimée. « Je suppose qu’il doit bien y avoir les réponses à tes questions dans ce résumé de mon triste passé, mais je ne préfère pas trop les chercher. Remuer tout ça me donne envie de me venger et … c’est malsain d’après les experts de Sainte Mangouste. Alors disons que parce que c’est des sorciers ils sont meilleurs que les autres ce dont je doute mais bon … j’ai pas trop le choix. » Oui, même les sorciers la trouvaient instable. Mais pas par rapport à la mort de son frère, par rapport au traumatisme de sa mère, ce qui était largement plus compréhensible, mais toujours aussi peu à son goût.


[Je tiens à préciser que j’ai écris mon BG avant la sortie de Sucker Punch … maintenant que je le relis, je me dis que c’est dingue quand même, mais c’est pas moi qui ai copité c’est eux xD]






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Pr. Pétunia Woodcroft
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Mar 3 Mai - 9:38


« La vengeance... » Quelques flammes, tels des braseros, s'allumèrent dans les yeux noirs de l'hispanique. Il médita quelques instants ce qu'elle venait de lui raconter, et il fallait bien se mettre à l'évidence : Elle avait mené une vie particulièrement difficile, mais surtout frustrante. Comment diable une mère pouvait-elle faire ça à son enfant ? Comment avait-elle fait pour supporter tout cela ? Dakota comprenait ses désirs de vengeance. Il voudrait faire exactement la même chose. Retourner voir sa mère, puis la tuer sans le moindre scrupule. Elle n'en avait pas eut pour faire ça à son propre sang, à sa propre chair, à sa propre fille, tout simplement. Elle lui avait retiré toute innocence, et l'avait accusé d'avoir tué son propre frère. L'hispanique se posait de sérieuses questions à l'égard de la mère de Kim. Néanmoins, il n'aurait jamais pensé laisser ses enfants jouer avec des pareils armes. Quels parents indignes...

« La vengeance serait un bon remède... Un excellent exutoire. Mais il y a de lourdes conséquences, et certaines fois, il vaut mieux l'éviter. Au Mexique, il suffit de de provoquer quelqu'un en duel pour en finir. C'est la loi du plus fort en quelques sortes. Ça nous a valu quelques soucis avec les commissions internationales qui régissent les Duels, mais au moins, on a cette possibilité d'en découdre avec la personne qui nous fait du tord. Malgré ça, ce n'est que très peu employé, car l'honneur règne d'un côté ou de l'autre. » Il avait dit tout cela en regardant un point dans son horizon, sans réellement voir ce qu'il observait. Enfin, il tourna la tête vers Kim, reprenant : « Mais on est pas au Mexique. Donc, tu ne te vengeras pas. Du moins, pas comme cela. Il y a toujours d'autres façons beaucoup plus viles que l'art du Duel. Après, tu as tes cartes en main. La mort n'est pas suffisante pour se complaire lors d'une vengeance... Fais la souffrir. »

Oui, ce n'était véritablement pas à Dakota de se confier sur ce genre de chose. Ou du moins, d'en attendre des conseils avisés. Cela s'expliquait par son éducation, mais aussi par ses coutumes. Il n'y pouvait rien, c'était dans son sang. Bien entendu, il savait se tenir et se mettre à la page lorsqu'il n'était pas au Mexique, mais il ne pouvait s'empêcher de penser que cela règlerait parfois quelques problèmes totalement inutiles. L'occident semblait prendre un malin plaisir à se casser le cul à travers la discussion. Alors certes la violence n'amène que la violence, mais il y avait certains cas, où, comme au Mexique, cela permettait de mieux gérer ses conflits intérieurs. Après, cela ne concerne pas le pays vu par le Gouvernement Mendès qui est tout sauf chaleureux. L'hispanique saisit sa boisson qu'il porta à ses lèvres avant de rajouter : « Mais ne fait rien. Elle n'en vaut même pas la peine. »

Hallelujah, un peu de bon sens sous ce crâne tempétueux. « Tu devrais aller te recueillir. Ou en parler avec un prêtre. Ça fait du bien au moral, parfois. » Oui, l'hispanique est croyant, et catholique.

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K. Leony Ryan-Maier
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► MESSAGES : 71
Sam 14 Mai - 20:41


    « La vengeance... » Kim releva brusquement les yeux, l’étonnement coupant court à son envie de pleurer. Ce n’était pas vraiment la réaction à laquelle elle s’attendait. Tout le monde jusque là lui avait dit d’oublier, de remplir sa vie de bonheur pur faire un pied de nez monumental à son passé et tout autre sortes de niaiseries dans le genre. Oui, tout le monde avait œuvré pour qu’elle abandonne cette idée folle de faire payer en retour celle qui l’avait tant fait souffrir. « La vengeance serait un bon remède... Un excellent exutoire. Mais il y a de lourdes conséquences, et certaines fois, il vaut mieux l'éviter. Au Mexique, il suffit de de provoquer quelqu'un en duel pour en finir. C'est la loi du plus fort en quelques sortes. Ça nous a valu quelques soucis avec les commissions internationales qui régissent les Duels, mais au moins, on a cette possibilité d'en découdre avec la personne qui nous fait du tord. Malgré ça, ce n'est que très peu employé, car l'honneur règne d'un côté ou de l'autre. » Leo eut un sourire légèrement crispé face à l’ironie de cette idée. Oui, un duel de sorcier avec sa mère était tentant surtout en considérant le fait que cette dernière ayant rejetée son identité de sorcière depuis un bout de temps, l’issue du combat pencherait sans aucuns souci en faveur de la jeune étudiante. Mais elle doutait du réalisme de la situation, elle n’ajouta donc rien, préférant laisser Dakota continuer dans ce qui semblait être la suite de tout ce qui lui passait par la tête sur le moment: « Mais on est pas au Mexique. Donc, tu ne te vengeras pas. Du moins, pas comme cela. Il y a toujours d'autres façons beaucoup plus viles que l'art du Duel. Après, tu as tes cartes en main. La mort n'est pas suffisante pour se complaire lors d'une vengeance... Fais la souffrir. » Le sourire de la blonde disparut légèrement. Bien sur elle y avait déjà pensé. Bien sur, elle avait quarante milles plans dans sa foutu tête. Mais la question qu’on lui avait demandé de se poser et qu’elle se posait donc maintenant était : était-elle vile? La réponse immédiate qui lui venait était non. Alors pourquoi cette obsession de vengeance? Elle trouvait cela parfaitement naturel, mais ça n’était pas apparemment le cas de tout le monde, et particulièrement celui des psychiatres de Sainte Mangouste. Mais à sa plus grande surprise, ce n’était pas non plus le point de vue de son ami mexicain : « Mais ne fait rien. Elle n'en vaut même pas la peine. » La jeune Ryan-Maier planta ses yeux dans ceux de l’hispanique et demanda du tac au tac : « Tu ne m’en crois pas capable, c’est ça? » C’était la seule raison valable pour ne pas le faire sinon, non? Mais maintenant, leur conversation plongeait dans le surréalisme : « Tu devrais aller te recueillir. Ou en parler avec un prêtre. Ça fait du bien au moral, parfois. » S’en était trop, Kim explosa de rire, un rire à la fois nerveux mais également effectivement amusé : « Tu veux que j’aille voir un prêtre,moi. Et pour lui dire quoi? Moi c’est Kim mais appelez mi Leo, je préfère, je crois absolument pas en ce que vous vous croyez et j’ai l’intention de tuer ma mère, bonjours! » La jeune femme reprit un peu son sérieux : « Je pense pas que ça fasse vraiment avancer les choses » En fait, elle pensait surtout qu’à ce stade, tout effort pour la faire aller mieux était vain. Il fallait que ça se tasse. La question était: combien de temps allait-ce prendre? Bien sur, de temps en temps, elle croyait vraiment aux effets de la thérapie, mais à certains instants comme celui-ci, le fait d’écrire ce qu’elle avait vécu ou ne serait-ce que d’en parler la faisait se sentir parfaitement idiote.






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Pr. Pétunia Woodcroft
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► MESSAGES : 413
Mer 18 Mai - 8:31


« Tu ne m’en crois pas capable, c’est ça? » « Ai-je dis ça ? » Il la fusilla du regard. Dakota détestait qu'on détourne ce qu'il disait. Un trait purement Almadovar. Son père l'avait giflé pour l'avoir fait douter une fois, lorsqu'il était petit. Il continua : « Tu devrais aller te recueillir. Ou en parler avec un prêtre. Ça fait du bien au moral, parfois. » « Tu veux que j’aille voir un prêtre,moi. Et pour lui dire quoi? Moi c’est Kim mais appelez mi Leo, je préfère, je crois absolument pas en ce que vous vous croyez et j’ai l’intention de tuer ma mère, bonjours! » Dakota ferma les yeux. Il était visiblement agacé, mais il n'en dit rien. Elle ne se serait pas appelé Kim, et si elle n'avait pas été son ami, il l'aurait envoyé tout simplement chié sans jamais revenir la voir pour avoir parler ainsi. Elle était fermée d'esprit. Aucune ouverture, c'est ce qu'il pensa, en ce moment précis. Et bizarrement, il ne put s'empêcher tout d'un coup, de voir l'impact des années sur leur relation. En effet, cela faisait bien plus de cinq ans qu'ils ne s'étaient pas vu. Jamais, oh grand jamais, on ne devait critiquer la religion ou autre devant lui. Dakota y croyait, plus pour se rassurer qu'autre chose. Comme bon nombres de croyants. Ceci étant dit, il faisait également partit de ces croyants qui mystifie l'espoir en Dieu. Après, le reste n'est que superflue. Il aurait put tout aussi bien être musulman que cela ne l'aurait pas trop changé si ce n'est qu'il n'aurait jamais mangé de porc. Quoiqu'il en soit, elle venait de le blesser mais il n'en dit rien.

Il soupira doucement tandis qu'elle reprenait. « Je pense pas que ça fasse vraiment avancer les choses » Il se mordit les lèvres pour ne pas lui dire un : Bah demerde-toi. Mais c'était pas loin. Le sarcasme avait tôt fait de l'énerver qu'il préféra ne rien dire, laissant installer un silence pesant entre les deux jeunes gens. Il lui lançait des regards pleins de sous-entendus, finissant sa boisson. Jouant avec la bouteille ce dernier finit par lui dire : « Et tu comptes faire quoi alors ? » Une phrase à la hauteur de ses regards. « Non, parce que c'est bien beau de se trimballer avec un parchemin histoire de se rappeler, etc. Mais si tu ne comptes rien faire pour y remédier, je n'en vois pas trop l'intérêt. » Pour lui, la discussion était close, et il finirait par se lever et partir. Le temps semblait changer rapidement les gens, pensa-t-il, comme si c'était une fatalité. Ce que c'était, indubitablement.

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K. Leony Ryan-Maier
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► MESSAGES : 71
Sam 21 Mai - 21:38


    Le silence qui suivit sa réplique fut pesant, lourd de sens. Kim se rendait bien compte qu’elle était allée trop loin, beaucoup trop loin. Elle s’était attaqué à ses croyances sans raisons, ce qui relevait légèrement de l’intolérance, ce qu’elle n’était habituellement pas. Mais ce n’était pas pour autant que la blonde allait s’excuser. Elle était bien trop énervée pour ça, énervée parce que rien ne s’arrangeait pour elle, qu’elle se sentait tomber dans un gouffre sans fond de plus en plus chaque jour et parce que toutes les solutions qu’on lui proposait pour essayer de la sortir de là était toutes plus inefficaces et stupides les unes que les autres. Autant dire qu’elle avait espéré qu’il eut compris que c’était rageant. Mais bon, il fallait croire que le temps altérait les gens. Elle dit alors ce qu’elle pensait clairement, déçue cependant que son ami n’ait su lire entre les lignes : « Je pense pas que ça fasse vraiment avancer les choses » « Et tu comptes faire quoi alors ? » Le regard de Dakota venait d’être traduit par ces seules paroles. Franches directes et aiguisées comme un poignard. C’était la grande question à laquelle aucune réponse ne semblait convenir. S’enfermer dans sa routine sans chercher à rien régler était celle qu’elle avait pour l’instant choisie, mais ce ne pouvait être qu’une solution temporaire. Et elle détestait par-dessus tout rabâcher tout ça, ça ne servait qu’à la faire se sentir encore plus mal. Un cercle vicieux sans fin en quelques sorte. Leo’ lui lança un regard noir, plein de toute la rage qu’elle avait amassé et qui ne voulait pas la laisser tranquille. « Non, parce que c'est bien beau de se trimballer avec un parchemin histoire de se rappeler, etc. Mais si tu ne comptes rien faire pour y remédier, je n'en vois pas trop l'intérêt. » Les paroles du jeune homme la surprirent et l’agacèrent en même temps. Non, mais c’est vrai, c’était vraiment la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. La jeune Ryan-Maier explosa telle un volcan : « Tu crois vraiment que j’ai écrit ce truc pour le plaisir? Tout comme j’ai passé l’été à l’unité psychiatrique de Sainte Mangouste je suppose ? Je suis dehors juste parce que j’ai accepté de faire des trucs dans ce genre et que comme une idiote j’ai vraiment cru que ça aiderait! Elle retint des larmes de couler sur son visage. Elle en avait marre, se sentait coincée dans sa propre tête comme si on avait fait de sa tête une prison perpétuelle. Elle s’épuisait à lutter jour après jour et avait surtout peur que cela détruise tout ce qui faisait d’elle ce qu’elle avait autrefois été. Mais Leo’ se rendait compte qu’elle y avait peut-être été un peu fort. Après de longues minutes de silence mi furieux, mi gêné, elle reprit la parole : « Excuse moi, c’est juste que … j’en peux plus. » Une larme dévala le long de sa joue bronzée et elle tenta tant bien que mal de la camoufler.






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Pr. Pétunia Woodcroft
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► MESSAGES : 413
Lun 6 Juin - 7:50


Dakota ne répondit rien, tout simplement parce qu'il n'en avait pas envie. Elle l'avait attaqué directement dans sa culture, dans sa façon de voir les choses, d'appréhender le monde, et ainsi de croire en quelque chose de plus fort, de plus sécurisant pour se permettre d'avancer dans une certaine optique qui lui tenait à cœur, car c'était ainsi qu'il s'épanouissait. La religion qu'il avait, c'était juste un moyen pour lui de croire en Dieu. Au fond de lui, il savait que la religion était quelque chose de totalement futile, et carrément obsolète. Mais le fait est qu'il avait besoin d'avoir un moyen, une méthode pour croire en l'être supérieur qu'était Dieu. C'était sans compter le besoin de croire en quelque chose de plus puissant également, qui lui permettait de garder la tête sur les épaules, malgré le fait qu'il soit sorcier, et donc, considérer presque, comme un demi-Dieu par les moldus. L'hispanique voyait très bien qu'il l'avait tout aussi blessé qu'elle l'avait fait. Il avait cette petite pression au niveau du torse sachant très bien de quoi il en retournait, mais il ne s'en voulait pas, car Dakota était ainsi. Œil pour Œil, Dent pour Dent. Surtout quand cela vient d'une amitié aussi vieille qu'elle. Le silence s'installa entre eux. Gênant et pesant, l'hispanique ne le brisa pourtant pas, préférant se complaire dans ce silence si lourd...

« Excuse moi, c’est juste que … j’en peux plus. » Dakota releva le regard vers Léo, et ces intentions de partir, et de la laisser là diminuèrent, même si elles étaient très présentes. Il l'observa longuement, ne parlant pas tout de suite, préférant lui laisser le temps de digérer ça. Pour tout vous dire, Dakota n'avait pas encore digéré ce qu'elle lui avait dit à propos de ses croyances, mais après une profonde inspiration, il mit cela de côté, préférant oublier pour le moment. Kim restait malgré tout son ami. Puis, ça faisait si longtemps qu'ils ne s'étaient pas vu qu'ils faillaient qu'ils apprennent à se connaître à nouveau. Il soupira longuement avant de tendre sa main sur la sienne, avant de lui dire. « Pourquoi tu n'as pas commencé par ça au lieu de m'attaquer sur ma façon de croire en Dieu ? » Il eut un léger sourire, montrant que l'orage était passé. Il lui caressa doucement la main, lui montrant qu'il était toujours là pour elle, malgré le passage du temps... Malgré les six années d'absences l'un pour l'autre... Et pourtant, ce n'était pas faute de s'être énormément apprécié l'un et l'autre le temps d'une année. Mais Dakota était autre chose... Il n'était pas un garçon lambda à l'université. C'était devenu un homme avec son lot de récompenses, comme son lot de douleurs.

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K. Leony Ryan-Maier
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► MESSAGES : 71
Mer 15 Juin - 19:11


    « Pourquoi tu n'as pas commencé par ça au lieu de m'attaquer sur ma façon de croire en Dieu ? » Kim se mordit la langue pour ne pas rétorquer violemment que c’était de toute façon quelque chose qui lui tapait sur le système. C’est vrai, si un Dieu existait, il y avait bien longtemps qu’il l’avait abandonné à son pauvre sort, à sa petite existence d’horreurs misérable. Alors franchement, il était moins pessimiste de croire que Dieu n’existait tout simplement pas. L’injustice était certainement une des choses qui lui tapait le plus sur le système et si ce foutu Dieu existait, alors il ne faisait qu’empirer les choses. Autant croire à la déchéance de la nature humaine dans ce cas là, non? Mais ce n’était clairement pas une réponse que son ami pouvait entendre. On ne critiquait pas la religion en sa présence, elle le savait désormais, si elle l’avait oublié. Mais même si elle regrettai ses paroles et était légèrement déboussolée, il fallait dire à sa décharge qu’elle n’avait pas eu de conversation sérieuse avec des gens depuis … un certain temps déjà, sauf avec les « grattes-méninges » comme elle aimait les appeler. Autant dire qu’associer sa conversation avec son ami avec une séance chez le magico-psy n’était pas vraiment pour l’enchanter : « J’en sais rien, ok! le ton de sa voix était sec et cassant comme son humeur de l’instant en quelque sorte qui de plus était plus que changeante. Il fallait croire qu’ils n’avaient pas tort à l’avoir classée à la limite de la schizophrénie, mais bien qu’elle admette être instable, vouloir y faire quelque chose, ça, elle en était encore bien loin. La pression de la main de son ami sur la sienne, douce, la fit néanmoins se calmer. La blonde répéta d’un air triste « J’en sais rien »
    Dans un sourire, elle regarda son ami, c’était dingue ce qu’il lui avait manqué. Pourtant elle n’était pas certaine que la réciproque soit vraie. Elle était alors une jeune femme beaucoup plus équilibrée et heureuse quand elle était à Salem … les temps changes, la roue tourne et elle avait vraiment hâte que le temps du bonheur revienne, espérant secrètement que la présence de Dakota la mette sous des hospices plus favorables : « Je suppose que tu ne t’attendais pas à me voir dans cet état-là. Bref, quoiqu’il en soit, je suis vraiment contente que tu sois là … » Sa main toujours dans celle de l’hispanique, ses yeux azurs qu’elle fixaient sur lui en disaient certainement plus long que des mots.










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